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18 h 30 C l a u d e - J u t r a
CFMDC 40e anniversaire

ReGeneration Tour 2008

Breakfast (Table Top Dolly) réal. : Michael Snow, Can., 1976, 15 min, 16 mm ; Rostrum Press: Materials Testing réal. : Chris Gehman, Can., 2008, 3 min, 16 mm, muet ; Frank’s Cock réal. : Mike Hoolboom, Can., 1993, 8 min, 16 mm, v. o. angl. ; Secret Weapons réal. : Adam Garnet Jones, Can., 2008, 7 min, 16 mm, v. o. angl. ; Fissures réal. : Louise Bourque, Can., 1999, 2 min, 16 mm ; La Vie en pellicule réal. : Lise Beaudry, Can., 2008, 4 min, Beta SP ; Tree réal. : Shelley Niro, Can., 2006, 5 min, Beta SP ; Shelley réal. : Jerry Thevent, Can., 2008, 3 min, 16 mm ; Christ Mass Sex Dance réal. : Stan Brakhage, É.-U., 1991, 5 min, 16 mm ; The Garden of Earthly Delights réal. : Izabella Pruska-Oldenhof, Can., 2008, 8 min, 16 mm, muet ; The Basement Girl réal. : Midi Onodera, Can., 2000, 11 min, 16 mm, v. o. angl. ; Crushed réal. : Susan Justin, Can., 2008, 2 min, 16 mm, v. o. angl. ; Rat Life and Diet in North America réal. : Joyce Wieland, Can., 1968, 16 min, v. o. angl. ; Afghanimation réal. : Allyson Mitchell, Can., 2008, 6 min, 35 mm, v. o. angl. Durée totale : 95 min. ¬
Pour marquer son 40e anniversaire qui a eu lieu l’année dernière, le CFMDC (Canadian Filmmakers’ Distribution Centre), le plus ancien centre d’artistes au Canada, a commandé à sept cinéastes, autant d’oeuvres inspirées par des films de sa collection jugés significatifs pour eux en tant que créateurs d’images. Ainsi, des premières oeuvres côtoient des figures « archétypales » de l’avant-garde, au sein de cet événement unique qui jumelle de nouveaux films avec leurs compagnons d’influence, pour la plupart des classiques du cinéma expérimental canadien. EN PRÉSENCE DE genne speers.

19 h F e r n a n d - S e g u i n
Acquisitions récentes

Les voix de Kalkeri

Réal. : François Lemieux [Qué., 2006, 80 min, v. o. fr., angl. et hindi, s.-t. fr.] ¬ Guidés par leur passion et leur implication sociale, le réalisateur François Lemieux et l’équipe de Gadjo Dilo Films, ont voyagé pendant plusieurs mois en Inde en 2004, caméra à l’épaule, pour nous faire découvrir « Jeunes musiciens du monde ». Ils dressent le portrait intime des trois fondateurs de l’organisme québécois à but non lucratif dont l’action sociale passe par la découverte et l’apprentissage de la musique. Vous y découvrirez les fondements de leur engagement et les débuts de leur mission en Inde auprès de jeunes provenant de milieux défavorisés... En avant la musique ! EN PRÉSENCE DE FRANÇOIS LEMIEUX

20 h 30 C l a u d e - J u t r a
Acquisitions récentes

Bad Lands

Réal. : Lew Landers [É.-U., 1939, 70 min, 16 mm, v. o. angl.] avec Robert Barrat, Douglas Walton, Robert Coote Remake du film The Lost Patrol de John Ford : ici, cependant, l’action se déroule en Arizona. Le convoi, dirigé par le shérif Robert Barrat, entre en confrontation avec des guerriers apaches après s’être perdu dans le désert. Bad Lands s’inscrit dans une longue histoire de remakes hollywoodiens : Ford avait lui-même trouvé son inspiration dans le film éponyme réalisé en 1929 par Walter Summers. La vision apportée au sujet par Lew Landers constitue aujourd’hui une véritable rareté. Cette production RKO, issue du « B Department », est de plus purement masculine : le film présente un seul plan montrant une femme.

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18 h 30 C l a u d e - J u t r a
Acquisitions récentes

L’Ivresse du pouvoir

Réal. : Claude Chabrol [Fr.-All., 2005, 110 min, 35 mm, v. o. fr.] avec François Berleand, Patrick Bruel, Isabelle Huppert ¬ Une femme, juge d’instruction, découvre au fur et à mesure de ses investigations et de ses interrogatoires dans une affaire de détournement de fonds que son pouvoir s’accroît. Comment peut-elle résister à cette ivresse du pouvoir ? « Chabrol a eu la finesse de démonter la mécanique des pièges des jeux de pouvoir, qui avalent ceux qui s’en grisent. Plus la juge engloutit les hommes qu’elle traque, plus sa vie privée vogue à la dérive, lui faisant perdre pied. Le pouvoir, renversé sitôt obtenu, est ici pure illusion. » (Odile Tremblay, 2007)

19 h F e r n a n d - S e g u i n
Acquisitions récentes

Nénette

Réal. : André Melançon [Qué., 1991, 87 min, Beta SP, v. o. fr.] avec Gisèle Schmidt, Andrée Pelletier, Nathalie Naubert ¬ Dentiste, Hélène mène une vie sans surprise. Après la mort de ses parents adoptifs, elle entreprend une démarche en vue de retrouver sa mère naturelle. Bientôt, elle se retrouvera avec deux mères dont le récit concorde très bien avec les circonstances entourant sa naissance. Laquelle est la vraie : cette vieille actrice excentrique ou cette dame chic d’un quartier nanti de la ville ? « Parallèlement à une réflexion sur l’hérédité, Nénette donne à réfléchir sur l’univers du spectacle, de la représentation où l’on use du mensonge pour mieux trafiquer la réalité. » (Hugo Léger, 1992)

20 h 30 C l a u d e - J u t r a
Acquisitions récentes

Il y a longtemps que je t’aime

Réal. : Philippe Claudel [Fr.-All., 2008, 117 min, 35 mm, v. o. fr.] avec Serge Hazanavicius, Kristin Scott Thomas, Elsa Zylberstein ¬ Une institutrice recueille chez elle sa soeur ainée, Juliette, qui a passé 15 ans en prison pour avoir tué son fils de six ans. « Le film captive tant qu’il tourne autour du mystère de cette femme, de sa résistance à revenir au monde, de l’énigme que recèle pour tout un chacun l’existence des autres et leur véritable histoire, leurs raisons de se dérober, tant que perdure l’incertitude sur l’acte criminel de Juliette et ses motivations, tant que Philippe Claudel laisse planer un doute sur le passé de ce fantôme et suggère son droit à revivre, raconte ses difficultés à se réinsérer dans la société, insinue son éternelle culpabilité de mère assassine. » (Jean-Luc Douin, 2008)

16 h C l a u d e - J u t r a
Acquisitions récentes

Un été à La Goulette

Réal. : Férid Boughedir [Tun.-Fr.-Belg., 1996, 100 min, 35 mm, v. o. arabe, s.-t. fr.] avec Sonia Mankaï, Ava Cohen- Jonathan, Sarah Pariente ¬ La Goulette, Tunisie, 1967. Trois jeunes filles, de cultures différentes (musulmane, juive et catholique) mais unies dans une même révolte adolescente, font un voeu : pour le 15 août, chacune aura aimé l’homme de son choix. « Bien que Boughedir se soit refusé — avec raison — à détourner son projet artistique pour satisfaire aux impératifs d’un quelconque exercice de démystification culturelle et sociale, Un été à La Goulette souffle comme une brise méridionale sur le glacier de nos préjugés à l’égard du monde arabe et musulman. » (Martin Bilodeau, 1997)

18 h 30 C l a u d e - J u t r a
Acquisitions récentes

Le Héros de la famille

Réal. : Thierry Klifa [Fr., 2006, 103 min, 35 mm, v. o. fr.] avec Gérard Lanvin, Catherine Deneuve, Emmanuelle Béart ¬ Nicki Guazzini est un magicien qui a passé la moitié de sa vie au cabaret-spectacle Le Perroquet bleu. Le décès du propriétaire est l’occasion pour les membres de la famille de se retrouver ensemble après plusieurs années de séparation, confrontés à l’avenir incertain de l’entreprise. « Pour le meilleur, Le Héros de la famille est un film de personnages et d’acteurs. Ils sont pour la plupart savoureux et, leurs rencontres produisent quelques jolies étincelles dans les dialogues et les situations. Les duos explosifs de Catherine Deneuve et de Miou-Miou sont particulièrement inattendus et réjouissants. » (Marie-Noëlle Tranchant, 2006)

19 h F e r n a n d - S e g u i n
Acquisitions récentes

Silent Room

Réal. : Dominique T. Skoltz, Herman W. Kolgen [Qué., 2003, 85 mm, Beta SP, sans dial.] ¬ Conçu par le duo montréalais Skoltz_Kolgen, cette oeuvre majeure de la création expérimentale numérique québécoise est un voyage dans la tête de 16 personnages. Autant de chambres, autant de paysages intérieurs où règnent délire et enfermement. « Dans les tableaux mouvants façonnés par Skoltz_Kolgen, à l’aide de dizaines de milliers de photographies numérisées et animées, de séquences vidéo et autres images capturées par une caméra de vidéosurveillance, images et sons s’agrègent et s’infectent pour créer un espace sensoriel, synesthésique, déroutant. » (Marie Lechner, 2007)

20 h 30 C l a u d e - J u t r a
Acquisitions récentes

Les Filles du botaniste

Réal. : Dai Sijie [Fr.-Qué., 2005, 98 min, 35 mm, v. o. mandarine, s.-t. fr.] avec Mylène Jampanoï, Xiao Ran Li, Ling Dong Fu ¬ Min Li quitte son foyer d’accueil pour faire un stage chez un botaniste. Là, elle entame vite une relation amoureuse avec la fille de ce dernier, An. L’arrivée de Dan, le fils de la famille, remet en cause la tranquillité et la passion des amantes. « Dans la société chinoise, rares sont les films racontant les amours de deux femmes et, le mérite de Dai Sijie est d’avoir porté à l’écran un projet ambitieux et suffisamment dérangeant pour n’avoir pas pu se tourner, censure oblige, en Chine. » (Anabelle Nicoud, 2007)

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17 h C l a u d e - J u t r a
Acquisitions récentes

L’Heure zéro

Réal. : Pascal Thomas [Fr., 2007, 108 min, 35 mm, v. o. fr.] avec François Morel, Danielle Darrieux, Melvil Poupaud ¬ Dans une maison sur la côte bretonne, six riches invités, tous proches de Camille Tressilian, se retrouvent. Or, cette dernière est assassinée, ce qui fait de chacun des occupants de la maison un éventuel suspect. « Les mécaniques ingénieuses des enquêtes d’Agatha Christie semblent intemporelles et c’est ce qui fait le charme légèrement anachronique de L’Heure zéro. Toutefois, la réussite du film tient surtout à l’univers que crée Pascal Thomas autour de l’enquête, avec une galerie de personnages particulièrement bien inspirés. » (Anabelle Nicoud, 2008)

19 h C l a u d e - J u t r a
Acquisitions récentes

Depuis qu’Otar est parti...

