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18 h 30 C l a u d e - J u t r a
CFMDC 40e anniversaire
ReGeneration
Tour 2008
Breakfast (Table Top Dolly) réal. : Michael
Snow, Can., 1976, 15 min, 16 mm ;
Rostrum Press: Materials Testing réal. :
Chris Gehman, Can., 2008, 3 min, 16 mm,
muet ; Frank’s Cock réal. : Mike Hoolboom,
Can., 1993, 8 min, 16 mm, v. o. angl. ;
Secret Weapons réal. : Adam Garnet
Jones, Can., 2008, 7 min, 16 mm, v. o.
angl. ; Fissures réal. : Louise Bourque,
Can., 1999, 2 min, 16 mm ; La Vie en
pellicule réal. : Lise Beaudry, Can., 2008,
4 min, Beta SP ; Tree réal. : Shelley Niro,
Can., 2006, 5 min, Beta SP ; Shelley réal. : Jerry Thevent, Can., 2008, 3 min,
16 mm ; Christ Mass Sex Dance réal. :
Stan Brakhage, É.-U., 1991, 5 min, 16 mm ;
The Garden of Earthly Delights réal. :
Izabella Pruska-Oldenhof, Can., 2008,
8 min, 16 mm, muet ; The Basement Girl réal. : Midi Onodera, Can., 2000, 11 min,
16 mm, v. o. angl. ; Crushed réal. : Susan
Justin, Can., 2008, 2 min, 16 mm, v. o.
angl. ; Rat Life and Diet in North America réal. : Joyce Wieland, Can., 1968, 16 min,
v. o. angl. ; Afghanimation réal. : Allyson
Mitchell, Can., 2008, 6 min, 35 mm, v. o.
angl. Durée totale : 95 min.
¬
Pour marquer son 40e anniversaire qui a eu
lieu l’année dernière, le CFMDC (Canadian
Filmmakers’ Distribution Centre), le plus ancien
centre d’artistes au Canada, a commandé à sept
cinéastes, autant d’oeuvres inspirées par des films
de sa collection jugés significatifs pour eux en tant que créateurs d’images. Ainsi, des premières
oeuvres côtoient des figures « archétypales » de
l’avant-garde, au sein de cet événement unique qui
jumelle de nouveaux films avec leurs compagnons
d’influence, pour la plupart des classiques du
cinéma expérimental canadien. EN PRÉSENCE DE
genne speers.
19 h F e r n a n d - S e g u i n
Acquisitions récentes
Les voix de Kalkeri
Réal. : François Lemieux [Qué., 2006,
80 min, v. o. fr., angl. et hindi, s.-t. fr.]
¬ Guidés par leur passion et leur implication sociale,
le réalisateur François Lemieux et l’équipe de
Gadjo Dilo Films, ont voyagé pendant plusieurs
mois en Inde en 2004, caméra à l’épaule, pour
nous faire découvrir « Jeunes musiciens du
monde ». Ils dressent le portrait intime des
trois fondateurs de l’organisme québécois à but
non lucratif dont l’action sociale passe par la
découverte et l’apprentissage de la musique. Vous
y découvrirez les fondements de leur engagement
et les débuts de leur mission en Inde auprès
de jeunes provenant de milieux défavorisés...
En avant la musique ! EN PRÉSENCE DE
FRANÇOIS LEMIEUX
20 h 30 C l a u d e - J u t r a
Acquisitions récentes
Bad Lands
Réal. : Lew Landers [É.-U., 1939, 70 min,
16 mm, v. o. angl.] avec Robert Barrat,
Douglas Walton, Robert Coote Remake du film The Lost Patrol de John Ford :
ici, cependant, l’action se déroule en Arizona. Le
convoi, dirigé par le shérif Robert Barrat, entre
en confrontation avec des guerriers apaches
après s’être perdu dans le désert. Bad Lands
s’inscrit dans une longue histoire de remakes
hollywoodiens : Ford avait lui-même trouvé
son inspiration dans le film éponyme réalisé en
1929 par Walter Summers. La vision apportée
au sujet par Lew Landers constitue aujourd’hui
une véritable rareté. Cette production RKO,
issue du « B Department », est de plus purement
masculine : le film présente un seul plan montrant
une femme.
haut ^
18 h 30 C l a u d e - J u t r a
Acquisitions récentes
L’Ivresse du pouvoir
Réal. : Claude Chabrol [Fr.-All.,
2005, 110 min, 35 mm, v. o. fr.] avec
François Berleand, Patrick Bruel,
Isabelle Huppert ¬ Une femme, juge d’instruction, découvre au
fur et à mesure de ses investigations et de ses
interrogatoires dans une affaire de détournement
de fonds que son pouvoir s’accroît. Comment
peut-elle résister à cette ivresse du pouvoir ?
« Chabrol a eu la finesse de démonter la
mécanique des pièges des jeux de pouvoir,
qui avalent ceux qui s’en grisent. Plus la juge
engloutit les hommes qu’elle traque, plus sa vie
privée vogue à la dérive, lui faisant perdre pied.
Le pouvoir, renversé sitôt obtenu, est ici pure
illusion. » (Odile Tremblay, 2007)
19 h F e r n a n d - S e g u i n
Acquisitions récentes
Nénette
Réal. : André Melançon [Qué.,
1991, 87 min, Beta SP, v. o. fr.] avec
Gisèle Schmidt, Andrée Pelletier,
Nathalie Naubert
¬ Dentiste, Hélène mène une vie sans surprise. Après
la mort de ses parents adoptifs, elle entreprend une
démarche en vue de retrouver sa mère naturelle.
Bientôt, elle se retrouvera avec deux mères dont
le récit concorde très bien avec les circonstances
entourant sa naissance. Laquelle est la vraie : cette
vieille actrice excentrique ou cette dame chic d’un
quartier nanti de la ville ? « Parallèlement à une
réflexion sur l’hérédité, Nénette donne à réfléchir
sur l’univers du spectacle, de la représentation
où l’on use du mensonge pour mieux trafiquer la
réalité. » (Hugo Léger, 1992)
20 h 30 C l a u d e - J u t r a
Acquisitions récentes
Il y a longtemps
que je t’aime
Réal. : Philippe Claudel [Fr.-All., 2008,
117 min, 35 mm, v. o. fr.] avec Serge
Hazanavicius, Kristin Scott Thomas,
Elsa Zylberstein
¬ Une institutrice recueille chez elle sa soeur ainée,
Juliette, qui a passé 15 ans en prison pour avoir
tué son fils de six ans. « Le film captive tant qu’il
tourne autour du mystère de cette femme, de sa
résistance à revenir au monde, de l’énigme que
recèle pour tout un chacun l’existence des autres et
leur véritable histoire, leurs raisons de se dérober,
tant que perdure l’incertitude sur l’acte criminel
de Juliette et ses motivations, tant que Philippe
Claudel laisse planer un doute sur le passé de ce
fantôme et suggère son droit à revivre, raconte ses
difficultés à se réinsérer dans la société, insinue
son éternelle culpabilité de mère assassine. »
(Jean-Luc Douin, 2008)
16 h C l a u d e - J u t r a
Acquisitions récentes
Un été à La Goulette
Réal. : Férid Boughedir [Tun.-Fr.-Belg.,
1996, 100 min, 35 mm, v. o. arabe, s.-t.
fr.] avec Sonia Mankaï, Ava Cohen-
Jonathan, Sarah Pariente ¬ La Goulette, Tunisie, 1967. Trois jeunes filles,
de cultures différentes (musulmane, juive et
catholique) mais unies dans une même révolte
adolescente, font un voeu : pour le 15 août,
chacune aura aimé l’homme de son choix. « Bien
que Boughedir se soit refusé — avec raison — à
détourner son projet artistique pour satisfaire
aux impératifs d’un quelconque exercice de
démystification culturelle et sociale, Un été à La
Goulette souffle comme une brise méridionale
sur le glacier de nos préjugés à l’égard du monde
arabe et musulman. » (Martin Bilodeau, 1997)
18 h 30 C l a u d e - J u t r a
Acquisitions récentes
Le Héros de la famille
Réal. : Thierry Klifa [Fr., 2006, 103 min,
35 mm, v. o. fr.] avec Gérard Lanvin,
Catherine Deneuve, Emmanuelle Béart
¬ Nicki Guazzini est un magicien qui a passé la
moitié de sa vie au cabaret-spectacle Le Perroquet
bleu. Le décès du propriétaire est l’occasion
pour les membres de la famille de se retrouver
ensemble après plusieurs années de séparation,
confrontés à l’avenir incertain de l’entreprise.
« Pour le meilleur, Le Héros de la famille est un
film de personnages et d’acteurs. Ils sont pour la
plupart savoureux et, leurs rencontres produisent
quelques jolies étincelles dans les dialogues et
les situations. Les duos explosifs de Catherine
Deneuve et de Miou-Miou sont particulièrement
inattendus et réjouissants. » (Marie-Noëlle
Tranchant, 2006)
19 h F e r n a n d - S e g u i n
Acquisitions récentes
Silent Room
Réal. : Dominique T. Skoltz, Herman W.
Kolgen [Qué., 2003, 85 mm, Beta SP,
sans dial.]
¬ Conçu par le duo montréalais Skoltz_Kolgen,
cette oeuvre majeure de la création expérimentale
numérique québécoise est un voyage dans la
tête de 16 personnages. Autant de chambres,
autant de paysages intérieurs où règnent délire
et enfermement. « Dans les tableaux mouvants
façonnés par Skoltz_Kolgen, à l’aide de dizaines
de milliers de photographies numérisées et
animées, de séquences vidéo et autres images
capturées par une caméra de vidéosurveillance,
images et sons s’agrègent et s’infectent pour créer
un espace sensoriel, synesthésique, déroutant. »
(Marie Lechner, 2007)
20 h 30 C l a u d e - J u t r a
Acquisitions récentes
Les Filles du
botaniste
Réal. : Dai Sijie [Fr.-Qué., 2005, 98 min,
35 mm, v. o. mandarine, s.-t. fr.]
avec Mylène Jampanoï, Xiao Ran Li,
Ling Dong Fu
¬ Min Li quitte son foyer d’accueil pour faire un
stage chez un botaniste. Là, elle entame vite une
relation amoureuse avec la fille de ce dernier, An.
