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Jeannine Gagné, réalisatrice et productrice
Du 22 au 30 novembre
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Jeannine Gagné réalisatrice
Voici des reproductions d'affiches et de photographies des films réalisés par Jeannine Gagné avec une sélection de coupure de presse sur les films.
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Sans faire d'histoire (1978)
Drôle de fille (1987)
Clown, mime, comédienne, chanteuse, danseuse, musicienne, acrobate, Chatouille est tout cela et plus encore... Femme à tout faire des arts de la scène, elle écrit, produit et met en scène ses spectacles, conçoit ses décors et ses costumes, règle ici un détail de production, cherche là un accessoire, le transforme, demande conseil, s'amuse, se repose et repart... (...) Portrait d'une artiste multidimensionnelle, Drôle de fille nous permet non seulement d'assister aux différentes étapes de la création d'un spectacle, mais nous fait mieux connaître Sonia «Chatouille» Côté, artiste autonome qui a choisi le métier de faire rire, d'émouvoir, d'étonner. Un art qui, plus qu'une façon de gagner sa vie, est pour elle, une façon de vivre !
France Tardif, dossier de presse Office national du film du Canada, 1988.
Où étiez-vous ? (1987)
Jeannine Gagné est une des fondatrices de Cinéma femmes Montréal qui organise le festival «Silence, elles tournent», et assume la présidence du conseil d'administration durant deux ans. En 1986, elle coréalise avec Diane Poitras Où étiez-vous ? qui remporte le Prix du public au Festival international de films et vidéos de femmes. Ce court métrage interroge, à l'occasion du festival, des cinéastes d'expérience ou de jeunes réalisatrices sur leur rapport à la création et leur cheminement d'artiste.
Bébé bonheur (1994)
« Avoir un bébé à 16 ans et décider de l'élever, est-ce un acte de courage ou d'inconscience ? » lit-on sur l'affiche du film. Difficile d'y répondre... Toutefois, Bébé bonheur montre que le rêve laisse bientôt place à la réalité. Avoir un enfant quant on est soi même à la sortie de l'enfance n'est pas une tâche facile. Les jeunes filles le font-elles par instinct, courage, défi, inconscience ou désarroi ? Par devoir, besoin d'amour ou désir de s'affirmer ? Trois jeunes mères, Kim, Élisabeth et Isabelle, nous confient avec simplicité leurs espoirs et les raisons de leur choix.
(...) On en connaît même qui sont enceintes à l'âge de treize ans. La réalité, c'est ça. Jeannine Gagné ne fournit pas de solution mais témoigne de cette réalité, filmant avec un respect qui confine à la tendresse les trois jeunes mamans, différentes et attachantes, chacune à sa façon, dont elle a choisi d'explorer la démarche maternelle.
Francine Laurendeau. « Bien loin du rose bonbon ». Le Devoir. 21 janvier 1995.
Aube urbaine (1995)
Mais comment vous donner envie de le voir sans le détailler ? Précisons tout d'abord que c'est filmé en noir et blanc. Des sons enveloppants, attirants comme l'appel d'une sirène de bateau, accompagnent les premières images. Images d'une aube blême, d'un petit matin frileux, en début ou en fin d'hiver. Une journée comme une autre démarre lentement. On livre les journaux. Une vieille dame balaie un escalier. Des marchands s'installent derrière leurs comptoirs. Ici une joggeuse traverse la rue. Là c'est l'enlèvement des ordures. (...) Une jeune femme s'installe dans un fauteuil et reprend le cours de ses réflexions. Elle traverse une mauvaise passe raconte-t-elle en sourdine. (...) Voilà pour le fil conducteur. Mais l'essentiel de la bande sonore, ce sont des bouts de chansons, de monologues, de dialogues dans des langues diverses où le français domine. (...) Et ainsi utilisés hors contexte, ces fragments de conversation au départ inoffensifs revêtent soudain un sens mystérieux, ou comique, ou inquiétant ou carrément surréaliste.
Francine Laurendeau. « L'envoûtement des petits matins ». Le Devoir. 4 novembre 1995.
L'insoumise (1995)
L'auteur de La Belle bête et de Soifs ne se confie pas facilement mais dans ce documentaire-fiction, L'insoumise, son œuvre tient une large place, commentée par elle bien sûr mais surtout récitée par plusieurs comédiens et mise en images de manière simple, dépouillée. L'ambition de ce film n'est pas tant de lever le voile sur la vie de cet écrivain secret que de nous faire découvrir son univers littéraire, la violence contenue ou débordante de ses personnages, souvent des marginaux de toutes sortes, et donner à entendre la richesse foisonnante de son écriture. (...) Jeannine Gagné a su éviter le piège de la biographie télévisuelle pour faire de L'insoumise une évocation cinématographique simple et émouvante de l'œuvre de Marie-Claire Blais.
André Lavoie. « Les discrètes ». Le Devoir. 21 novembre 1998.
Fais semblant que tu m'aimes (2000)
Tourné au Jardin Botanique de Montréal, ce court métrage relate avec humour le premier amour d'une jeune adolescente. Margot, douze ans, va flâner au parc avec Jacquot, son jeune frère. Elle rencontre Yoan, vendeur de crème glacée au charme certain, et fera tout pour qu'il s'intéresse à elle.
Amazone film
Au fil de l'eau (2002)
Il faut toute une audace, de nos jours, pour faire un film qui ne porte ni action ni sexe ni violence. Qui s'enracine en plus dans un texte écrit pour le théâtre. Chronique d'un suicide annoncé que ce premier long métrage de Jeannine Gagné, Au fil de l'eau ? Non. Plutôt une parenthèse champêtre doublée de poésie et de réflexion, offerte à ceux et à celles qui ont envie de sortir, pour un moment, de la course folle des choses.
Louise Blanchard. « Une parenthèse champêtre ». Le Journal de Montréal. 8 mars 2003.
Solitudes (2005)
Soixante quatre personnes ont choisi de répondre à une annonce de la réalisatrice Jeannine Gagné dans des journaux de quartier. Soixante quatre personnes ont choisi de parler de leur solitude qu'elle soit volontaire ou subie. Soixante quatre solitudes différentes, mises en scène devant un poste de télévision.
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