Réal. : Julie Bertucelli [Fr.-Belg.-Géorg., 2003, 102 min, v. o. fr., géorgienne et russe, s.-t. fr.] avec Esther Gorintin, Nino Khomasuridze, Dinara Drukarova ¬ Une jeune femme vit avec sa mère et sa grandmère en Géorgie ; toutes les trois organisent leur quotidien dans l’attente de nouvelles de l’homme de la famille, Otar, parti tenter sa chance à Paris. « D’une très rare qualité d’émotion, loin d’un quelconque chantage complaisant, la coproduction franco-géorgienne, signée par un ancienne assistante d’Iosseliani, Kieslowski et Tavernier, se veut un état des lieux discret et tranquillement rageur [...] Sobriété et respect dans le regard de la cinéaste Julie Bertucelli. » (Denis Côté, 2004)

21 h C l a u d e - J u t r a
Acquisitions récentes

Born to Kill

Réal. : Robert Wise [É.-U., 1947, 92 min, 16 mm, v. o. angl.] avec Claire Trevor, Lawrence Tierney, Walter Slezak ¬ Helen cherche la commodité financière d’un mariage lorsqu’elle rencontre Sam Wild qui vient de commettre un meurtre passionnel : entre eux deux, une idylle naîtra peu à peu mais, chacun finira par suivre des chemins opposés. Un jour, Helen reçoit la visite d’un détective privé... « Originalité de l’intrigue, c’est la femme qui cette fois éprouve un attachement morbide pour un homme fatal qui va l’amener à la dépravation et non l’inverse, comme le veulent les clichés habituels du film noir. Néanmoins glaçante et calculatrice, pas plus sympathique que Sam, Helen se révèlera Deadlier than the Man comme le titre du roman nous le faisait envisager. » (Jeremy Fox, 2006)

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17 h C l a u d e - J u t r a
Acquisitions récentes

Angel Face

Réal. : Otto Preminger [É.-U., 1952, 92 min, 16 mm, v. o. angl.] avec Robert Mitchum, Jean Simmons, Mona Freeman ¬ Frank tombe follement amoureux d’une riche héritière : il abandonne toute sa vie pour devenir son chauffeur mais, découvre peu à peu la personnalité cachée de la jeune femme. « À mi-chemin entre le film noir, dont il emprunte l’atmosphère trouble, et le drame psychologique, Angel Face est l’occasion pour Preminger d’opposer Robert Mitchum à Jean Simmons, un Américain moyen, un de ces hommes de la rue, à une femme dangereuse que le crime n’effraie pas. La manière dont le réalisateur dirige ses interprètes, la fluidité de sa mise en scène témoignent de la perfection d’un genre. » (André Moreau, 1978)

19 h C l a u d e - J u t r a
Acquisitions récentes

Délice Paloma

Réal. : Nadir Moknèche [Fr.-Alg., 2007, 134 min, v. o. arabe et fr., s.-t. fr.] avec Biyouna, Nadia Kaci, Aylin Prandi ¬ Par l’intermédiaire d’un personnage truculent, Madame Aljdjéria, le réalisateur propose un portrait décapant de la vie à Alger. « Sous les traits de la comédienne ex-danseuse de cabaret Biyouna, qui serait au cinéaste ce que Rossy de Palma est à Almodovar, tout ramène à elle, l’entremetteuse. Qu’on ait une dette à négocier, du bien à acquérir, un disparu à retrouver, un puissant à convaincre, elle est l’interlocutrice idéale. Elle ne manque pas d’entregent. Plus jeune, elle n’a pas non plus manqué d’entrejambe [...] » (Jean Roy, 2007)

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18 h 30 C l a u d e - J u t r a
Acquisitions récentes

Full Blast

Réal. : Rodrigue Jean [Qué., 1999, 95 min, 35 mm, v. o. fr.] avec Martin Desgagné, Marie-Jo Thériault, Louise Portal ¬ L’impact d’un conflit de travail sur la vie intime de deux jeunes hommes dans une ville industrielle côtière en Acadie. Cette crise est aussi l’instant de révélations parfois cruelles qui les font apparaître perdus, dans une tourmente dont ils ne contrôlent pas les issues, confrontés à l’ennui, au manque d’amour et au peu d’emprise qu’ils ont sur leur destinée. Full Blast est le premier long métrage de Rodrigue Jean qui signait cette année le remarquable Lost Song. « Full Blast parvient à rendre l’énergie qui se disperse en tous sens de cet univers suffocant parce que trop petit, malgré la mer et l’horizon au loin. » (Odile Tremblay, 1999)

19 h F e r n a n d - S e g u i n
Acquisitions récentes

Un sur mille

Réal. : Jean-Claude Coulbois [Qué., 2006, 76 min, Beta num., v. o. fr.] ¬ Un sur mille suit durant de longues années le dramaturge et metteur en scène René- Daniel Dubois (Being at Home with Claude, Bob). Intellectuel et artiste, pourfendeur des dogmes, Dubois s’est toujours senti comme un extraterrestre dans sa propre société. Isolé, voire ostracisé, il s’est mis à réfléchir et à se documenter sur l’histoire de la culture au Québec. Le réalisateur accompagne le développement de cette pensée bouillonnante qui s’interroge sur sa fonction d’artiste, bien sûr, mais aussi sur la culture au Québec, corrompue par la « pensée industrielle », et sur l’usage que l’on fait de cette culture.

20 h 30 C l a u d e - J u t r a
Acquisitions récentes

Les Mots bleus

Réal. : Alain Corneau [Fr., 2004, 114 min, 35 mm, v. o. fr.] avec Sylvie Testud, Sergi López, Camille Gauthier ¬ Clara vit dans l’isolement, s’étant toujours refusée d’apprendre à lire et à écrire. Anna, sa petite fille, connaît des difficultés scolaires car elle ne veut pas parler... Un éducateur, lui aussi solitaire, tente de les aider. Adapté du livre de Dominique Mainard, Leur Histoire. « J’ai été séduit par le sujet, l’incommunicabilité, par la richesse intérieure des trois personnages, par les questions posées sur la nature de l’amour maternel, tout comme par le mélange du quotidien et de l’onirique, avec des oiseaux qui parlent. » (Alain Corneau, 2005)

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18 h 30 C l a u d e - J u t r a
Acquisitions récentes

Peindre ou faire l’amour

Réal. : Arnaud Larrieu, Jean-Marie Larrieu [Fr., 2005, 100 min, 35 mm, v. o. fr.] avec Sabine Azéma, Daniel Auteuil, Sergi López ¬ William et Madeleine sont retraités depuis peu. L’achat d’une nouvelle maison et la rencontre d’un couple déclenchent un nouvel éveil à la sensualité, inattendu et loin de l’image stéréotypée de la retraite. « Il fallait la finesse de Sergi Lopez, le charisme sensuel d’Amira Casar, le naturel de Daniel Auteuil et la vivacité excentrique et sensuelle de Sabine Azéma pour donner vie à cette fable sur l’automne de la vie. Il fallait le Vercors en toile de fond pour figurer le retour à la vie dans la nature comme retour à la vie sensuelle. » (Anabelle Nicoud, 2006)

19 h F e r n a n d - S e g u i n
Acquisitions récentes

Club Native

Réal. : Tracey Deer [Can., 2008, 49 min, Beta num., v. o. angl.] ¬ « Dans Club Native, la cinéaste Tracey Deer braque sa lentille sur Kahnawake, sa ville natale, pour retracer l’histoire et fouiller la réalité contemporaine de l’identité autochtone. Deux règles tacites inculquées à tous les membres de la communauté : ne pas épouser une personne de race blanche et ne pas avoir d’enfant avec une personne de race blanche. Les conséquences possibles de la transgression de ces règles sont extrêmement dramatiques pour ceux et celles qui les subissent. » (ONF)

S UI V I DE

Byron Chief Moon

Réal. : Marlene Millar, Philip Szporer [Can., 2007, 48 min, Beta num., v. fr.] ¬ « Danseur, chorégraphe et comédien, Byron Chief-Moon [...] est lié à la communauté Blackfoot Confederation [...] La mythologie ancestrale de son peuple et son attachement pour la terre et les siens teintent fortement ses oeuvres. Les défis, tout comme les combats et les conflits intérieurs auxquels il fait face en tant que membre de la culture autochtone, homosexuel et père de trois enfants adoptifs, circonscrivent également sa démarche artistique. Le documentaire sonde en parallèle sa façon d’aborder le féminin et le masculin en tant qu’individu considéré dans la culture autochtone comme étant doté d’un double esprit […] » (Mouvement Perpétuel)