L’arrivée de Dan, le fils de la famille, remet en
cause la tranquillité et la passion des amantes.
« Dans la société chinoise, rares sont les films
racontant les amours de deux femmes et, le mérite
de Dai Sijie est d’avoir porté à l’écran un projet
ambitieux et suffisamment dérangeant pour n’avoir
pas pu se tourner, censure oblige, en Chine. »
(Anabelle Nicoud, 2007)
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17 h C l a u d e - J u t r a
Acquisitions récentes
L’Heure zéro
Réal. : Pascal Thomas [Fr., 2007,
108 min, 35 mm, v. o. fr.] avec François
Morel, Danielle Darrieux, Melvil Poupaud ¬ Dans une maison sur la côte bretonne, six riches
invités, tous proches de Camille Tressilian, se
retrouvent. Or, cette dernière est assassinée, ce
qui fait de chacun des occupants de la maison un
éventuel suspect. « Les mécaniques ingénieuses
des enquêtes d’Agatha Christie semblent intemporelles
et c’est ce qui fait le charme légèrement
anachronique de L’Heure zéro. Toutefois, la
réussite du film tient surtout à l’univers que crée
Pascal Thomas autour de l’enquête, avec une
galerie de personnages particulièrement bien
inspirés. » (Anabelle Nicoud, 2008)
19 h C l a u d e - J u t r a
Acquisitions récentes
Depuis qu’Otar
est parti...
Réal. : Julie Bertucelli [Fr.-Belg.-Géorg.,
2003, 102 min, v. o. fr., géorgienne et
russe, s.-t. fr.] avec Esther Gorintin, Nino
Khomasuridze, Dinara Drukarova
¬ Une jeune femme vit avec sa mère et sa grandmère
en Géorgie ; toutes les trois organisent leur
quotidien dans l’attente de nouvelles de l’homme
de la famille, Otar, parti tenter sa chance à Paris.
« D’une très rare qualité d’émotion, loin d’un
quelconque chantage complaisant, la coproduction
franco-géorgienne, signée par un ancienne
assistante d’Iosseliani, Kieslowski et Tavernier,
se veut un état des lieux discret et tranquillement
rageur [...] Sobriété et respect dans le regard de la
cinéaste Julie Bertucelli. » (Denis Côté, 2004)
21 h C l a u d e - J u t r a
Acquisitions récentes
Born to Kill
Réal. : Robert Wise [É.-U., 1947, 92 min,
16 mm, v. o. angl.] avec Claire Trevor,
Lawrence Tierney, Walter Slezak
¬ Helen cherche la commodité financière d’un
mariage lorsqu’elle rencontre Sam Wild qui vient
de commettre un meurtre passionnel : entre eux
deux, une idylle naîtra peu à peu mais, chacun
finira par suivre des chemins opposés. Un
jour, Helen reçoit la visite d’un détective privé...
« Originalité de l’intrigue, c’est la femme qui
cette fois éprouve un attachement morbide pour
un homme fatal qui va l’amener à la dépravation
et non l’inverse, comme le veulent les clichés
habituels du film noir. Néanmoins glaçante et
calculatrice, pas plus sympathique que Sam,
Helen se révèlera Deadlier than the Man comme
le titre du roman nous le faisait envisager. »
(Jeremy Fox, 2006)
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17 h C l a u d e - J u t r a
Acquisitions récentes
Angel Face
Réal. : Otto Preminger [É.-U., 1952,
92 min, 16 mm, v. o. angl.] avec
Robert Mitchum, Jean Simmons,
Mona Freeman
¬ Frank tombe follement amoureux d’une riche
héritière : il abandonne toute sa vie pour devenir
son chauffeur mais, découvre peu à peu la
personnalité cachée de la jeune femme. « À
mi-chemin entre le film noir, dont il emprunte
l’atmosphère trouble, et le drame psychologique,
Angel Face est l’occasion pour Preminger
d’opposer Robert Mitchum à Jean Simmons,
un Américain moyen, un de ces hommes de
la rue, à une femme dangereuse que le crime
n’effraie pas. La manière dont le réalisateur dirige
ses interprètes, la fluidité de sa mise en scène
témoignent de la perfection d’un genre. » (André
Moreau, 1978)
19 h C l a u d e - J u t r a
Acquisitions récentes
Délice Paloma
Réal. : Nadir Moknèche [Fr.-Alg., 2007,
134 min, v. o. arabe et fr., s.-t. fr.] avec
Biyouna, Nadia Kaci, Aylin Prandi
¬ Par l’intermédiaire d’un personnage truculent,
Madame Aljdjéria, le réalisateur propose un
portrait décapant de la vie à Alger. « Sous les traits
de la comédienne ex-danseuse de cabaret Biyouna,
qui serait au cinéaste ce que Rossy de Palma est
à Almodovar, tout ramène à elle, l’entremetteuse.
Qu’on ait une dette à négocier, du bien à acquérir,
un disparu à retrouver, un puissant à convaincre,
elle est l’interlocutrice idéale. Elle ne manque
pas d’entregent. Plus jeune, elle n’a pas non plus
manqué d’entrejambe [...] » (Jean Roy, 2007)
haut ^
18 h 30 C l a u d e - J u t r a
Acquisitions récentes
Full Blast
Réal. : Rodrigue Jean [Qué., 1999,
95 min, 35 mm, v. o. fr.] avec Martin
Desgagné, Marie-Jo Thériault,
Louise Portal
¬ L’impact d’un conflit de travail sur la vie intime de
deux jeunes hommes dans une ville industrielle
côtière en Acadie. Cette crise est aussi l’instant de
révélations parfois cruelles qui les font apparaître
perdus, dans une tourmente dont ils ne contrôlent
pas les issues, confrontés à l’ennui, au manque
d’amour et au peu d’emprise qu’ils ont sur leur
destinée. Full Blast est le premier long métrage
de Rodrigue Jean qui signait cette année le
remarquable Lost Song. « Full Blast parvient à
rendre l’énergie qui se disperse en tous sens de cet
univers suffocant parce que trop petit, malgré la
mer et l’horizon au loin. » (Odile Tremblay, 1999)
19 h F e r n a n d - S e g u i n
Acquisitions récentes
Un sur mille
Réal. : Jean-Claude Coulbois [Qué.,
2006, 76 min, Beta num., v. o. fr.]
¬ Un sur mille suit durant de longues années
le dramaturge et metteur en scène René-
Daniel Dubois (Being at Home with Claude,
Bob). Intellectuel et artiste, pourfendeur des
dogmes, Dubois s’est toujours senti comme un
extraterrestre dans sa propre société. Isolé, voire
ostracisé, il s’est mis à réfléchir et à se documenter
sur l’histoire de la culture au Québec. Le réalisateur
accompagne le développement de cette pensée
bouillonnante qui s’interroge sur sa fonction
d’artiste, bien sûr, mais aussi sur la culture au
Québec, corrompue par la « pensée industrielle »,
et sur l’usage que l’on fait de cette culture.
20 h 30 C l a u d e - J u t r a
Acquisitions récentes
Les Mots bleus
Réal. : Alain Corneau [Fr., 2004, 114 min,
35 mm, v. o. fr.] avec Sylvie Testud,
Sergi López, Camille Gauthier
¬ Clara vit dans l’isolement, s’étant toujours refusée
d’apprendre à lire et à écrire. Anna, sa petite fille,
connaît des difficultés scolaires car elle ne veut pas
parler... Un éducateur, lui aussi solitaire, tente de
les aider. Adapté du livre de Dominique Mainard,
Leur Histoire. « J’ai été séduit par le sujet,
l’incommunicabilité, par la richesse intérieure des
trois personnages, par les questions posées sur
la nature de l’amour maternel, tout comme par le
mélange du quotidien et de l’onirique, avec des
oiseaux qui parlent. » (Alain Corneau, 2005)
haut ^
18 h 30 C l a u d e - J u t r a
Acquisitions récentes
Peindre ou faire
l’amour
Réal. : Arnaud Larrieu, Jean-Marie
Larrieu [Fr., 2005, 100 min, 35 mm, v. o.
fr.] avec Sabine Azéma, Daniel Auteuil,
Sergi López
¬ William et Madeleine sont retraités depuis peu.
L’achat d’une nouvelle maison et la rencontre
d’un couple déclenchent un nouvel éveil à la
sensualité, inattendu et loin de l’image stéréotypée
de la retraite. « Il fallait la finesse de Sergi Lopez,
le charisme sensuel d’Amira Casar, le naturel
de Daniel Auteuil et la vivacité excentrique et
sensuelle de Sabine Azéma pour donner vie à cette
fable sur l’automne de la vie. Il fallait le Vercors en
toile de fond pour figurer le retour à la vie dans la
nature comme retour à la vie sensuelle. » (Anabelle
Nicoud, 2006)
19 h F e r n a n d - S e g u i n
Acquisitions récentes
Club Native
Réal. : Tracey Deer [Can., 2008, 49 min,
Beta num., v. o. angl.]
¬ « Dans Club Native, la cinéaste Tracey Deer
braque sa lentille sur Kahnawake, sa ville natale,
pour retracer l’histoire et fouiller la réalité
contemporaine de l’identité autochtone. Deux
règles tacites inculquées à tous les membres de
la communauté : ne pas épouser une personne
de race blanche et ne pas avoir d’enfant avec une
personne de race blanche. Les conséquences
possibles de la transgression de ces règles sont
extrêmement dramatiques pour ceux et celles qui
les subissent. » (ONF)
S UI V I DE
Byron Chief Moon
Réal. : Marlene Millar, Philip Szporer
[Can., 2007, 48 min, Beta num., v. fr.]