20 h 30 C l a u d e - J u t r a
Acquisitions récentes

Le Petit Lieutenant

Réal. : Xavier Beauvois [Fr., 2005, 111 min, 35 mm, v. o. fr.] avec Nathalie Baye, Jalil Lespert, Roschdy Zem¬ Une femme flic se prend d’affection pour un petit lieutenant qui pourrait avoir l’âge de son fils disparu. Elle l’intègre dans son équipe à la criminelle. « Il faut saluer la terrible précision du Petit Lieutenant à décrire la routine d’un commissariat parisien, précision rendue possible par un long labeur d’observation, un fétichisme du détail [...] » (François Bégaudeau, Emmanuel Burdeau, 2003)

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16 h C l a u d e - J u t r a
Acquisitions récentes

Mondo

Réal. : Tony Gatlif [Fr., 1995, 81 min, 35 mm, v. o. fr.] avec Ovidiu Balan, Philippe Petit, Pierrette Fesch ¬ Sans famille, Mondo est un petit gitan qui ratisse les rues de Nice et sa zone portuaire à la découverte de la vie. Il fera en effet plusieurs rencontres révélatrices et généreuses. Le jeune garçon n’appartient cependant à personne. « Porté par des acteurs amateurs, glanés au hasard des rues par le cinéaste qui cherchait la vérité dans la vie et non dans le jeu, le film de Gatlif abrite un univers marginal et poétique, où les vagues de la mer jettent des oranges sur la plage, où les chiens errants et les enfants sans famille se confondent et se confortent [...] » (Martin Bilodeau, 1998)

18 h 30 C l a u d e - J u t r a
L’Espace Vidéographe présente

Paysages Mouvants 2009

Black réal. : Guillermina Buzio, Jorge Lozano, Can.-Col., 2007, 5 min, Beta SP, v. o. angl. ; Le Voyage d’hiver réal. : Jean-Claude Coulbois, Qué., 2007, 4 min, Beta SP, sans dial. ; A Folded Bridge/ Un pont plié réal. : Vida Simon, Qué., 2007, 20 min, Beta SP, sans dial. ; Horizons réal. : France Dubois, Fr., 2003, 6 min, Beta SP, sans dial. ; Treelogy réal. : Nicolas Bernier, Delphine Measroch (Milliseconde Topographie), Qué., 2007, 19 min, Beta SP, sans dial. ; Vaisseau fantôme réal. : Anna Woch, Qué., 2005, 11 min, Beta SP, v. o. angl. et polonaise ; Herqueville réal. : Pierre Hébert, Qué.-Fr., 2007, 21 min, Beta SP, sans dial. ; Les trains où vont les choses réal. : Nathalie Bujold, Qué.-Liban, 2006, 8 min, Beta SP, sans dial. ; Farmer’s Requiem réal. : Ramses Madina, Can., 2007, 9 min, 35 mm CinémaScope, v. o. angl. Durée totale : 103 min. ¬ L’Espace Vidéographe et la Cinémathèque québécoise présentent, avec la collaboration d’Antitube, dans le cadre de l’Assemblée annuelle de l’Association des arts médiatiques indépendants du Canada, Paysages Mouvants 2009, une programmation films et vidéos réalisée autour du thème du paysage.

19 h F e r n a n d - S e g u i n
Henri Hiro et la culture ma’ohi de la Polynésie française

Poroi

Réal. : Patrick Auzépy [Polynésie fr., 2000, 72 min, DVD, v. o. fr. et tahitienne, s.-t. fr.] ¬ « Poroi nous propose, à travers un montage d’archives rares et de témoignages, d’aller à la rencontre du cinéma tahitien. Ce film peut être considéré comme un hommage au comédien, metteur en scène de théâtre et cinéaste tahitien Henri Hiro. En sept titres, Henri Hiro a posé les bases d’une réflexion unique sur la culture ma’ohi en Polynésie et l’a transcrite en langage cinématographique cohérent. Décédé en 1990, Hiro a laissé un grand vide. » (Festival international du film d’Amiens, 2000)

20 h 30 C l a u d e - J u t r a
Acquisitions récentes

Karakter

Réal. : Mike van Diem [P.-B., 1997, 122 min, 35 mm, v. o. néerl., s.-t. fr.] avec Jan Decleir, Fedja van Huêt, Betty Schuurman ¬ Un brillant avocat mène une étrange relation avec son père, conflictuelle, indéchiffrable et basée sur le non-dit. Lorsque son père est assassiné, le jeune homme est immédiatement soupçonné... Oscar du meilleur film étranger 1998. « OEuvre de montage et de traitement habile de l’image, Karakter jongle avec l’expressionnisme allemand, présentant des visages presque théâtraux, dont les expressions sont à la limite du mime et du masque de scène. Ce film fort, d’une réalisation sans faille, aux prises de vues audacieuses, rappelle un peu le Lars von Trier d’Europa, avec des émotions que la distanciation du ton transcende. » (Odile Tremblay, 1998)

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17 h C l a u d e - J u t r a
Acquisitions récentes

Les Naufragés de la D17

Réal. : Luc Moullet [Fr., 2002, 81 min, 35 mm, v. o. fr.] avec Patrick Bouchitey, Iliana Lolitch, Sabine Haudepin ¬ Un pilote de rallye se retrouve coincé sur une petite route en plein coeur des Alpes-de- Haute-Provence. Il fait face à des situations abracadabrantes : il rencontre l’équipe de tournage d’un western spaghetti, un sergent chassant des terroristes irakiens, des astrophysiciens, un berger, des vaches... « Filmer l’absurde, la folie, dans une belle simplicité d’écriture, comme s’il n’y avait rien de plus normal au monde, est-il façon plus insolente — et plus hautainement belle — de dire que le monde dont Moullet parle au moment (le temps de la guerre du Golfe) où il situe son film ne tourne pas tout à fait rond ? » (Emile Breton, 2002)

19 h C l a u d e - J u t r a
Acquisitions récentes

Merci pour le chocolat

Réal. : Claude Chabrol [Fr.-Suisse., 2001, 100 min, 35 mm, v. o. fr.] avec Isabelle Huppert, Jacques Dutronc, Anna Mouglalis ¬ Mika dirige les Chocolats Muller. Sa grande amabilité bourgeoise dissimule des névroses. Elle est nouvellement mariée à un pianiste de renommée. Celui-ci apprend bientôt qu’il a une fille... « Le roi Chabrol connaît non seulement son Hitchcock sur le bout des doigts mais aussi son Lang. Merci pour le chocolat emprunte au Secret derrière la porte sa structure narrative qui plonge dans une famille inconnue une Alice en quête du pays des merveilles et qui découvre celui des cauchemars. Tel le chocolat, les certitudes fondent au fur et à mesure que le récit progresse. On consommera sans modération. » (Jean Roy, 2000)

21 h C l a u d e - J u t r a
Acquisitions récentes

Brief Encounter

Réal. : David Lean [R.-U., 1946, 86 min, 16 mm, v. o. angl.] avec Celia Johnson, Trevor Howard, Stanley Holloway ¬ Un jeune femme mène une vie monotone et bourgeoise dans une petite bourgade anglaise où elle vit avec son mari et ses deux enfants. Elle rencontre un médecin avec qui elle commence une aventure qui, pour préserver l’équilibre moral, doit cesser : lui partira en Afrique... « Historiquement, Brève Rencontre a marqué la découverte officielle du cinéma anglais au premier Festival de Cannes en 1947 [...] Ce cinéma prit place, pour quelques années, dans le concert des festivals et le public l’adopta. » (Jacques Siclier, 1961)

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17 h C l a u d e - J u t r a
Acquisitions récentes

The Bamboo Blonde

Réal. : Anthony Mann [É.-U., 1946, 67 min, 16 mm, v. o. angl.] avec Frances Langford, Ralph Edwards, Russell Wade ¬ Un pilote de bombardier a une aventure avec une chanteuse qu’il rencontre dans un club newyorkais : il baptise son avion The Bamboo Blonde en souvenir de celle-ci. L’avion et la chanteuse connaîtront tous les deux la gloire. Anthony Mann réalise ce film humble dans les années formatrices de sa carrière, pendant lesquelles il a abordé un peu tous les genres, comme ici avec le musicalmélodrame de guerre, avant de se lancer dans le film noir (années 1940), le western (années 1950) et enfin les films épiques.

19 h C l a u d e - J u t r a
Acquisitions récentes

La Graine et le Mulet

Réal. : Abdel Kechiche [Fr., 2007, 135 min, 35 mm, v. o. fr.] avec Habib Boufares, Hafsia Herzi, Farida Benkhetache ¬ À 60 ans, un homme d’origine maghrébine qui vient d’être licencié après 25 ans de travail dans un chantier naval du Sud de la France, tente de réaliser le rêve de sa vie : ouvrir un restaurant. « Kechiche se situe dans la lignée convulsive et hyperréaliste de Pialat ou Cassavetes et, comme eux, il ne se contente pas de chercher la vérité du moment. Il la traverse et la brûle à revers pour qu’elle révèle une vibration, une incandescence qui échappe à l’oeil commun. De même, dans l’ordre de la pure représentation sociale, le cinéaste maintient l’ambiguïté des situations et des personnages. » (Didier Péron, 2007)

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16 h C l a u d e - J u t r a
Frédéric Back, un artiste plus grand que nature

Abracadabra

Réal. : Frédéric Back, Graeme Ross [Qué., 1970, 9 min, 35 mm, sans dial.] ¬ Un vilain magicien vole le soleil. Une petite fille et trois de ses camarades le libèreront pour la plus grande joie de tous. i Repris le mercredi 24, 16 h.