¬ « Danseur, chorégraphe et comédien, Byron
Chief-Moon [...] est lié à la communauté Blackfoot
Confederation [...] La mythologie ancestrale de
son peuple et son attachement pour la terre et les
siens teintent fortement ses oeuvres. Les défis,
tout comme les combats et les conflits intérieurs
auxquels il fait face en tant que membre de la
culture autochtone, homosexuel et père de trois
enfants adoptifs, circonscrivent également sa
démarche artistique. Le documentaire sonde
en parallèle sa façon d’aborder le féminin et le
masculin en tant qu’individu considéré dans la
culture autochtone comme étant doté d’un double
esprit […] » (Mouvement Perpétuel)
20 h 30 C l a u d e - J u t r a
Acquisitions récentes
Le Petit Lieutenant
Réal. : Xavier Beauvois [Fr., 2005,
111 min, 35 mm, v. o. fr.] avec Nathalie
Baye, Jalil Lespert, Roschdy Zem¬ Une femme flic se prend d’affection pour un
petit lieutenant qui pourrait avoir l’âge de son
fils disparu. Elle l’intègre dans son équipe à la
criminelle. « Il faut saluer la terrible précision
du Petit Lieutenant à décrire la routine d’un
commissariat parisien, précision rendue
possible par un long labeur d’observation, un
fétichisme du détail [...] » (François Bégaudeau,
Emmanuel Burdeau, 2003)
haut ^
16 h C l a u d e - J u t r a
Acquisitions récentes
Mondo
Réal. : Tony Gatlif [Fr., 1995, 81 min,
35 mm, v. o. fr.] avec Ovidiu Balan,
Philippe Petit, Pierrette Fesch
¬ Sans famille, Mondo est un petit gitan qui
ratisse les rues de Nice et sa zone portuaire à
la découverte de la vie. Il fera en effet plusieurs
rencontres révélatrices et généreuses. Le jeune
garçon n’appartient cependant à personne. « Porté
par des acteurs amateurs, glanés au hasard des
rues par le cinéaste qui cherchait la vérité dans la
vie et non dans le jeu, le film de Gatlif abrite un
univers marginal et poétique, où les vagues de la
mer jettent des oranges sur la plage, où les chiens
errants et les enfants sans famille se confondent et
se confortent [...] » (Martin Bilodeau, 1998)
18 h 30 C l a u d e - J u t r a
L’Espace Vidéographe présente
Paysages Mouvants
2009
Black réal. : Guillermina Buzio, Jorge
Lozano, Can.-Col., 2007, 5 min, Beta
SP, v. o. angl. ; Le Voyage d’hiver réal. :
Jean-Claude Coulbois, Qué., 2007, 4 min,
Beta SP, sans dial. ; A Folded Bridge/ Un
pont plié réal. : Vida Simon, Qué., 2007,
20 min, Beta SP, sans dial. ; Horizons réal. : France Dubois, Fr., 2003, 6 min,
Beta SP, sans dial. ; Treelogy réal. : Nicolas
Bernier, Delphine Measroch (Milliseconde
Topographie), Qué., 2007, 19 min, Beta
SP, sans dial. ; Vaisseau fantôme réal. :
Anna Woch, Qué., 2005, 11 min, Beta SP,
v. o. angl. et polonaise ; Herqueville réal. :
Pierre Hébert, Qué.-Fr., 2007, 21 min, Beta
SP, sans dial. ; Les trains où vont les
choses réal. : Nathalie Bujold, Qué.-Liban,
2006, 8 min, Beta SP, sans dial. ; Farmer’s
Requiem réal. : Ramses Madina, Can.,
2007, 9 min, 35 mm CinémaScope, v. o.
angl. Durée totale : 103 min.
¬ L’Espace Vidéographe et la Cinémathèque
québécoise présentent, avec la collaboration
d’Antitube, dans le cadre de l’Assemblée annuelle
de l’Association des arts médiatiques indépendants
du Canada, Paysages Mouvants 2009, une
programmation films et vidéos réalisée autour du
thème du paysage.
19 h F e r n a n d - S e g u i n
Henri Hiro et la culture ma’ohi
de la Polynésie française
Poroi
Réal. : Patrick Auzépy [Polynésie fr.,
2000, 72 min, DVD, v. o. fr. et tahitienne,
s.-t. fr.]
¬ « Poroi nous propose, à travers un montage
d’archives rares et de témoignages, d’aller à la
rencontre du cinéma tahitien. Ce film peut être
considéré comme un hommage au comédien,
metteur en scène de théâtre et cinéaste tahitien
Henri Hiro. En sept titres, Henri Hiro a posé
les bases d’une réflexion unique sur la culture
ma’ohi en Polynésie et l’a transcrite en langage
cinématographique cohérent. Décédé en
1990, Hiro a laissé un grand vide. » (Festival
international du film d’Amiens, 2000)
20 h 30 C l a u d e - J u t r a
Acquisitions récentes
Karakter
Réal. : Mike van Diem [P.-B., 1997,
122 min, 35 mm, v. o. néerl., s.-t. fr.]
avec Jan Decleir, Fedja van Huêt,
Betty Schuurman
¬ Un brillant avocat mène une étrange relation avec
son père, conflictuelle, indéchiffrable et basée sur
le non-dit. Lorsque son père est assassiné, le jeune
homme est immédiatement soupçonné... Oscar du
meilleur film étranger 1998. « OEuvre de montage
et de traitement habile de l’image, Karakter jongle
avec l’expressionnisme allemand, présentant des
visages presque théâtraux, dont les expressions
sont à la limite du mime et du masque de scène. Ce
film fort, d’une réalisation sans faille, aux prises de
vues audacieuses, rappelle un peu le Lars von Trier
d’Europa, avec des émotions que la distanciation
du ton transcende. » (Odile Tremblay, 1998)
haut ^
17 h C l a u d e - J u t r a
Acquisitions récentes
Les Naufragés
de la D17
Réal. : Luc Moullet [Fr., 2002, 81 min,
35 mm, v. o. fr.] avec Patrick Bouchitey,
Iliana Lolitch, Sabine Haudepin
¬ Un pilote de rallye se retrouve coincé sur
une petite route en plein coeur des Alpes-de-
Haute-Provence. Il fait face à des situations
abracadabrantes : il rencontre l’équipe de tournage
d’un western spaghetti, un sergent chassant des
terroristes irakiens, des astrophysiciens, un berger,
des vaches... « Filmer l’absurde, la folie, dans une
belle simplicité d’écriture, comme s’il n’y avait
rien de plus normal au monde, est-il façon plus
insolente — et plus hautainement belle — de dire
que le monde dont Moullet parle au moment (le
temps de la guerre du Golfe) où il situe son film ne
tourne pas tout à fait rond ? » (Emile Breton, 2002)
19 h C l a u d e - J u t r a
Acquisitions récentes
Merci pour le
chocolat
Réal. : Claude Chabrol [Fr.-Suisse.,
2001, 100 min, 35 mm, v. o. fr.] avec
Isabelle Huppert, Jacques Dutronc,
Anna Mouglalis
¬ Mika dirige les Chocolats Muller. Sa grande
amabilité bourgeoise dissimule des névroses.
Elle est nouvellement mariée à un pianiste de
renommée. Celui-ci apprend bientôt qu’il a une
fille... « Le roi Chabrol connaît non seulement son
Hitchcock sur le bout des doigts mais aussi son
Lang. Merci pour le chocolat emprunte au Secret
derrière la porte sa structure narrative qui plonge
dans une famille inconnue une Alice en quête
du pays des merveilles et qui découvre celui des
cauchemars. Tel le chocolat, les certitudes fondent
au fur et à mesure que le récit progresse. On
consommera sans modération. » (Jean Roy, 2000)
21 h C l a u d e - J u t r a
Acquisitions récentes
Brief Encounter
Réal. : David Lean [R.-U., 1946, 86 min,
16 mm, v. o. angl.] avec Celia Johnson,
Trevor Howard, Stanley Holloway
¬ Un jeune femme mène une vie monotone et
bourgeoise dans une petite bourgade anglaise
où elle vit avec son mari et ses deux enfants. Elle
rencontre un médecin avec qui elle commence une
aventure qui, pour préserver l’équilibre moral, doit
cesser : lui partira en Afrique... « Historiquement,
Brève Rencontre a marqué la découverte officielle
du cinéma anglais au premier Festival de Cannes
en 1947 [...] Ce cinéma prit place, pour quelques
années, dans le concert des festivals et le public
l’adopta. » (Jacques Siclier, 1961)
haut ^
17 h C l a u d e - J u t r a
Acquisitions récentes
The Bamboo Blonde
Réal. : Anthony Mann [É.-U., 1946,
67 min, 16 mm, v. o. angl.] avec Frances
Langford, Ralph Edwards, Russell Wade
¬ Un pilote de bombardier a une aventure avec
une chanteuse qu’il rencontre dans un club newyorkais
: il baptise son avion The Bamboo Blonde
en souvenir de celle-ci. L’avion et la chanteuse
connaîtront tous les deux la gloire. Anthony Mann
réalise ce film humble dans les années formatrices
de sa carrière, pendant lesquelles il a abordé un
peu tous les genres, comme ici avec le musicalmélodrame
de guerre, avant de se lancer dans le
film noir (années 1940), le western (années 1950)
et enfin les films épiques.
19 h C l a u d e - J u t r a
Acquisitions récentes
La Graine et le Mulet
Réal. : Abdel Kechiche [Fr., 2007,
135 min, 35 mm, v. o. fr.] avec
Habib Boufares, Hafsia Herzi,
Farida Benkhetache
¬ À 60 ans, un homme d’origine maghrébine qui
vient d’être licencié après 25 ans de travail dans
un chantier naval du Sud de la France, tente de
réaliser le rêve de sa vie : ouvrir un restaurant.
« Kechiche se situe dans la lignée convulsive et
hyperréaliste de Pialat ou Cassavetes et, comme
eux, il ne se contente pas de chercher la vérité
du moment. Il la traverse et la brûle à revers pour
qu’elle révèle une vibration, une incandescence qui
échappe à l’oeil commun. De même, dans l’ordre de
la pure représentation sociale, le cinéaste maintient
l’ambiguïté des situations et des personnages. »
(Didier Péron, 2007)
haut ^
16 h C l a u d e - J u t r a
Frédéric Back, un artiste plus
grand que nature
Abracadabra
Réal. : Frédéric Back, Graeme Ross
[Qué., 1970, 9 min, 35 mm, sans dial.]
¬ Un vilain magicien vole le soleil. Une petite fille et
trois de ses camarades le libèreront pour la plus
grande joie de tous. i Repris le mercredi 24, 16 h.
SUIVI DE
Inon ou La Conquête
du feu
Réal. : Frédéric Back [Qué., 1971,
10 min, 16 mm, v. o. fr.]
¬ Une légende algonquine racontant comment les
hommes et les animaux, d’un commun accord,
décidèrent un jour d’en finir avec le froid et d’aller
à la conquête du feu. Inon, le dieu Tonnerre,
possédait le feu mais ne voulait pas le partager
avec les hommes et s’en servait pour les effrayer.
i Repris le mercredi 24, 16 h.
SUIVI DE
La Création des
oiseaux
Réal. : Frédéric Back [Qué., 1973,
10 min, 35 mm, sans dial.]
¬ Dans cette adaptation colorée d’une légende
indienne, Back offre une interprétation mythique
de l’origine des oiseaux. « Les thèmes pour faire
des films sont infinis. Parmi les plus beaux, il
y a les légendes amérindiennes, qui expliquent
de manière fort inventive tous les phénomènes
naturels. L’inspiration y est souvent très élevée et,
en contrepartie, elles contiennent presque toujours
une surprise vraiment drôle, à la fin, qui ramène
tout à un niveau très humain ou très terrestre. »
(F. Back) i Repris le mercredi 24, 16 h.
1977,
9 min, 35 mm, sans dial.]
¬ Pour un petit garçon et son chien, le défilé de la
Fête nationale se réduit à un mur d’adultes qui
les empêche de voir. Mais lorsque tout est fini, le
petit bonhomme s’assoit dans la rue vide et son
imagination invente et recrée une fête où amour
et tendresse tiennent la vedette. i Repris le
mercredi 24, 16 h.
SUIVI DE
Illusion ?
Réal. : Frédéric Back [Qué., 1977,
12 min, 35 mm, sans dial.]
¬ Dans une nature florissante et accueillante, un
magicien vient séduire les enfants en transformant
les animaux en jouets mécaniques, pour finir par
créer autour d’eux une « mégalopole » toute en
grisaille. Les enfants devront poursuivre le magicien
et crever ce décor sinistre pour retrouver leur chère
nature joyeuse. i Repris le mercredi 24, 16 h.
SUIVI DE
Taratata !
Réal. : Frédéric Back [Qué., 1977,
9 min, 35 mm, sans dial.]
¬ Pour un petit garçon et son chien, le défilé de la
Fête nationale se réduit à un mur d’adultes qui
les empêche de voir. Mais lorsque tout est fini, le
petit bonhomme s’assoit dans la rue vide et son
imagination invente et recrée une fête où amour
et tendresse tiennent la vedette. i Repris le
mercredi 24, 16 h.
SUIVI DE
Tout rien
Réal. : Frédéric Back [Qué., 1978,
11 min, 35 mm, sans dial.]
¬ Contrairement aux animaux, un homme et une
femme se montrent continuellement insatisfaits
des bienfaits qu’il reçoivent du Tout-Puissant.
« Au lieu d’avoir, ne vaudrait-il pas mieux être
et laisser vivre le monde qui nous entoure, dont
nous méconnaissons les vrais richesses, les
vrais bonheurs sans cesse renouvelés ? Mon
ambition démesurée est d’essayer de rendre ce
message sensible à travers des images destinées
aux enfants. L’enfance est l’espoir d’une société
meilleure dans la mesure où on lui propose des
choix valables. J’espère ne pas me tromper, ni
“la” tromper. » (F. Back, 1978) i Repris le
mercredi 24, 16 h.
SUIVI DE
Crac !
Réal. : Frédéric Back [Qué., 1981,
15 min, 35 mm, sans dial.]
¬ La chaise berceuse rythme toute la vie de la famille
québécoise. Lorsque la ville envahit la campagne,
la famille se rétrécit et la chaise n’occupe plus
la place d’honneur, sauf si le gardien du musée
d’art moderne a conservé le goût de se bercer.
i Repris le mercredi 24, 16 h.
18 h 30 C l a u d e - J u t r a
Acquisitions récentes
Courts métrages
québécois
Pawn Shop réal. : Richard Jutras, Qué.,
2002, 12 min, 35 mm, v. o. fr. ; Beebe-
Plain réal. : François Delisle, Qué., 1991,
43 min, 16 mm, v. o. fr. ; Projet 3 réal. :
Maxime Giroux, Qué., 2002, 11 min,
35 mm, v. o. fr., s.-t. angl. ; Svanok réal. :
Jennifer Alleyn, Qué., 2003, 17 min,
35 mm, v. o. fr. Durée totale : 83 min.
¬ Quelques bijoux de notre collection, des courts
sur pellicule réalisés par des cinéastes qui ont
signé au moins un long métrage ces dernières
années : Richard Jutras (La Belle Empoisonneuse) ;
François Delisle (Ruth, Le Bonheur c’est une
chanson triste, Toi) ; Maxime Giroux (Demain) et
Jennifer Alleyn (L’Atelier de mon père).
19 h F e r n a n d - S e g u i n
Henri Hiro et la culture ma’ohi
de la Polynésie française
Le Château
Réal. : Henri Hiro, Jean L’Hôte [Fr., 1979,
52 min, Beta SP, v. o. fr.] avec Henri Hiro
¬ Le jeune Paraita, ne supportant plus le cadre rigide
d’une famille protestante, quitte son île natale,
attiré par la capitale où il espère trouver du travail
et des distractions. Scénarisé par Henri Hiro,
Jean L’Hôte et l’équipe de la maison des jeunes
de Papeete.
SUIVI DE
Les Immémoriaux
Réal. : Ludovic Segarra [Fr., 1982,
67 min, Beta SP, v. fr.] avec Henri Hiro
¬ Adaptation libre du récit de voyage de Victor
Segalen Les Immémoriaux (1905). Issu d’un
monde qui vivait en païen, Henri Hiro constate
le mal fait par les missionnaires qui, à coup de
bonnes paroles et de morale chrétienne, ont
réduit ce peuple à l’oubli collectif. « Dans le
documentaire, à mi-chemin entre le reportage et la
fiction (comme dans l’oeuvre de Segalen se mêlent
intimement le réel et l’imaginaire), un homme est
chargé de faire la liaison entre le présent dégradé
et l’immémorial. » (Marc Giannesine, 1987)
20 h 30 C l a u d e - J u t r a
Acquisitions récentes
Archangel
Réal. : Guy Maddin [Can., 1990, 82 min,
35 mm, v. o. angl., s.-t. fr.]
¬ Guy Maddin est déjà un cinéaste célébré lorsqu’il
lance son deuxième long métrage : Archangel. Film
d’amour, film de guerre, pastichant l’esthétique
des films muets, tourné en 1990 à Winnipeg.
« […] Suite à une conflagration du tout, sorte de
mise en fusion de Kenneth Anger et d’Eisenstein,
le film s’emballe alors en un staccato de plus en
plus possédé où l’attaque-surprise d’une tranchée
par des lapins blancs le dispute au geste d’un
courageux moujik qui étrangle un bolchevik atroce
avec ses propres intestins. » (Gérard Lefort, 1999)
haut ^
16 h C l a u d e - J u t r a
Frédéric Back, un artiste plus
grand que nature
L’homme qui plantait
des arbres
Réal. : Frédéric Back [Qué.,
1987, 30 min, 35 mm, v. fr.]
¬ Ce film d’animation évoque la vie d’Elzéar Bouffier,
berger qui entreprit vers 1910 de planter des
arbres dans une région déserte aux confins des
Alpes et de la Provence. Ce conte philosophique
de Jean Giono est narré par la douce et berçante
voix grave de Philippe Noiret, cette voix qui nous
fera toujours frémir. i Repris les vendredi
19 et jeudi 25, 16 h, en version anglaise et le
vendredi 26, 16 h, en version française.
SUIVI DE
Le Fleuve aux
grandes eaux
Réal. : Frédéric Back [Qué., 1993,
24 min, 35 mm, v. fr.]
¬ On apprend beaucoup dans ce film somptueux.
Sur l’histoire du fleuve, sur les richesses inouïes
qu’il recèle, sur ceux qui ont peuplé et peuplent
toujours ses rives. Mais, Le Fleuve aux grandes
eaux, narré par Paul Hébert, est avant tout un chant
d’amour, un hommage à un géant tranquille dont
on aurait oublié la beauté à force de la côtoyer.
i Repris les vendredi 19 et jeudi 25, 16 h, en
version anglaise et le vendredi 26, 16 h, en version
française.
SUIVI DE
Frédéric Back, la
nature avant tout
Réal. : Phil Comeau [Can., 2009, 24 min,
Beta num., v. o. fr.]
¬ Portrait intimiste sur l’oeuvre et la vie du cinéaste
d’animation Frédéric Back. Illustrateur d’un
immense talent, il a réalisé neuf films d’animation,
reçu deux Oscars et une multitude de prix
pour son travail d’artiste engagé. Homme de
passion et de conviction, son oeuvre est marquée
par un engagement indéfectible à l’égard de
l’environnement, spécialement envers la défense
des animaux, des forêts et de l’eau. Reconnu
mondialement, ce visionnaire de 84 ans continue
toujours d’éclairer nos consciences. i Repris le
vendredi 26, 16 h.