SUIVI DE

Inon ou La Conquête du feu

Réal. : Frédéric Back [Qué., 1971, 10 min, 16 mm, v. o. fr.] ¬ Une légende algonquine racontant comment les hommes et les animaux, d’un commun accord, décidèrent un jour d’en finir avec le froid et d’aller à la conquête du feu. Inon, le dieu Tonnerre, possédait le feu mais ne voulait pas le partager avec les hommes et s’en servait pour les effrayer. i Repris le mercredi 24, 16 h.

SUIVI DE

La Création des oiseaux

Réal. : Frédéric Back [Qué., 1973, 10 min, 35 mm, sans dial.] ¬ Dans cette adaptation colorée d’une légende indienne, Back offre une interprétation mythique de l’origine des oiseaux. « Les thèmes pour faire des films sont infinis. Parmi les plus beaux, il y a les légendes amérindiennes, qui expliquent de manière fort inventive tous les phénomènes naturels. L’inspiration y est souvent très élevée et, en contrepartie, elles contiennent presque toujours une surprise vraiment drôle, à la fin, qui ramène tout à un niveau très humain ou très terrestre. » (F. Back) i Repris le mercredi 24, 16 h.

1977, 9 min, 35 mm, sans dial.] ¬ Pour un petit garçon et son chien, le défilé de la Fête nationale se réduit à un mur d’adultes qui les empêche de voir. Mais lorsque tout est fini, le petit bonhomme s’assoit dans la rue vide et son imagination invente et recrée une fête où amour et tendresse tiennent la vedette. i Repris le mercredi 24, 16 h.

SUIVI DE

Illusion ?

Réal. : Frédéric Back [Qué., 1977, 12 min, 35 mm, sans dial.] ¬ Dans une nature florissante et accueillante, un magicien vient séduire les enfants en transformant les animaux en jouets mécaniques, pour finir par créer autour d’eux une « mégalopole » toute en grisaille. Les enfants devront poursuivre le magicien et crever ce décor sinistre pour retrouver leur chère nature joyeuse. i Repris le mercredi 24, 16 h.

SUIVI DE

Taratata !

Réal. : Frédéric Back [Qué., 1977, 9 min, 35 mm, sans dial.] ¬ Pour un petit garçon et son chien, le défilé de la Fête nationale se réduit à un mur d’adultes qui les empêche de voir. Mais lorsque tout est fini, le petit bonhomme s’assoit dans la rue vide et son imagination invente et recrée une fête où amour et tendresse tiennent la vedette. i Repris le mercredi 24, 16 h.

SUIVI DE

Tout rien

Réal. : Frédéric Back [Qué., 1978, 11 min, 35 mm, sans dial.] ¬ Contrairement aux animaux, un homme et une femme se montrent continuellement insatisfaits des bienfaits qu’il reçoivent du Tout-Puissant. « Au lieu d’avoir, ne vaudrait-il pas mieux être et laisser vivre le monde qui nous entoure, dont nous méconnaissons les vrais richesses, les vrais bonheurs sans cesse renouvelés ? Mon ambition démesurée est d’essayer de rendre ce message sensible à travers des images destinées aux enfants. L’enfance est l’espoir d’une société meilleure dans la mesure où on lui propose des choix valables. J’espère ne pas me tromper, ni “la” tromper. » (F. Back, 1978) i Repris le mercredi 24, 16 h.

SUIVI DE

Crac !

Réal. : Frédéric Back [Qué., 1981, 15 min, 35 mm, sans dial.] ¬ La chaise berceuse rythme toute la vie de la famille québécoise. Lorsque la ville envahit la campagne, la famille se rétrécit et la chaise n’occupe plus la place d’honneur, sauf si le gardien du musée d’art moderne a conservé le goût de se bercer. i Repris le mercredi 24, 16 h.

18 h 30 C l a u d e - J u t r a
Acquisitions récentes

Courts métrages québécois

Pawn Shop réal. : Richard Jutras, Qué., 2002, 12 min, 35 mm, v. o. fr. ; Beebe- Plain réal. : François Delisle, Qué., 1991, 43 min, 16 mm, v. o. fr. ; Projet 3 réal. : Maxime Giroux, Qué., 2002, 11 min, 35 mm, v. o. fr., s.-t. angl. ; Svanok réal. : Jennifer Alleyn, Qué., 2003, 17 min, 35 mm, v. o. fr. Durée totale : 83 min. ¬ Quelques bijoux de notre collection, des courts sur pellicule réalisés par des cinéastes qui ont signé au moins un long métrage ces dernières années : Richard Jutras (La Belle Empoisonneuse) ; François Delisle (Ruth, Le Bonheur c’est une chanson triste, Toi) ; Maxime Giroux (Demain) et Jennifer Alleyn (L’Atelier de mon père).

19 h F e r n a n d - S e g u i n
Henri Hiro et la culture ma’ohi de la Polynésie française

Le Château

Réal. : Henri Hiro, Jean L’Hôte [Fr., 1979, 52 min, Beta SP, v. o. fr.] avec Henri Hiro ¬ Le jeune Paraita, ne supportant plus le cadre rigide d’une famille protestante, quitte son île natale, attiré par la capitale où il espère trouver du travail et des distractions. Scénarisé par Henri Hiro, Jean L’Hôte et l’équipe de la maison des jeunes de Papeete.

SUIVI DE

Les Immémoriaux

Réal. : Ludovic Segarra [Fr., 1982, 67 min, Beta SP, v. fr.] avec Henri Hiro ¬ Adaptation libre du récit de voyage de Victor Segalen Les Immémoriaux (1905). Issu d’un monde qui vivait en païen, Henri Hiro constate le mal fait par les missionnaires qui, à coup de bonnes paroles et de morale chrétienne, ont réduit ce peuple à l’oubli collectif. « Dans le documentaire, à mi-chemin entre le reportage et la fiction (comme dans l’oeuvre de Segalen se mêlent intimement le réel et l’imaginaire), un homme est chargé de faire la liaison entre le présent dégradé et l’immémorial. » (Marc Giannesine, 1987)

20 h 30 C l a u d e - J u t r a
Acquisitions récentes

Archangel

Réal. : Guy Maddin [Can., 1990, 82 min, 35 mm, v. o. angl., s.-t. fr.] ¬ Guy Maddin est déjà un cinéaste célébré lorsqu’il lance son deuxième long métrage : Archangel. Film d’amour, film de guerre, pastichant l’esthétique des films muets, tourné en 1990 à Winnipeg. « […] Suite à une conflagration du tout, sorte de mise en fusion de Kenneth Anger et d’Eisenstein, le film s’emballe alors en un staccato de plus en plus possédé où l’attaque-surprise d’une tranchée par des lapins blancs le dispute au geste d’un courageux moujik qui étrangle un bolchevik atroce avec ses propres intestins. » (Gérard Lefort, 1999)

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16 h C l a u d e - J u t r a
Frédéric Back, un artiste plus grand que nature

L’homme qui plantait des arbres

Réal. : Frédéric Back [Qué., 1987, 30 min, 35 mm, v. fr.] ¬ Ce film d’animation évoque la vie d’Elzéar Bouffier, berger qui entreprit vers 1910 de planter des arbres dans une région déserte aux confins des Alpes et de la Provence. Ce conte philosophique de Jean Giono est narré par la douce et berçante voix grave de Philippe Noiret, cette voix qui nous fera toujours frémir. i Repris les vendredi 19 et jeudi 25, 16 h, en version anglaise et le vendredi 26, 16 h, en version française.

SUIVI DE

Le Fleuve aux grandes eaux

Réal. : Frédéric Back [Qué., 1993, 24 min, 35 mm, v. fr.] ¬ On apprend beaucoup dans ce film somptueux. Sur l’histoire du fleuve, sur les richesses inouïes qu’il recèle, sur ceux qui ont peuplé et peuplent toujours ses rives. Mais, Le Fleuve aux grandes eaux, narré par Paul Hébert, est avant tout un chant d’amour, un hommage à un géant tranquille dont on aurait oublié la beauté à force de la côtoyer. i Repris les vendredi 19 et jeudi 25, 16 h, en version anglaise et le vendredi 26, 16 h, en version française.

SUIVI DE

Frédéric Back, la nature avant tout

Réal. : Phil Comeau [Can., 2009, 24 min, Beta num., v. o. fr.] ¬ Portrait intimiste sur l’oeuvre et la vie du cinéaste d’animation Frédéric Back. Illustrateur d’un immense talent, il a réalisé neuf films d’animation, reçu deux Oscars et une multitude de prix pour son travail d’artiste engagé. Homme de passion et de conviction, son oeuvre est marquée par un engagement indéfectible à l’égard de l’environnement, spécialement envers la défense des animaux, des forêts et de l’eau. Reconnu mondialement, ce visionnaire de 84 ans continue toujours d’éclairer nos consciences. i Repris le vendredi 26, 16 h.

18 h 30 C l a u d e - J u t r a
Acquisitions récentes

La Raison du plus faible

Réal. : Lucas Belvaux [Fr.-Belg., 2006, 115 min, 35 mm, v. o. fr.] avec Lucas Belvaux, Eric Caravaca, Natacha Régnier ¬ Patrick et son épouse forment un couple en difficultés financières. Elle a besoin d’acheter une mobylette pour ses déplacements, mais lui, par dignité, refuse l’aide de son beau-père, un homme fortuné et méprisant. « Une colère sourde émerge de tous les plans du nouveau film de Lucas Belvaux [...] Sans militantisme, simplement en se positionnant à hauteur d’homme, Belvaux dénonce ainsi l’état actuel des choses en s’attardant aux déboires d’individus devant qui toute perspective d’avenir est désormais impossible. » (Marc-André Lussier, 2007)

19 h F e r n a n d - S e g u i n
Henri Hiro et la culture ma’ohi de la Polynésie française

Le Rescapé de Tikeroa

Réal. : Jean L’Hôte [Fr., 1981, 91 min, Beta SP, v. o. fr. et tahitienne, s.-t. fr.] avec Jacques Martin, John Marai, Manuia Taie ¬ En 1939, un gendarme français est oublié sur une île polynésienne lors d’une tournée administrative. Lorsque la guerre éclate, il n’en sait rien et ce n’est que lorsqu’un navire allemand fait escale qu’il apprend la gravité des événements. Sur le ton de la comédie, cette fiction nous décrit les rapports entre cet ex-gendarme, encore tout empreint de sottise administrative, et la population de l’île, naïve mais joyeuse. Scénarisé par Henri Hiro et Jean L’Hôte.

20 h 30 C l a u d e - J u t r a
Acquisitions récentes

Le Pressentiment

Réal. : Jean-Pierre Darroussin [Fr., 2006, 100 min, 35 mm, v. o. fr.] avec Jean-Pierre Darroussin, Valérie Stroh, Amandine Jannin ¬ Un avocat décide de quitter son confort bourgeois du XVIe arrondissement parisien pour s’installer à Belleville, un quartier populaire, pour écrire un roman. Pour ce dernier, un tout nouveau mode de vie commence qui, cependant, ne tardera pas à être perturbé... « Darroussin accouche d’un film intriguant qui distille un charme aussi élégant que trouble et qui possède la très grande qualité de remettre en cause le confort des idées reçues. De surcroit, Le Pressentiment nous révèle la griffe d’un authentique cinéaste qu’on aura désormais grand plaisir à suivre. » (Marc-André Lussier, 2007)

 

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16 h C l a u d e - J u t r a
Frédéric Back, un artiste plus grand que nature

The Man Who Planted Trees

Réal. : Frédéric Back [Qué., 1987, 30 min, 35 mm, v. angl.] ¬ Narration anglaise par Christopher Plummer. Voir jeudi 18, 16 h.

SUIVI DE

The Mighty River

Réal. : Frédéric Back [Qué., 1993, 24 min, 35 mm, v. angl.] ¬ Narration anglaise par Donald Sutherland. Voir jeudi 18, 16 h.

18 h 30 C l a u d e - J u t r a
Acquisitions récentes

Quatre Minutes (Vier minuten)

Réal. : Chris Kraus [All., 2006, 112 min, 35 mm, v. o. all., s.-t. fr.] avec Monica Bleibtreu, Hannah Herzsprung, Sven Pippig ¬ Une musicienne qui enseigne le piano à des prisonnières est fascinée par une jeune délinquante virtuose. « Comme une symphonie baroque et inachevée, l’histoire captive et émeut au plus profond jusqu’à l’épilogue, inattendu et magnifique, qui sublime le combat de l’artiste et de son professeur. Ici, la musique n’adoucit pas les moeurs, elle révèle les caractères et fait exploser le don comme un bombe lancée au milieu d’une société formaliste ou autiste. » (Dominique Borde, 2008)

19 h F e r n a n d - S e g u i n
Henri Hiro et la culture ma’ohi de la Polynésie française

Hono, le lien

Réal. : Dominique Arnaud [Polynésie fr., 100 min, DVD, v. o. tahitienne, s.-t. fr.] avec Tania Mapuna, Teve Tuhipua, Teroro Vaitu ¬ Dans Hono, le lien, dialogué par Henri Hiro, Dominique Arnaud aborde le Tahiti des temps anciens et le thème universel des amours impossibles. Le film raconte l’histoire d’un jeune homme (fils aîné d’un chef) et d’une jeune femme (fille d’un autre chef) qui s’éprennent l’un de l’autre. Le destin cependant va les séparer. Elle est promise à un guerrier de son clan. Le jour de son mariage, la princesse avoue à sa suivante qu’elle attend un enfant de son amour caché.

20 h 30 C l a u d e - J u t r a
Acquisitions récentes

Quelque chose d’organique 

Réal. : Bertrand Bonello [Fr.-Qué., 1998, 89 min, 35 mm, v. o. fr., s.-t. angl.] avec Romane Bohringer, Laurent Lucas, Charlotte Laurier ¬ Les derniers instants d’un couple de Français installés à Montréal. Gardien de zoo, Paul mène une existence terre à terre, répétitive, et cherche le confort tandis que Marguerite est romanesque, lunatique et libre. Cette réalité du couple fragile apparaît comme isolée du monde extérieur, urbain et agressif. « Voilà un drame social, sans cris et sans larmes, qui nous confronte à la mort, à l’amour et à l’espoir de façon efficace. » (Paul-Henri Goulet, 1999)

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10 h C l a u d e - J u t r a
L a F ê t e d u c i n é m a

The Cat Came Back

Réal. : Cordell Barker [Can., 1988, 8 min, 35 mm, v. o. angl.] ¬ Un homme tente par tous les moyens de se débarrasser d’un chat qui empoisonne sa vie. « Produit au studio de l’ONF de Winnipeg, ce cartoon est exemplaire du sens du timing de Cordell Barker et de l’humour décalé caractéristique des oeuvres issues de ce studio. Ici, tout est énergie, vigueur et course folle. » (Marcel Jean, 2009)

SUIVI DE

L’Enfant lion

Réal. : Patrick Grandperret [Fr., 1992, 90 min, 35 mm CinémaScope, v. o. fr.] avec Wéré Wéré Linking, Souleyman Koli, Salif Keita ¬ En Afrique, un enfant et une jeune lionne se lient d’amitié jusqu’à ce que leurs vies se séparent à cause de la cruauté des hommes. Un film lumineux qui constitue un vibrant hommage à la vie et à la paix. « Sur une musique de Salif Keita, avec des images en CinémaScope signées par Jean-Michel Humeau et Grandperret lui-même, L’Enfant lion est un spectacle rare, un grand moment de cinéma pour toute la famille. » (Marcel Jean, 2009) ENTRÉE LIBRE.

12 h C l a u d e - J u t r a
L a F ê t e d u c i n é m a

Le Loup gris et le Petit Chaperon rouge (Seri volk end krasnaja sapocka)

Réal. : Garri Bardine [URSS, 1991, 27 min, 35 mm, v. o. russe, s.-t. fr.] ¬ Les tribulations rocambolesques d’un pauvre petit chaperon rouge qui trouve sur son chemin le méchant loup en allant porter des gâteaux à sa mère-grand, en France, sous la tour Eiffel. « Ce film d’animation de pâte à modeler est aussi une comédie musicale franchement divertissante réalisée par un maître de cette technique. » (Marco de Blois, 2009)

SUIVI DE

Modern Times

Réal. : Charlie Chaplin [É.-U., 1936, 87 min, 35 mm, v. o. angl., s.-t. fr.] avec Charlie Chaplin, Paulette Goddard, Henry Bergman ¬ Charlot se retrouve ouvrier d’usine malmené par le rythme fou des machines. Ses malheurs le mèneront tour à tour à l’hôpital, à la prison et dans la rue. Dans sa dérive, il rencontrera une orpheline en fugue dont il s’éprendra. « [...] on jubile de voir Charlot, ce tendre vagabond, ce pauvre hère parmi tous les démunis, résister à tant d’oppression en demeurant le mouton noir, insouciant et farceur, qui ne manquera pas de tomber amoureux de la lumineuse Paulette Goddard. » (Marie-Claude Loiselle, 2009) ENTRÉE LIBRE.

14 h 1 5 C l a u d e - J u t r a
L a F ê t e d u c i n é m a

Le Concours de chef d’orchestre (Lederkonkurrence)

Réal. : Lejf Marcussen [Dan., 1978, 3 min, 16 mm, sans dial.] ¬ Le visage et les mains d’un chef d’orchestre se livrent à une étonnante compétition avec l’enlevante musique de Berlioz. « Il s’agit de trois minutes de pure élégance sur une partition de Berlioz, d’un regard brillant et narquois sur les relations entre la musique et le graphisme, inspiré à la fois par les expérimentations de McLaren et par l’esprit de Jacques Tati. » (Marcel Jean, 2009)

SUIVI DE

Jour de congé

Réal. : Carole Laganière [Belg., 1989, 19 min, 35 mm, v. o. fr.] avec Sabrina Leurquin, Isabelle Lemouline, Yolande Moreau ¬ Une jeune fille travaillant dans un centre d’écoute téléphonique connaît une curieuse expérience après avoir reçu un appel à l’aide. La comédienne et réalisatrice belge, Yolande Moreau, tient ici un rôle inoubliable, l’un de ses premiers au cinéma. « Une faune de personnages truculents habite ce court métrage à la fois tendre et joyeux réalisé par la Québécoise Carole Laganière lors de ses études en cinéma en Belgique. » (Marco de Blois, 2009)

SUIVI DE

Cléo de 5 à 7

Réal. : Agnès Varda [Fr.-It., 1961, 89 min, 35 mm, v. o. fr., s.-t. angl.] ¬ Une jeune femme malade, hantée par la mort, erre dans Paris en attendant son diagnostic. Par ce film, qui se déroule en temps réel, Agnès Varda fait son entrée de façon remarquable dans le monde du cinéma. « Cléo de 5 à 7 [...] est un incontournable qui explore une identité féminine en quête d’elle-même en se frottant au vent stimulant de la modernité. » (Gérard Grugeau, 2009) ENTRÉE LIBRE.

16 h 30 C l a u d e - J u t r a
L a F ê t e d u c i n é m a

The Boy Who Saw the Iceberg / Le Garçon qui a vu l’iceberg

Réal. : Paul Driessen [Qué., 2000, 9 min, 35 mm, sans dial.] ¬ Un enfant à l’imagination fertile partage sa vie entre la routine familiale et ses rêveries. Personne ne lui prête attention quand il sonne l’alarme, ayant été témoin de l’imminence d’une catastrophe. « Réputé pour ses expériences sur la narration, Paul Driessen propose ici un film d’animation achevé possédant — ce qui n’est pas si courant chez cet auteur — une grande force d’émotion. » (Marco de Blois, 2009)

S UI V I DE

Les Trois Couronnes du matelot

Réal. : Raúl Ruiz [Fr., 1983, 122 min, 35 mm, v. o. fr.] avec Jean-Bernard Guillard, Philippe Deplanche, Jean Badin ¬ Un marin fait la connaissance d’un étudiant. Contre trois couronnes, l’homme de la mer accepte de conter son histoire. Une jubilatoire machination narrative signée par l’un des plus grands fabulateurs du cinéma moderne. « Je venais de voir un film de fantômes et Ruiz, l’alchimiste du réalisme magique, semblait avoir dessiné la carte borgésienne qui contiendrait toutes les histoires de marins, celles du Chili et d’ailleurs. C’est surtout ça le cinéma, une rencontre qu’on n’oublie jamais. » (Philippe Gajan, 2009) ENTRÉE LIBRE.