18 h 30 C l a u d e - J u t r a
Acquisitions récentes
La Raison du
plus faible
Réal. : Lucas Belvaux [Fr.-Belg.,
2006, 115 min, 35 mm, v. o. fr.] avec
Lucas Belvaux, Eric Caravaca,
Natacha Régnier
¬ Patrick et son épouse forment un couple en
difficultés financières. Elle a besoin d’acheter une
mobylette pour ses déplacements, mais lui, par
dignité, refuse l’aide de son beau-père, un homme
fortuné et méprisant. « Une colère sourde émerge
de tous les plans du nouveau film de Lucas
Belvaux [...] Sans militantisme, simplement en se
positionnant à hauteur d’homme, Belvaux dénonce
ainsi l’état actuel des choses en s’attardant aux
déboires d’individus devant qui toute perspective
d’avenir est désormais impossible. » (Marc-André
Lussier, 2007)
19 h F e r n a n d - S e g u i n
Henri Hiro et la culture ma’ohi
de la Polynésie française
Le Rescapé de
Tikeroa
Réal. : Jean L’Hôte [Fr., 1981, 91 min,
Beta SP, v. o. fr. et tahitienne, s.-t. fr.]
avec Jacques Martin, John Marai,
Manuia Taie
¬ En 1939, un gendarme français est oublié sur une
île polynésienne lors d’une tournée administrative.
Lorsque la guerre éclate, il n’en sait rien et ce n’est
que lorsqu’un navire allemand fait escale qu’il
apprend la gravité des événements. Sur le ton de la
comédie, cette fiction nous décrit les rapports entre
cet ex-gendarme, encore tout empreint de sottise
administrative, et la population de l’île, naïve mais
joyeuse. Scénarisé par Henri Hiro et Jean L’Hôte.
20 h 30 C l a u d e - J u t r a
Acquisitions récentes
Le Pressentiment
Réal. : Jean-Pierre Darroussin [Fr.,
2006, 100 min, 35 mm, v. o. fr.] avec
Jean-Pierre Darroussin, Valérie Stroh,
Amandine Jannin
¬ Un avocat décide de quitter son confort bourgeois
du XVIe arrondissement parisien pour s’installer
à Belleville, un quartier populaire, pour écrire un
roman. Pour ce dernier, un tout nouveau mode de
vie commence qui, cependant, ne tardera pas à
être perturbé... « Darroussin accouche d’un film
intriguant qui distille un charme aussi élégant que
trouble et qui possède la très grande qualité de
remettre en cause le confort des idées reçues. De
surcroit, Le Pressentiment nous révèle la griffe
d’un authentique cinéaste qu’on aura désormais
grand plaisir à suivre. » (Marc-André Lussier, 2007)
haut ^
16 h C l a u d e - J u t r a
Frédéric Back, un artiste plus
grand que nature
The Man Who
Planted Trees
Réal. : Frédéric Back [Qué.,
1987, 30 min, 35 mm, v. angl.]
¬ Narration anglaise par Christopher Plummer.
Voir jeudi 18, 16 h.
SUIVI DE
The Mighty River
Réal. : Frédéric Back [Qué., 1993,
24 min, 35 mm, v. angl.]
¬ Narration anglaise par Donald Sutherland.
Voir jeudi 18, 16 h.
18 h 30 C l a u d e - J u t r a
Acquisitions récentes
Quatre Minutes
(Vier minuten)
Réal. : Chris Kraus [All., 2006,
112 min, 35 mm, v. o. all., s.-t. fr.] avec
Monica Bleibtreu, Hannah Herzsprung,
Sven Pippig
¬ Une musicienne qui enseigne le piano à
des prisonnières
est fascinée par une jeune
délinquante virtuose. « Comme une symphonie
baroque et inachevée, l’histoire captive et émeut
au plus profond jusqu’à l’épilogue, inattendu et
magnifique, qui sublime le combat de l’artiste
et de son professeur.
Ici, la musique n’adoucit
pas les moeurs, elle révèle les caractères et fait
exploser le don comme un bombe lancée au milieu
d’une société formaliste ou autiste. » (Dominique
Borde, 2008)
19 h F e r n a n d - S e g u i n
Henri Hiro et la culture ma’ohi
de la Polynésie française
Hono, le lien
Réal. : Dominique Arnaud [Polynésie
fr., 100 min, DVD, v. o. tahitienne, s.-t.
fr.] avec Tania Mapuna, Teve Tuhipua,
Teroro Vaitu
¬ Dans Hono, le lien, dialogué par Henri Hiro,
Dominique Arnaud aborde le Tahiti des temps
anciens et le thème universel des amours
impossibles. Le film raconte l’histoire d’un jeune
homme (fils aîné d’un chef) et d’une jeune femme
(fille d’un autre chef) qui s’éprennent l’un de
l’autre. Le destin cependant va les séparer. Elle est
promise à un guerrier de son clan. Le jour de son
mariage, la princesse avoue à sa suivante qu’elle
attend un enfant de son amour caché.
20 h 30 C l a u d e - J u t r a
Acquisitions récentes
Quelque chose
d’organique
Réal. : Bertrand Bonello [Fr.-Qué., 1998,
89 min, 35 mm, v. o. fr., s.-t. angl.] avec
Romane Bohringer, Laurent Lucas,
Charlotte Laurier
¬ Les derniers instants d’un couple de Français
installés à Montréal. Gardien de zoo, Paul mène
une existence terre à terre, répétitive, et cherche
le confort tandis que Marguerite est romanesque,
lunatique et libre. Cette réalité du couple fragile
apparaît comme isolée du monde extérieur,
urbain et agressif. « Voilà un drame social, sans
cris et sans larmes, qui nous confronte à la
mort, à l’amour et à l’espoir de façon efficace. »
(Paul-Henri Goulet, 1999)
haut ^
10 h C l a u d e - J u t r a
L a F ê t e d u c i n é m a
The Cat Came Back
Réal. : Cordell Barker [Can., 1988, 8 min,
35 mm, v. o. angl.]
¬ Un homme tente par tous les moyens de se
débarrasser d’un chat qui empoisonne sa vie.
« Produit au studio de l’ONF de Winnipeg,
ce cartoon est exemplaire du sens du timing
de Cordell Barker et de l’humour décalé
caractéristique des oeuvres issues de ce studio.
Ici, tout est énergie, vigueur et course folle. »
(Marcel Jean, 2009)
SUIVI DE
L’Enfant lion
Réal. : Patrick Grandperret [Fr., 1992,
90 min, 35 mm CinémaScope, v. o. fr.]
avec Wéré Wéré Linking, Souleyman
Koli, Salif Keita
¬ En Afrique, un enfant et une jeune lionne se lient
d’amitié jusqu’à ce que leurs vies se séparent à
cause de la cruauté des hommes. Un film lumineux
qui constitue un vibrant hommage à la vie et à la
paix. « Sur une musique de Salif Keita, avec des
images en CinémaScope signées par Jean-Michel
Humeau et Grandperret lui-même, L’Enfant lion
est un spectacle rare, un grand moment de cinéma
pour toute la famille. » (Marcel Jean, 2009)
ENTRÉE LIBRE.
12 h C l a u d e - J u t r a
L a F ê t e d u c i n é m a
Le Loup gris et le
Petit Chaperon rouge
(Seri volk end krasnaja sapocka)
Réal. : Garri Bardine [URSS, 1991,
27 min, 35 mm, v. o. russe, s.-t. fr.]
¬ Les tribulations rocambolesques d’un pauvre
petit chaperon rouge qui trouve sur son chemin
le méchant loup en allant porter des gâteaux à sa
mère-grand, en France, sous la tour Eiffel. « Ce
film d’animation de pâte à modeler est aussi une
comédie musicale franchement divertissante
réalisée par un maître de cette technique. »
(Marco de Blois, 2009)
SUIVI DE
Modern Times
Réal. : Charlie Chaplin [É.-U., 1936,
87 min, 35 mm, v. o. angl., s.-t. fr.] avec
Charlie Chaplin, Paulette Goddard,
Henry Bergman
¬ Charlot se retrouve ouvrier d’usine malmené par
le rythme fou des machines. Ses malheurs le
mèneront tour à tour à l’hôpital, à la prison et dans
la rue. Dans sa dérive, il rencontrera une orpheline
en fugue dont il s’éprendra. « [...] on jubile de voir
Charlot, ce tendre vagabond, ce pauvre hère parmi
tous les démunis, résister à tant d’oppression en
demeurant le mouton noir, insouciant et farceur,
qui ne manquera pas de tomber amoureux de la
lumineuse Paulette Goddard. » (Marie-Claude
Loiselle, 2009) ENTRÉE LIBRE.
14 h 1 5 C l a u d e - J u t r a
L a F ê t e d u c i n é m a
Le Concours de
chef d’orchestre
(Lederkonkurrence)
Réal. : Lejf Marcussen [Dan., 1978,
3 min, 16 mm, sans dial.]
¬ Le visage et les mains d’un chef d’orchestre
se livrent à une étonnante compétition avec
l’enlevante musique de Berlioz. « Il s’agit de
trois minutes de pure élégance sur une partition
de Berlioz, d’un regard brillant et narquois sur les
relations entre la musique et le graphisme, inspiré
à la fois par les expérimentations de McLaren et
par l’esprit de Jacques Tati. » (Marcel Jean, 2009)
SUIVI DE
Jour de congé
Réal. : Carole Laganière [Belg.,
1989, 19 min, 35 mm, v. o. fr.] avec
Sabrina Leurquin, Isabelle Lemouline,
Yolande Moreau
¬ Une jeune fille travaillant dans un centre d’écoute
téléphonique connaît une curieuse expérience
après avoir reçu un appel à l’aide. La comédienne
et réalisatrice belge, Yolande Moreau, tient ici un
rôle inoubliable, l’un de ses premiers au cinéma.
« Une faune de personnages truculents habite ce
court métrage à la fois tendre et joyeux réalisé par
la Québécoise Carole Laganière lors de ses études
en cinéma en Belgique. » (Marco de Blois, 2009)
SUIVI DE
Cléo de 5 à 7
Réal. : Agnès Varda [Fr.-It., 1961, 89 min,
35 mm, v. o. fr., s.-t. angl.] ¬ Une jeune femme malade, hantée par la mort,
erre dans Paris en attendant son diagnostic. Par
ce film, qui se déroule en temps réel, Agnès
Varda fait son entrée de façon remarquable dans
le monde du cinéma. « Cléo de 5 à 7 [...] est un
incontournable qui explore une identité féminine
en quête d’elle-même en se frottant au vent
stimulant de la modernité. » (Gérard Grugeau,
2009) ENTRÉE LIBRE.