19 h F e r n a n d - S e g u i n
Henri Hiro et la culture ma’ohi de la Polynésie française

Marae

Réal. : Henri Hiro [Polynésie fr., 62 min, DVD, v. o. tahitienne] avec David Teai, Raymond Graffe, Tutea Itae ¬ Fiction historique, Marae retrace en détail la cérémonie d’intronisation d’un roi sur ce lieu de culte ma’ohi. Avec plus de 200 acteurs, danseurs, musiciens et figurants, le film s’attache aux détails de cette cérémonie traditionnelle aujourd’hui disparue. Film sans dialogues avec chants et discours en tahitien.

19 h C l a u d e - J u t r a
L a F ê t e d u c i n é m a

Rencontres sur une table d’opération (quatre films muets surréalistes)

Le Rêve des marmitons réal. : Segundo de Chomón, Fr., 1908, 6 min à 18 i/s, 35 mm, muet ; Non... Tu exagères (Now You Tell One) réal. : Charley Bowers, Harold L. Muller, É.-U., 1926, 18 min à 22 i/s, 35 mm, muet, int. fr. ; Sur un air de charleston réal. : Jean Renoir, Fr., 1927, 21 min à 20 i/s, 16 mm, muet ; Un chien andalou réal. : Luis Buñuel, Salvador Dali, Fr., 1929, 18 min à 20 i/s, 35 mm, muet. Durée totale : 63 min. ¬ Du burlesque de Bowers aux images angoissantes de Buñuel et Dali, en passant par l’invention délirante de Segundo de Chomón et la poésie magique de Jean Renoir, ce programme propose un survol du surréalisme au cinéma. « Par ces quatre films, nous avons voulu rendre compte de quelques-unes des plus belles envolées du cinéma muet dans les contrées de l’étrange. » (Marco de Blois, 2009) ACCOMPAGNEMENT AU PIANO PAR ROMAN ZAVADA. ENTRÉE LIBRE.

20 h 30 C l a u d e - J u t r a
L a F ê t e d u c i n é m a

Piwi

Réal. : Jean-Claude Lauzon [Qué., 1981, 29 min, 35 mm, v. o. fr.] avec Gaston Lepage, Charlotte Laurier, Françoise Berd ¬ Un mésadapté, adepte de la musique western, rencontre une jeune fille pour laquelle il éprouve d’abord un amour à la fois naïf et charnel jusqu’à ce que les choses basculent dans le sang. « La visite que Piwi rend à son père à l’hospice demeure une scène d’anthologie, peut-être la plus forte jamais tournée par le cinéaste. » (Marcel Jean, 2009)

SUIVI DE

Au clair de la lune

Réal. : André Forcier [Qué., 1983, 90 min, 35 mm, v. o. fr.] avec Guy L’Écuyer, Michel Côté, Pierre Giard ¬ Deux amis, un clochard albinos et un ex-champion de quilles, logent dans une voiture, tentant par tous les moyens de donner sens à leur existence. Forcier intègre ici la magie au réel et réalise un film ample et généreux empreint de féérie et de poésie. « Une épopée nocturne des bas-fonds montréalais absolument jouissive ! » (Marie- Claude Loiselle, 2009) ENTRÉE LIBRE.

22 h 4 5 C l a u d e - J u t r a
L a F ê t e d u c i n é m a

Metamorphosis

Réal. : Barry Greenwald [Can., 1975, 11 min, 35 mm, v. o. angl.] avec Bob Green, Ali Kubik, Albert Williams ¬ Dans ce film d’animation en pixillation, un homme se donne le défi absurde de combler au maximum le temps qu’il perd en prenant régulièrement l’ascenseur. « Alors que la notion de temps libre est aujourd’hui une vue de l’esprit, ce récit métaphorique sur l’hyperactivité n’a rien perdu de sa pertinence. » (Marco de Blois, 2009)

SUIVI DE

Här är karusellen / Revolver

Réal. : Stig Bergqvist, Martti Ekstrand, Jonas Odell, Lars Ohlson ¬ Une série de vignettes hypnotiques en noir et blanc illustrent une obsédante histoire du monde dans laquelle les protagonistes, agissant comme des robots, posent les mêmes gestes répétitifs. « Un film unique, sans postérité (même dans la filmographie de ses auteurs), qui tient autant du cadavre exquis que de la machination diabolique. » (Marcel Jean, 2009)

SUIVI DE

Tetsuo

Réal. : Shinya Tsukamoto [Jap., 1989, 67 min, 35 mm, v. o. jap., s.-t. fr.] avec Tomorowo Taguchi, Kei Fujiwara, Nobu Kanaoka ¬ Un salarymen japonais heurte mortellement, en voiture, un étrange fétichiste ayant la manie compulsive d’introduire des morceaux de métal dans son corps. « Le film fait tour à tour penser à du Svankmajer survitaminé, à du Cronenberg hystérique, à du Tim Burton enragé et à du Sam Raimi asiatique. » (Marcel Jean, 2009) ENTRÉE LIBRE.

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00 h 30 C l a u d e - J u t r a
L a F ê t e d u c i n é m a

Les Quatre Voeux du vilain et de sa femme

Réal. : Michel Ocelot [Fr., 1986, 5 min, 35 mm, v. o. fr., s.-t. angl.] ¬ Un homme et une femme réagissent stupidement quand Saint-Martin leur offre la possibilité de réaliser quatre voeux. Un film hilarant du réalisateur de Kirikou et d’Azur et Asnar. « C’est drôle, c’est grivois et, la morale est jouissive et pleine d’esprit. » (Marcel Jean, 2009)

SUIVI DE

Old Orchard Beach P.Q.

Réal. : Michèle Cournoyer [Qué., 1981, 9 min, 16 mm, sans dial.] ¬ Sur la célèbre plage américaine où la plupart des vacanciers sont québécois, une fille sous le soleil brûlant se laisse séduire par ses fantasmes. « Fidèle à ses délires surréalistes et à l’aide d’une bonne dose d’humour noir, la cinéaste imagine l’étreinte à la fois inusitée, mémorable et troublante de la femme et d’un crustacé surdimensionné. » (Marco de Blois, 2009)

SUIVI DE

Freaks

Réal. : Tod Browning [É.-U., 1932, 62 min, 35 mm, v. o. angl.] avec Wallace Ford, Leila Hyams, Olga Baclanova ¬ Dans l’univers du cirque, des intrigues se nouent entre des êtres qualifiés de « monstres ». « Le film est esthétiquement et thématiquement représentatif du film d’épouvante américain de ces années-là (période gothique), à la différence que le recours à de véritables handicapés et le renversement de la notion de monstruosité [...] ont profondément troublé les bien-pensants [...] » (Marco de Blois, 2009) ENTRÉE LIBRE.

2 h C l a u d e - J u t r a
L a F ê t e d u c i n é m a

The Curse of the Voodoo Child

Réal. : Steven Woloshen [Qué., 2005, 4 min, 35 mm CinémaScope, sans dial.] ¬ « L’oeuvre proliférante de l’animateur indépendant québécois Steven Woloshen atteint des sommets avec ce film jouissif et explosif qui rappelle que la naissance d’un enfant est aussi le résultat d’un rapport sexuel passionné entre deux adultes. » (Marco de Blois, 2009)

SUIVI DE

Leningrad Cowboys go America

Réal. : Aki Kaurismäki [Finl., 1989, 79 min, 35 mm, v. o. finn. et angl., s.-t. fr.] ¬ La tournée américaine d’un groupe de rockeurs soviétiques minables à bord d’une Cadillac. « C’est qu’on reconnaît dans ce road movie, à travers une Amérique peuplée de petites gens, plusieurs des qualités propres à ce cinéaste [...] : une façon de filmer le grotesque tout en ouvrant sur une dimension plus élevée de l’être humain, un regard corrosif qui n’exclut jamais la tendresse. Cet étrange objet constitue un véritable morceau d’anthologie ! » (Marie-Claude Loiselle, 2009) ENTRÉE LIBRE.

3 h 4 5 C l a u d e - J u t r a
L a F ê t e d u c i n é m a

The Greatest Man in Siam

Réal. : Shamus Culhane [É.-U., 1944, 7 min, 35 mm, v. o. angl.] ¬ Dans ce cartoon musical, le roi du Siam lance un concours dont le gagnant se verra offrir la main de sa fille. Des candidats se succèdent pour présenter leurs plus beaux atours. « Produit par Walter Lantz (le papa de Woody Woodpecker), ce film de Shamus Culhane [...] apparaît comme l’une des plus éblouissantes réussites du cartoon hollywoodien classique. » (Marco de Blois, 2009)

S UI V I DE

Sweet Sweetback’s Baadasssss Song

Réal. : Melvin Van Peebles [É.-U., 1971, 97 min, 35 mm, v. o. angl.] avec Simon Chuckster, Melvin Van Peebles, Hubert Scales ¬ Un gigolo travaillant dans une maison close part en cavale après avoir été arbitrairement arrêté par la police. Mené à un rythme haletant, ce film est considéré comme une oeuvre fondatrice de la blaxploitation. « Sorte de gifle cinglante au puritanisme et à la bienséance, brûlot politique révolutionnaire, Sweet Sweetback… est avant tout un diamant noir aux bords non taillés, à la surface non polie, dont l’éclat brille encore aujourd’hui de tous ses feux. » (Helen Faradji, 2009) ENTRÉE LIBRE.