16 h 30 C l a u d e - J u t r a
L a F ê t e d u c i n é m a
The Boy Who Saw the
Iceberg / Le Garçon
qui a vu l’iceberg
Réal. : Paul Driessen [Qué., 2000, 9 min,
35 mm, sans dial.]
¬ Un enfant à l’imagination fertile partage sa vie entre
la routine familiale et ses rêveries. Personne ne lui
prête attention quand il sonne l’alarme, ayant été
témoin de l’imminence d’une catastrophe. « Réputé
pour ses expériences sur la narration, Paul
Driessen propose ici un film d’animation achevé
possédant — ce qui n’est pas si courant chez cet
auteur — une grande force d’émotion. » (Marco de
Blois, 2009)
S UI V I DE
Les Trois Couronnes
du matelot
Réal. : Raúl Ruiz [Fr., 1983, 122 min,
35 mm, v. o. fr.] avec Jean-Bernard
Guillard, Philippe Deplanche, Jean Badin
¬ Un marin fait la connaissance d’un étudiant. Contre
trois couronnes, l’homme de la mer accepte de
conter son histoire. Une jubilatoire machination
narrative signée par l’un des plus grands
fabulateurs du cinéma moderne. « Je venais de
voir un film de fantômes et Ruiz, l’alchimiste du
réalisme magique, semblait avoir dessiné la carte
borgésienne qui contiendrait toutes les histoires
de marins, celles du Chili et d’ailleurs. C’est
surtout ça le cinéma, une rencontre qu’on n’oublie
jamais. » (Philippe Gajan, 2009) ENTRÉE LIBRE.
19 h F e r n a n d - S e g u i n
Henri Hiro et la culture ma’ohi
de la Polynésie française
Marae
Réal. : Henri Hiro [Polynésie fr., 62 min,
DVD, v. o. tahitienne] avec David Teai,
Raymond Graffe, Tutea Itae
¬ Fiction historique, Marae retrace en détail la
cérémonie d’intronisation d’un roi sur ce lieu de
culte ma’ohi. Avec plus de 200 acteurs, danseurs,
musiciens et figurants, le film s’attache aux détails
de cette cérémonie traditionnelle aujourd’hui
disparue. Film sans dialogues avec chants et
discours en tahitien.
19 h C l a u d e - J u t r a
L a F ê t e d u c i n é m a
Rencontres sur une
table d’opération
(quatre films muets surréalistes)
Le Rêve des marmitons réal. : Segundo
de Chomón, Fr., 1908, 6 min à 18 i/s,
35 mm, muet ; Non... Tu exagères (Now
You Tell One) réal. : Charley Bowers,
Harold L. Muller, É.-U., 1926, 18 min à
22 i/s, 35 mm, muet, int. fr. ; Sur un air de
charleston réal. : Jean Renoir, Fr., 1927,
21 min à 20 i/s, 16 mm, muet ; Un chien
andalou réal. : Luis Buñuel, Salvador Dali,
Fr., 1929, 18 min à 20 i/s, 35 mm, muet.
Durée totale : 63 min.
¬ Du burlesque de Bowers aux images angoissantes
de Buñuel et Dali, en passant par l’invention
délirante de Segundo de Chomón et la poésie
magique de Jean Renoir, ce programme propose
un survol du surréalisme au cinéma. « Par ces
quatre films, nous avons voulu rendre compte de
quelques-unes des plus belles envolées du cinéma
muet dans les contrées de l’étrange. » (Marco de
Blois, 2009) ACCOMPAGNEMENT AU PIANO PAR
ROMAN ZAVADA. ENTRÉE LIBRE.
20 h 30 C l a u d e - J u t r a
L a F ê t e d u c i n é m a
Piwi
Réal. : Jean-Claude Lauzon [Qué.,
1981, 29 min, 35 mm, v. o. fr.] avec
Gaston Lepage, Charlotte Laurier,
Françoise Berd
¬ Un mésadapté, adepte de la musique western,
rencontre une jeune fille pour laquelle il éprouve
d’abord un amour à la fois naïf et charnel jusqu’à
ce que les choses basculent dans le sang.
« La visite que Piwi rend à son père à l’hospice
demeure une scène d’anthologie, peut-être
la plus forte jamais tournée par le cinéaste. »
(Marcel Jean, 2009)
SUIVI DE
Au clair de la lune
Réal. : André Forcier [Qué., 1983, 90 min,
35 mm, v. o. fr.] avec Guy L’Écuyer,
Michel Côté, Pierre Giard
¬ Deux amis, un clochard albinos et un ex-champion
de quilles, logent dans une voiture, tentant par
tous les moyens de donner sens à leur existence.
Forcier intègre ici la magie au réel et réalise un
film ample et généreux empreint de féérie et de
poésie. « Une épopée nocturne des bas-fonds
montréalais absolument jouissive ! » (Marie-
Claude Loiselle, 2009) ENTRÉE LIBRE.
22 h 4 5 C l a u d e - J u t r a
L a F ê t e d u c i n é m a
Metamorphosis
Réal. : Barry Greenwald [Can., 1975,
11 min, 35 mm, v. o. angl.] avec Bob
Green, Ali Kubik, Albert Williams
¬ Dans ce film d’animation en pixillation, un homme
se donne le défi absurde de combler au maximum
le temps qu’il perd en prenant régulièrement
l’ascenseur. « Alors que la notion de temps
libre est aujourd’hui une vue de l’esprit, ce récit
métaphorique sur l’hyperactivité n’a rien perdu de
sa pertinence. » (Marco de Blois, 2009)
SUIVI DE
Här är karusellen /
Revolver
Réal. : Stig Bergqvist, Martti Ekstrand,
Jonas Odell, Lars Ohlson ¬ Une série de vignettes hypnotiques en noir et
blanc illustrent une obsédante histoire du monde
dans laquelle les protagonistes, agissant comme
des robots, posent les mêmes gestes répétitifs.
« Un film unique, sans postérité (même dans la
filmographie de ses auteurs), qui tient autant du
cadavre exquis que de la machination diabolique. »
(Marcel Jean, 2009)
SUIVI DE
Tetsuo
Réal. : Shinya Tsukamoto [Jap., 1989,
67 min, 35 mm, v. o. jap., s.-t. fr.] avec
Tomorowo Taguchi, Kei Fujiwara,
Nobu Kanaoka
¬ Un salarymen japonais heurte mortellement,
en voiture, un étrange fétichiste ayant la manie
compulsive d’introduire des morceaux de métal
dans son corps. « Le film fait tour à tour penser
à du Svankmajer survitaminé, à du Cronenberg
hystérique, à du Tim Burton enragé et à du
Sam Raimi asiatique. » (Marcel Jean, 2009)
ENTRÉE LIBRE.
haut ^
00 h 30 C l a u d e - J u t r a
L a F ê t e d u c i n é m a
Les Quatre Voeux du
vilain et de sa femme
Réal. : Michel Ocelot [Fr., 1986, 5 min,
35 mm, v. o. fr., s.-t. angl.]
¬ Un homme et une femme réagissent stupidement
quand Saint-Martin leur offre la possibilité
de réaliser quatre voeux. Un film hilarant du
réalisateur de Kirikou et d’Azur et Asnar. « C’est
drôle, c’est grivois et, la morale est jouissive et
pleine d’esprit. » (Marcel Jean, 2009)
SUIVI DE
Old Orchard Beach P.Q.
Réal. : Michèle Cournoyer [Qué., 1981,
9 min, 16 mm, sans dial.]
¬ Sur la célèbre plage américaine où la plupart
des vacanciers sont québécois, une fille sous le
soleil brûlant se laisse séduire par ses fantasmes.
« Fidèle à ses délires surréalistes et à l’aide d’une
bonne dose d’humour noir, la cinéaste imagine
l’étreinte à la fois inusitée, mémorable et troublante
de la femme et d’un crustacé surdimensionné. »
(Marco de Blois, 2009)
SUIVI DE
Freaks
Réal. : Tod Browning [É.-U., 1932,
62 min, 35 mm, v. o. angl.] avec Wallace
Ford, Leila Hyams, Olga Baclanova
¬ Dans l’univers du cirque, des intrigues se nouent
entre des êtres qualifiés de « monstres ». « Le film
est esthétiquement et thématiquement représentatif
du film d’épouvante américain de ces années-là
(période gothique), à la différence que le recours
à de véritables handicapés et le renversement de
la notion de monstruosité [...] ont profondément
troublé les bien-pensants [...] » (Marco de Blois,
2009) ENTRÉE LIBRE.
2 h C l a u d e - J u t r a
L a F ê t e d u c i n é m a
The Curse of the
Voodoo Child
Réal. : Steven Woloshen [Qué., 2005,
4 min, 35 mm CinémaScope, sans dial.]
¬ « L’oeuvre proliférante de l’animateur indépendant
québécois Steven Woloshen atteint des sommets
avec ce film jouissif et explosif qui rappelle que
la naissance d’un enfant est aussi le résultat d’un
rapport sexuel passionné entre deux adultes. »
(Marco de Blois, 2009)
SUIVI DE
Leningrad Cowboys go
America
Réal. : Aki Kaurismäki [Finl., 1989,
79 min, 35 mm, v. o. finn. et angl., s.-t. fr.]
¬ La tournée américaine d’un groupe de rockeurs
soviétiques minables à bord d’une Cadillac.
« C’est qu’on reconnaît dans ce road movie, à
travers une Amérique peuplée de petites gens,
plusieurs des qualités propres à ce cinéaste [...] :
une façon de filmer le grotesque tout en ouvrant
sur une dimension plus élevée de l’être humain,
un regard corrosif qui n’exclut jamais la tendresse.