6 h C l a u d e - J u t r a
L a F ê t e d u c i n é m a

Dehors novembre

Réal. : Patrick Bouchard [Qué., 2005, 7 min, 35 mm, v. o. fr.] ¬ Ce film d’animation poignant et implacable présente la mort telle qu’elle se donne dehors, la nuit, en plein mois des morts. D’après la chanson des Colocs. « Attentif au détail, inventif et audacieux, [le réalisateur] plonge dans un hyperréalisme hallucinant, épatant tant par l’intelligence de son propos que par la fluidité de son animation. » (Helen Faradji, 2009)

SUIVI DE

Reservoir Dogs

Réal. : Quentin Tarantino [É.-U., 1992, 99 min, 35 mm CinémaScope, v. o. angl.] ¬ Un hold-up organisé par une bande de malfrats de deuxième ordre dégénère dans la violence à cause de conflits de personnalité. Ce polar violent, tordu et réjouissant, a définitivement lancé la carrière de Quentin Tarantino. « Souvent copié, jamais égalé, Reservoir Dogs aura marqué un tournant : celui de l’entrée du cinéma dans une ère aussi décomplexée que jouissive. » (Helen Faradji, 2009)

SUIVI DE

The Big Snit

Réal. : Richard Condie [Can., 1985, 10 min, 35 mm, v. o. angl.] ¬ Un vieux couple se chamaille pour des broutilles tandis que se prépare la fin du monde. « L’humour de Richard Condie repose sur une formidable maîtrise de la lenteur et de la durée, à laquelle s’ajoute un sens de la caricature hors du commun [...], et une grande habileté à créer et à exploiter des situations absurdes [...]. Tout cela s’inscrivant dans le récit d’une partie de Scrabble se terminant en guerre nucléaire. » (Marcel Jean, 2009) ENTRÉE LIBRE.

17 h C l a u d e - J u t r a
Acquisitions récentes

Bed of Roses

Réal. : Gregory La Cava [É.-U., 1933, 67 min, 16 mm, v. o. angl.] avec Constance Bennett, Joel McCrea, John Halliday ¬ Deux prostituées sorties de prison prennent le bateau pour la Nouvelle-Orléans. Pendant le voyage, elles invitent deux hommes dans leur cabine, les saoulent et volent leur argent. Une fois arrivées à destination, l’une d’elles accoste un riche éditeur et se fait passer pour une journaliste... « Le sens de la silhouette et de la gestuelle, ainsi qu’une direction d’acteur très libre, permettent à La Cava de suggérer au-delà de l’apparence imposée par les habitudes ou la censure. Bien que le mot ne soit jamais prononcé, nul doute que le sujet de Primrose Path ou de Bed of Roses soit la prostitution. » (Christian Viviani, 2008)

19 h C l a u d e - J u t r a
Acquisitions récentes

Annie Oakley

Réal. : George Stevens [É.-U., 1935, 90 min, 16 mm, v. o. angl.] avec Barbara Stanwyck, Preston Foster, Melvyn Douglas ¬ Le résultat d’un pari pousse la jeune Annie Oakley à faire partie du fameux spectacle de Buffalo Bill Wild West Show. Petit à petit, Annie gagne confiance en elle et commence à se faire remarquer, ce qui lui vaudra d’attiser les jalousies professionnelles. Futur réalisateur de Shane, George Stevens en est à la moitié de sa carrière lorsqu’il réalise ce film, témoignant déjà d’une certaine maturité, d’un souci du détail. Entre drame et comédie, Annie Oakley revisite aussi les mythes de l’Ouest américain à travers une intéressante reconstitution du show de Buffalo Bill.

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16 h C l a u d e - J u t r a
Frédéric Back, un artiste plus grand que nature

Abracadabra

Réal. : Frédéric Back, Graeme Ross [Qué., 1970, 9 min, 35 mm, sans dial.] ¬ Voir mercredi 17, 16 h.

SUIVI DE

Inon ou La Conquête du feu

Réal. : Frédéric Back [Qué., 1971, 10 min, 16 mm, v. o. fr.] ¬ Voir mercredi 17, 16 h.

SUIVI DE

La Création des oiseaux

Réal. : Frédéric Back [Qué., 1973, 10 min, 35 mm, sans dial.] ¬ Voir mercredi 17, 16 h.

SUIVI DE

Illusion ?

Réal. : Frédéric Back [Qué., 1977, 12 min, 35 mm, sans dial.] ¬ Voir mercredi 17, 16 h.

SUIVI DE

Taratata !

Réal. : Frédéric Back [Qué., 1977, 9 min, 35 mm, sans dial.] ¬ Voir mercredi 17, 16 h.

SUIVI DE

Tout rien

Réal. : Frédéric Back [Qué., 1978, 11 min, 35 mm, sans dial.] ¬ Voir mercredi 17, 16 h.

SUIVI DE

Crac !

Réal. : Frédéric Back [Qué., 1981, 15 min, 35 mm, sans dial.] ¬ Voir mercredi 17, 16 h.

18 h 30 C l a u d e - J u t r a
Acquisitions récentes

Saints-Martyrs- Des-Damnés

Réal. : Robin Aubert [Qué., 2005, 115 min, 35 mm, v. o. fr.] avec François Chénier, Patrice Robitaille, Isabelle Blais ¬ Un journaliste et un photographe de presse sont envoyés dans un village où de nombreux habitants disparaissent mystérieusement depuis plusieurs jours. Ils font des rencontres étranges, parsemées d’embûches, jusqu’au jour où... Film visuellement superbe, au scénario jouissif et inégal, à la fois polar, fantastique et western moderne, Saints- Martyrs-Des-Damnés est le premier long métrage du comédien et cinéaste Robin Aubert. « [...] Aubert emprunte aussi à la tragédie classique en reprenant à son compte [...] les deux composantes du mythe de Faust : immortalité et immoralité. » (Yves Bergeras, 2005)

19 h F e r n a n d - S e g u i n
Acquisitions récentes

La Conquête du grand écran

Réal. : André Gladu [Qué., 1996, 108 min, Beta SP, v. o. fr.] ¬ Pour les 100 ans du Cinématographe Lumière, André Gladu réalisa ce fascinant voyage à travers 100 ans d’histoire du cinéma au Québec. « Structuré autour de cinq personnages (Léo- Ernest Ouimet, Joseph-Alexandre De Sève, Paul L’Anglais, Claude Jutra, Denys Arcand) porteurs de leur époque, ce documentaire tisse, à travers leur volonté commune de s’approprier le cinéma, la trame de la grande aventure du cinéma québécois de 1896 à nos jours. » (Rendez-vous du cinéma québécois, 1997)

20 h 30 C l a u d e - J u t r a
Acquisitions récentes

V’la l’cinéma ou Le Roman de Charles Pathé

Réal. : Jacques Rouffio [Fr.-Qué., 1994, 104 min, 35 mm, v. o. fr.] avec Didier Bezace, Yves Jacques, Isabelle Gélinas ¬ L’histoire de Charles Pathé, inventif et audacieux, fondateur de la première maison de production, de distribution et d’exploitation de films. « J’ai toujours su ce que je voulais et j’ai toujours voulu ce qui était le plus facilement réalisable et le plus avantageux pratiquement. Je n’ai pas inventé le cinéma, mais je l’ai industrialisé. » (Charles Pathé, 1940)

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16 h C l a u d e - J u t r a
Frédéric Back, un artiste plus grand que nature

The Man Who Planted Trees

Réal. : Frédéric Back [Qué., 1987, 30 min, 35 mm, v. angl.] ¬ Voir jeudi 18, 16 h.

SUIVI DE

The Mighty River

Réal. : Frédéric Back [Qué., 1993, 24 min, 35 mm, v. angl.] ¬ Voir jeudi 18, 16 h.

18 h 30 C l a u d e - J u t r a
Acquisitions récentes

Le Voyage en Arménie

Réal. : Robert Guédiguian [Fr., 2006, 102 min, 35 mm, v. o. fr. et arménienne, s.-t. fr.] avec Ariane Ascaride, Gérard Meylan, Chorik Grigorian ¬ Barsam, d’origine arménienne, se dispute avec sa fille Anna et disparaît. Celle-ci part à la recherche de son père, ce qui la mènera en Arménie, pays qu’elle ne connaît pas. « G uédiguian oppose la “saloperie” du business et les excès de l’ultralibéralisme à ce qui reflète l’âme d’un pays : paysages, lumière, musique, convivialité. Au-delà de sa peinture sensuelle d’une terre qui, aux yeux de l’héroïne devient de moins en moins étrangère, Le Voyage en Arménie propose une belle ode à la communauté, quelle qu’elle soit, pourvu qu’elle n’adopte pas le repli identitaire mais respecte le moi profond de chaque individu et résiste à la mondialisation. » (Jean-Luc Douin, 2006)

19 h F e r n a n d - S e g u i n
Acquisitions récentes

Sabbat Shalom !

Réal. : Michel Brault [Qué., 1992, 82 min, Beta SP, v. o. fr.] avec Robert Brouillette, Françoise Robertson, Gilbert Sicotte ¬ Dans une petite ville de banlieue, au Québec, une communauté de Juifs hassidiques cherche à faire réviser le règlement de zonage qui lui interdit de construire une nouvelle synagogue. Simon, le fils du maire, s’indigne de voir son père s’opposer au projet et transpose dans ce conflit tout le malaise que lui inspire sa vie familiale. Il entreprend une étrange croisade qui lui permettra d’en découvrir un peu plus sur lui-même et sur les autres. S’intéressant depuis Les Noces de papier aux couples interculturels, Brault entreprend la même quête que son personnage principal, se passionnant pour les autres identités qui peuplent le Québec et aux rencontres que l’immigration provoque, immanquablement.