Cet étrange objet constitue un véritable morceau
d’anthologie ! » (Marie-Claude Loiselle, 2009)
ENTRÉE LIBRE.
3 h 4 5 C l a u d e - J u t r a
L a F ê t e d u c i n é m a
The Greatest Man
in Siam
Réal. : Shamus Culhane [É.-U., 1944,
7 min, 35 mm, v. o. angl.]
¬ Dans ce cartoon musical, le roi du Siam lance
un concours dont le gagnant se verra offrir la
main de sa fille. Des candidats se succèdent pour
présenter leurs plus beaux atours. « Produit par
Walter Lantz (le papa de Woody Woodpecker),
ce film de Shamus Culhane [...] apparaît comme
l’une des plus éblouissantes réussites du cartoon
hollywoodien classique. » (Marco de Blois, 2009)
S UI V I DE
Sweet Sweetback’s
Baadasssss Song
Réal. : Melvin Van Peebles [É.-U.,
1971, 97 min, 35 mm, v. o. angl.] avec
Simon Chuckster, Melvin Van Peebles,
Hubert Scales
¬ Un gigolo travaillant dans une maison close part
en cavale après avoir été arbitrairement arrêté
par la police. Mené à un rythme haletant, ce film
est considéré comme une oeuvre fondatrice de
la blaxploitation. « Sorte de gifle cinglante au
puritanisme et à la bienséance, brûlot politique
révolutionnaire, Sweet Sweetback… est avant tout
un diamant noir aux bords non taillés, à la surface
non polie, dont l’éclat brille encore aujourd’hui
de tous ses feux. » (Helen Faradji, 2009)
ENTRÉE LIBRE.
6 h C l a u d e - J u t r a
L a F ê t e d u c i n é m a
Dehors novembre
Réal. : Patrick Bouchard [Qué., 2005,
7 min, 35 mm, v. o. fr.]
¬ Ce film d’animation poignant et implacable
présente la mort telle qu’elle se donne dehors,
la nuit, en plein mois des morts. D’après la
chanson des Colocs. « Attentif au détail, inventif
et audacieux, [le réalisateur] plonge dans un
hyperréalisme hallucinant, épatant tant par
l’intelligence de son propos que par la fluidité de
son animation. » (Helen Faradji, 2009)
SUIVI DE
Reservoir Dogs
Réal. : Quentin Tarantino [É.-U., 1992,
99 min, 35 mm CinémaScope, v. o. angl.]
¬ Un hold-up organisé par une bande de malfrats de
deuxième ordre dégénère dans la violence à cause
de conflits de personnalité. Ce polar violent, tordu
et réjouissant, a définitivement lancé la carrière de
Quentin Tarantino. « Souvent copié, jamais égalé,
Reservoir Dogs aura marqué un tournant : celui de
l’entrée du cinéma dans une ère aussi décomplexée
que jouissive. » (Helen Faradji, 2009)
SUIVI DE
The Big Snit
Réal. : Richard Condie [Can., 1985,
10 min, 35 mm, v. o. angl.]
¬ Un vieux couple se chamaille pour des broutilles
tandis que se prépare la fin du monde. « L’humour
de Richard Condie repose sur une formidable
maîtrise de la lenteur et de la durée, à laquelle
s’ajoute un sens de la caricature hors du commun
[...], et une grande habileté à créer et à exploiter
des situations absurdes [...]. Tout cela s’inscrivant
dans le récit d’une partie de Scrabble se terminant
en guerre nucléaire. » (Marcel Jean, 2009)
ENTRÉE LIBRE.
17 h C l a u d e - J u t r a
Acquisitions récentes
Bed of Roses
Réal. : Gregory La Cava [É.-U., 1933,
67 min, 16 mm, v. o. angl.] avec
Constance Bennett, Joel McCrea,
John Halliday
¬ Deux prostituées sorties de prison prennent le
bateau pour la Nouvelle-Orléans. Pendant le
voyage, elles invitent deux hommes dans leur
cabine, les saoulent et volent leur argent. Une fois
arrivées à destination, l’une d’elles accoste un riche
éditeur et se fait passer pour une journaliste...
« Le sens de la silhouette et de la gestuelle, ainsi
qu’une direction d’acteur très libre, permettent
à La Cava de suggérer au-delà de l’apparence
imposée par les habitudes ou la censure. Bien que
le mot ne soit jamais prononcé, nul doute que le
sujet de Primrose Path ou de Bed of Roses soit la
prostitution. » (Christian Viviani, 2008)
19 h C l a u d e - J u t r a
Acquisitions récentes
Annie Oakley
Réal. : George Stevens [É.-U., 1935,
90 min, 16 mm, v. o. angl.] avec
Barbara Stanwyck, Preston Foster,
Melvyn Douglas
¬ Le résultat d’un pari pousse la jeune Annie
Oakley à faire partie du fameux spectacle de
Buffalo Bill Wild West Show. Petit à petit, Annie
gagne confiance en elle et commence à se faire
remarquer, ce qui lui vaudra d’attiser les jalousies
professionnelles. Futur réalisateur de Shane,
George Stevens en est à la moitié de sa carrière
lorsqu’il réalise ce film, témoignant déjà d’une
certaine maturité, d’un souci du détail. Entre drame
et comédie, Annie Oakley revisite aussi les mythes
de l’Ouest américain à travers une intéressante
reconstitution du show de Buffalo Bill.
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16 h C l a u d e - J u t r a
Frédéric Back, un artiste plus
grand que nature
Abracadabra
Réal. : Frédéric Back, Graeme Ross
[Qué., 1970, 9 min, 35 mm, sans dial.]
¬ Voir mercredi 17, 16 h.
SUIVI DE
Inon ou La Conquête
du feu
Réal. : Frédéric Back [Qué., 1971,
10 min, 16 mm, v. o. fr.]
¬ Voir mercredi 17, 16 h.
SUIVI DE
La Création des
oiseaux
Réal. : Frédéric Back [Qué., 1973,
10 min, 35 mm, sans dial.]
¬ Voir mercredi 17, 16 h.
SUIVI DE
Illusion ?
Réal. : Frédéric Back [Qué., 1977,
12 min, 35 mm, sans dial.] ¬ Voir mercredi 17, 16 h.
SUIVI DE
Taratata !
Réal. : Frédéric Back [Qué., 1977,
9 min, 35 mm, sans dial.]
¬ Voir mercredi 17, 16 h.
SUIVI DE
Tout rien
Réal. : Frédéric Back [Qué., 1978,
11 min, 35 mm, sans dial.]
¬ Voir mercredi 17, 16 h.
SUIVI DE
Crac !
Réal. : Frédéric Back [Qué., 1981,
15 min, 35 mm, sans dial.]
¬ Voir mercredi 17, 16 h.
18 h 30 C l a u d e - J u t r a
Acquisitions récentes
Saints-Martyrs-
Des-Damnés
Réal. : Robin Aubert [Qué., 2005,
115 min, 35 mm, v. o. fr.] avec François
Chénier, Patrice Robitaille, Isabelle Blais
¬ Un journaliste et un photographe de presse sont
envoyés dans un village où de nombreux habitants
disparaissent mystérieusement depuis plusieurs
jours. Ils font des rencontres étranges, parsemées
d’embûches, jusqu’au jour où... Film visuellement
superbe, au scénario jouissif et inégal, à la fois
polar, fantastique et western moderne, Saints-
Martyrs-Des-Damnés est le premier long métrage
du comédien et cinéaste Robin Aubert. « [...]
Aubert emprunte aussi à la tragédie classique en
reprenant à son compte [...] les deux composantes
du mythe de Faust : immortalité et immoralité. »
(Yves Bergeras, 2005)
19 h F e r n a n d - S e g u i n
Acquisitions récentes
La Conquête du
grand écran
Réal. : André Gladu [Qué., 1996, 108 min,
Beta SP, v. o. fr.]
¬ Pour les 100 ans du Cinématographe Lumière,
André Gladu réalisa ce fascinant voyage à
travers 100 ans d’histoire du cinéma au Québec.
« Structuré autour de cinq personnages (Léo-
Ernest Ouimet, Joseph-Alexandre De Sève, Paul
L’Anglais, Claude Jutra, Denys Arcand) porteurs de
leur époque, ce documentaire tisse, à travers leur
volonté commune de s’approprier le cinéma, la
trame de la grande aventure du cinéma québécois
de 1896 à nos jours. » (Rendez-vous du cinéma
québécois, 1997)
20 h 30 C l a u d e - J u t r a
Acquisitions récentes
V’la l’cinéma ou
Le Roman de
Charles Pathé
Réal. : Jacques Rouffio [Fr.-Qué., 1994,
104 min, 35 mm, v. o. fr.] avec Didier
Bezace, Yves Jacques, Isabelle Gélinas
¬ L’histoire de Charles Pathé, inventif et audacieux,
fondateur de la première maison de production, de
distribution et d’exploitation de films. « J’ai toujours
su ce que je voulais et j’ai toujours voulu ce qui
était le plus facilement réalisable et le plus avantageux
pratiquement. Je n’ai pas inventé le cinéma,
mais je l’ai industrialisé. » (Charles Pathé, 1940)
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16 h C l a u d e - J u t r a
Frédéric Back, un artiste plus
grand que nature
The Man Who
Planted Trees
Réal. : Frédéric Back [Qué.,
1987, 30 min, 35 mm, v. angl.]
¬ Voir jeudi 18, 16 h.
SUIVI DE
The Mighty River
Réal. : Frédéric Back [Qué., 1993,
24 min, 35 mm, v. angl.]
¬ Voir jeudi 18, 16 h.