20 h 30 C l a u d e - J u t r a
Acquisitions récentes

Changement d’adresse

Réal. : Emmanuel Mouret [Fr., 2006, 85 min, 35 mm, v. o. fr.] avec Emmanuel Mouret, Frédérique Bel, Fanny Valette ¬ Musicien, David joue du cor et vient s’installer à Paris. Peu fortuné, il songe à la colocation et rencontre par ce biais Anne qui dirige un petit magasin de photocopies et voit en lui un éventuel amant ce qui, pour ce dernier, n’est pas forcément évident... « Les acteurs excellent dans ce va-etvient entre psychologie et dérision-déraison. Incongruité cocasse des silences de Fanny Valette. Ingénuité suspecte de la logorrhée de Frédérique Bel. Emmanuel Mouret l’acteur-réalisateur, demeure lui, ce corps burlesque que ses premiers films (dont Vénus et Fleur) ont révélé. » (Louis Guichard, 2007)

 

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16 h C l a u d e - J u t r a
Frédéric Back, un artiste plus grand que nature

L’homme qui plantait des arbres

Réal. : Frédéric Back [Qué., 1987, 30 min, 35 mm, v. fr.] ¬ Voir jeudi 18, 16 h.

SUIVI DE

Le Fleuve aux grandes eaux

Réal. : Frédéric Back [Qué., 1993, 24 min, 35 mm, v. fr.] ¬ Voir jeudi 18, 16 h. S UI V I DE Frédéric Back, la nature avant tout Réal. : Phil Comeau [Can., 2009, 24 min, Beta num., v. o. fr.] ¬ Voir jeudi 18, 16 h.

18 h 30 C l a u d e - J u t r a
Acquisitions récentes

Les Témoins

Réal. : André Téchiné [Fr., 2006, 112 min, 35 mm, v. o. fr.] avec Emmanuelle Béart, Michel Blanc, Sami Bouajila ¬ Dans les années 1980, à Paris, la vague du sida frappe de plein fouet. Manu, Adrien, Sarah, Mehdi, Julie, à des degrés différents, chacun finira par être concerné. « Je me suis aperçu qu’on avait vécu l’épidémie comme l’attaque des Martiens sur la communauté homosexuelle, surtout, mais sur d’autres minorités aussi. Cette calamité venait frapper de plein fouet une sexualité libre. Et comment alors éviter le côté doloriste ? [...] J’avais un devoir de mémoire, mais pas question de réaliser un film mortifère, un requiem ou une oeuvre mélancolique [...] Mes personnages aspirent au bonheur et ils y aspirent hors du conformisme. » (André Téchiné, 2008)

19 h F e r n a n d - S e g u i n
Acquisitions récentes

Lemoyne

Réal. : Simon Beaulieu, Benjamin Hogue, Christian Laramée [Qué., 2005, 79 min, Beta num., v. o. fr.] ¬ « L’initiateur du happening à Montréal, le Borduas des années soixante, le leader d’une génération, un peintre qui a représenté des joueurs du Canadiens de Montréal, un candidat du Parti rhinocéros, […] un type qui déboulait des escaliers dans un vernissage pour attirer l’attention, un artiste qui transforma sa maison en oeuvre d’art, […] un type qui aimait se filmer lui-même, un des plus grands représentants du pop-art au Canada, un polémiste, un performeur, un tourmenté, un défenseur de la démocratisation de l’art, un achaleur de journaliste […] un regard à l’état brut sur un artiste et c’est tout. » (Vidéographe)

20 h 30 C l a u d e - J u t r a
Acquisitions récentes

The Wind that Shakes the Barley

Réal. : Ken Loach [Irl.-R.-U.-All.-Fr.-It.- Esp., 2006, 127 min, 35 mm, v. o. angl.] avec Cillian Murphy, Padraic Delaney, Liam Cunningham ¬ La répression sanglante des contestataires républicains dans les années 1920 en Irlande : l’existence de deux jeunes frères combattants est déchirée. Ken Loach met en avant la nécessité de savoir jeter un regard critique sur le passé pour comprendre l’actualité. Palme d’or 2006 à Cannes. « Les empires réinventent tellement l’Histoire que la vérité s’égare dans le brouillard. On doit alors remonter le temps pour comprendre [...] L’occupation de l’Irak par nos troupes est indéfendable. Elle est illégale, va à l’encontre des règlements des Nations Unies et nous couvre de honte. » (Ken Loach, 2006)

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17 h C l a u d e - J u t r a
Acquisitions récentes

Courts métrages d’animation

La Mort de Tau réal. : Jérôme Boulbès, Fr., 2001, 11 min, 35 mm, sans dial. ; L’Enfant de la haute mer réal. : Laetitia Gabrielli, Pierre Marteel, Mathieu Renoux, Max Tournet, Fr., 2000, 7 min, 35 mm, sans dial. ; Un jour réal. : Marie Paccou, Fr., 1997, 4 min, 35 mm, v. o. fr. ; Film avec fille / Film s djevojcicom / A Film With a Girl réal. : Daniel Suljic, Croatie, 2000, 35 mm, 9 min, sans dial. Durée totale : 31 minutes. ¬ Reposant sur des techniques variées, depuis le dessin sur papier jusqu’à l’animation 3D, ces quatre courts métrages d’animation ont la particularité de dresser avec autant d’originalité que de sensibilité des portraits de personnages féminins. Ils témoignent de l’arrivée d’une nouvelle génération de cinéastes d’animation vers la fin des années 1990.

SUIVI DE

La Petite Vendeuse de soleil

Réal. : Djibril Diop Mambéty [Sén.-Suis.- Fr., 1999, 44 min, 35 mm, v. o. wolof, s.-t. fr.] avec Lissa Balera, Aminata Fall, Tayerou M’Baye ¬ Sili est une petite fille qui vit sur les trottoirs de Dakar et se déplace en béquilles. Un matin, elle décide d’arrêter de mendier pour vendre des journaux dans la rue. « Ce film réussit le tour de force d’imposer un personnage puissant, qui n’a même pas besoin de s’expliquer et se contente de crever l’écran [...] La Petite Vendeuse de soleil est un bijou à la fois d’ellipse et de force qui lance un hymne au courage des héros de tous les jours. » (Odile Tremblay, 1999)

19 h C l a u d e - J u t r a
Acquisitions récentes

Au coeur du mensonge

Réal. : Claude Chabrol [Fr., 1998, 113 min, v. o. fr.] avec Sandrine Bonnaire, Valeria Bruni-Tedeschi, Antoine De Caunes ¬ Une jeune fille est trouvée étranglée ; son professeur de dessin est le dernier à l’avoir vue vivante. Qui est le coupable ? « À l’instar d’un vignoble, Chabrol a de bons et mauvais crus et, parfois, de très grandes années. Au coeur du mensonge est un bon cru, solide et pétillant, nourrissant et sans arrière-goût ! Un polar classique où le réalisateur de Poulet au vinaigre mêle vaudeville teinté de cynisme, fine étude de moeurs et enquête policière. » (Éric Fourlanty, 1999)

21 h C l a u d e - J u t r a
Acquisitions récentes

A Scandal in Paris

Réal. : Douglas Sirk [É.-U., 1946, 100 min, 16 mm, v. o. angl.] avec George Sanders, Signe Hasso, Carole Landis ¬ François Eugène est né en 1775 dans une prison. C’est un escroc, séducteur, plus tard connu sous le nom de Vidocq. Sa connaissance du crime le conduit pourtant à devenir Chef de la sûreté... « Voilà ce qui m’enchante chez Douglas Sirk, ce délirant mélange : Moyen-Âge et modernisme, sentimentalisme et raffinement, cadrages anodins et CinémaScope endiablé. Tout ça, on le voit bien, il faut en parler comme Aragon des yeux d’Elsa, en délirant beaucoup, un peu, passionnément, peu importe, la seule logique dont Douglas Sirk s’embarrasse, c’est le délire. » (Jean-Luc Godard)

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17 h C l a u d e - J u t r a
Acquisitions récentes

The Big Sky

Réal. : Howard Hawks [É.-U., 1952, 122 min, 16 mm, v. o. angl.] avec Kirk Douglas, Dewey Martin, Elizabeth Threatt ¬ Deux jeunes cow-boys, embauchés par des trappeurs français, s’engagent dans une expédition marchande. Ils doivent remonter le Mississippi et pénétrer en territoire indien. Avec eux, ils amènent la fille d’un chef indien pour la rendre à sa tribu alors qu’elle en avait été enlevée : celle-ci sera bientôt l’objet de rivalités amoureuses. « Fidèle à ses obsessions, Hawks décrit la rivalité de deux hommes incarnant deux attitudes devant la vie, que révèle leur rapport à une femme, d’autant plus mythique qu’étrangère [...] Le charme du film vient aussi de son rythme lent, contemplatif, calqué sur celui du fleuve. » (Joël Magny, 1999)

19 h C l a u d e - J u t r a
Acquisitions récentes

Romanzo criminale

Réal. : Michele Placido [It., 2005, 153 min, 35 mm, v. fr.] avec Pierfrancesco Favino, Anna Mouglalis, Kim Rossi Stuart ¬ En Italie, des petits criminels enlèvent un homme d’affaire et demandent une rançon. « Le film tricote habilement les univers du crime — s’inspirant d’une bande réelle de petits malfaiteurs romains — et le climat terroriste des années de plomb : attentats, enlèvement d’Aldo Moro, etc. Des images d’archives sont mêlées à l’intrigue, nous catapultant dans le passé. Le terrorisme, en toile de fond, permet d’ailleurs au crime organisé de fleurir impunément [...] Cette histoire de bruit et de fureur va jusqu’au bout de sa démonstration, là où l’amour et la mort se conjuguent pour sceller les destins des héros. » (Odile Tremblay, 2007)

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