18 h 30 C l a u d e - J u t r a
Acquisitions récentes
Le Voyage en Arménie
Réal. : Robert Guédiguian [Fr., 2006,
102 min, 35 mm, v. o. fr. et arménienne,
s.-t. fr.] avec Ariane Ascaride, Gérard
Meylan, Chorik Grigorian
¬ Barsam, d’origine arménienne, se dispute avec sa
fille Anna et disparaît. Celle-ci part à la recherche
de son père, ce qui la mènera en Arménie, pays
qu’elle ne connaît pas. « G uédiguian oppose
la “saloperie” du business et les excès de
l’ultralibéralisme à ce qui reflète l’âme d’un pays :
paysages, lumière, musique, convivialité. Au-delà
de sa peinture sensuelle d’une terre qui, aux yeux
de l’héroïne devient de moins en moins étrangère,
Le Voyage en Arménie propose une belle ode à la
communauté, quelle qu’elle soit, pourvu qu’elle
n’adopte pas le repli identitaire mais respecte le
moi profond de chaque individu et résiste à la
mondialisation. » (Jean-Luc Douin, 2006)
19 h F e r n a n d - S e g u i n
Acquisitions récentes
Sabbat Shalom !
Réal. : Michel Brault [Qué., 1992, 82 min,
Beta SP, v. o. fr.] avec Robert Brouillette,
Françoise Robertson, Gilbert Sicotte
¬ Dans une petite ville de banlieue, au Québec,
une communauté de Juifs hassidiques cherche
à faire réviser le règlement de zonage qui lui
interdit de construire une nouvelle synagogue.
Simon, le fils du maire, s’indigne de voir son père
s’opposer au projet et transpose dans ce conflit
tout le malaise que lui inspire sa vie familiale. Il
entreprend une étrange croisade qui lui permettra
d’en découvrir un peu plus sur lui-même et sur les
autres. S’intéressant depuis Les Noces de papier
aux couples interculturels, Brault entreprend la
même quête que son personnage principal, se
passionnant pour les autres identités qui peuplent
le Québec et aux rencontres que l’immigration
provoque, immanquablement.
20 h 30 C l a u d e - J u t r a
Acquisitions récentes
Changement
d’adresse
Réal. : Emmanuel Mouret [Fr., 2006,
85 min, 35 mm, v. o. fr.] avec Emmanuel
Mouret, Frédérique Bel, Fanny Valette
¬ Musicien, David joue du cor et vient s’installer
à Paris. Peu fortuné, il songe à la colocation et
rencontre par ce biais Anne qui dirige un petit
magasin de photocopies et voit en lui un éventuel
amant ce qui, pour ce dernier, n’est pas forcément
évident... « Les acteurs excellent dans ce va-etvient
entre psychologie et dérision-déraison.
Incongruité cocasse des silences de Fanny Valette.
Ingénuité suspecte de la logorrhée de Frédérique
Bel. Emmanuel Mouret l’acteur-réalisateur,
demeure lui, ce corps burlesque que ses premiers
films (dont Vénus et Fleur) ont révélé. » (Louis
Guichard, 2007)
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16 h C l a u d e - J u t r a
Frédéric Back, un artiste plus
grand que nature
L’homme qui plantait
des arbres
Réal. : Frédéric Back [Qué.,
1987, 30 min, 35 mm, v. fr.] ¬ Voir jeudi 18, 16 h.
SUIVI DE
Le Fleuve aux
grandes eaux
Réal. : Frédéric Back [Qué., 1993,
24 min, 35 mm, v. fr.]
¬ Voir jeudi 18, 16 h.
S UI V I DE
Frédéric Back, la
nature avant tout
Réal. : Phil Comeau [Can., 2009, 24 min,
Beta num., v. o. fr.]
¬ Voir jeudi 18, 16 h.
18 h 30 C l a u d e - J u t r a
Acquisitions récentes
Les Témoins
Réal. : André Téchiné [Fr., 2006, 112 min,
35 mm, v. o. fr.] avec Emmanuelle Béart,
Michel Blanc, Sami Bouajila ¬ Dans les années 1980, à Paris, la vague du sida
frappe de plein fouet. Manu, Adrien, Sarah, Mehdi,
Julie, à des degrés différents, chacun finira par
être concerné. « Je me suis aperçu qu’on avait
vécu l’épidémie comme l’attaque des Martiens
sur la communauté homosexuelle, surtout, mais
sur d’autres minorités aussi. Cette calamité
venait frapper de plein fouet une sexualité libre.
Et comment alors éviter le côté doloriste ? [...]
J’avais un devoir de mémoire, mais pas question
de réaliser un film mortifère, un requiem ou
une oeuvre mélancolique [...] Mes personnages
aspirent au bonheur et ils y aspirent hors du
conformisme. » (André Téchiné, 2008)
19 h F e r n a n d - S e g u i n
Acquisitions récentes
Lemoyne
Réal. : Simon Beaulieu, Benjamin
Hogue, Christian Laramée [Qué., 2005,
79 min, Beta num., v. o. fr.] ¬ « L’initiateur du happening à Montréal, le Borduas
des années soixante, le leader d’une génération, un
peintre qui a représenté des joueurs du Canadiens
de Montréal, un candidat du Parti rhinocéros,
[…] un type qui déboulait des escaliers dans un
vernissage pour attirer l’attention, un artiste qui
transforma sa maison en oeuvre d’art, […] un type
qui aimait se filmer lui-même, un des plus grands
représentants du pop-art au Canada, un polémiste,
un performeur, un tourmenté, un défenseur de la
démocratisation de l’art, un achaleur de journaliste
[…] un regard à l’état brut sur un artiste et c’est
tout. » (Vidéographe)
20 h 30 C l a u d e - J u t r a
Acquisitions récentes
The Wind that Shakes
the Barley
Réal. : Ken Loach [Irl.-R.-U.-All.-Fr.-It.-
Esp., 2006, 127 min, 35 mm, v. o. angl.]
avec Cillian Murphy, Padraic Delaney,
Liam Cunningham
¬ La répression sanglante des contestataires
républicains dans les années 1920 en Irlande :
l’existence de deux jeunes frères combattants est
déchirée. Ken Loach met en avant la nécessité
de savoir jeter un regard critique sur le passé
pour comprendre l’actualité. Palme d’or 2006
à Cannes. « Les empires réinventent tellement
l’Histoire que la vérité s’égare dans le brouillard.
On doit alors remonter le temps pour comprendre
[...] L’occupation de l’Irak par nos troupes est
indéfendable. Elle est illégale, va à l’encontre des
règlements des Nations Unies et nous couvre de
honte. » (Ken Loach, 2006)
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17 h C l a u d e - J u t r a
Acquisitions récentes
Courts métrages
d’animation
La Mort de Tau réal. : Jérôme Boulbès,
Fr., 2001, 11 min, 35 mm, sans dial. ;
L’Enfant de la haute mer réal. : Laetitia
Gabrielli, Pierre Marteel, Mathieu Renoux,
Max Tournet, Fr., 2000, 7 min, 35 mm, sans
dial. ; Un jour réal. : Marie Paccou, Fr.,
1997, 4 min, 35 mm, v. o. fr. ; Film avec
fille / Film s djevojcicom / A Film With
a Girl réal. : Daniel Suljic, Croatie, 2000,
35 mm, 9 min, sans dial. Durée totale :
31 minutes.
¬ Reposant sur des techniques variées, depuis le
dessin sur papier jusqu’à l’animation 3D, ces quatre
courts métrages d’animation ont la particularité de
dresser avec autant d’originalité que de sensibilité
des portraits de personnages féminins. Ils témoignent
de l’arrivée d’une nouvelle génération de
cinéastes d’animation vers la fin des années 1990.
SUIVI DE
La Petite Vendeuse
de soleil
Réal. : Djibril Diop Mambéty [Sén.-Suis.-
Fr., 1999, 44 min, 35 mm, v. o. wolof,
s.-t. fr.] avec Lissa Balera, Aminata Fall,
Tayerou M’Baye
¬ Sili est une petite fille qui vit sur les trottoirs
de Dakar et se déplace en béquilles. Un matin,
elle décide d’arrêter de mendier pour vendre des
journaux dans la rue. « Ce film réussit le tour de
force d’imposer un personnage puissant, qui n’a
même pas besoin de s’expliquer et se contente de
crever l’écran [...] La Petite Vendeuse de soleil est
un bijou à la fois d’ellipse et de force qui lance un
hymne au courage des héros de tous les jours. »
(Odile Tremblay, 1999)
19 h C l a u d e - J u t r a
Acquisitions récentes
Au coeur du mensonge
Réal. : Claude Chabrol [Fr., 1998,
113 min, v. o. fr.] avec Sandrine
Bonnaire, Valeria Bruni-Tedeschi,
Antoine De Caunes
¬ Une jeune fille est trouvée étranglée ; son
professeur de dessin est le dernier à l’avoir
vue vivante. Qui est le coupable ? « À l’instar
d’un vignoble, Chabrol a de bons et mauvais
crus et, parfois, de très grandes années. Au
coeur du mensonge est un bon cru, solide et
pétillant, nourrissant et sans arrière-goût ! Un
polar classique où le réalisateur de Poulet au
vinaigre mêle vaudeville teinté de cynisme,
fine étude de moeurs et enquête policière. »
(Éric Fourlanty, 1999)
21 h C l a u d e - J u t r a
Acquisitions récentes
A Scandal in Paris
Réal. : Douglas Sirk [É.-U., 1946,
100 min, 16 mm, v. o. angl.] avec George
Sanders, Signe Hasso, Carole Landis
¬ François Eugène est né en 1775 dans une prison.
C’est un escroc, séducteur, plus tard connu sous
le nom de Vidocq. Sa connaissance du crime le
conduit pourtant à devenir Chef de la sûreté...
« Voilà ce qui m’enchante chez Douglas Sirk, ce
délirant mélange : Moyen-Âge et modernisme,
sentimentalisme et raffinement, cadrages anodins
et CinémaScope endiablé. Tout ça, on le voit bien,
il faut en parler comme Aragon des yeux d’Elsa,
en délirant beaucoup, un peu, passionnément,
peu importe, la seule logique dont Douglas Sirk
s’embarrasse, c’est le délire. » (Jean-Luc Godard)
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17 h C l a u d e - J u t r a
Acquisitions récentes
The Big Sky
Réal. : Howard Hawks [É.-U., 1952,
122 min, 16 mm, v. o. angl.] avec Kirk
Douglas, Dewey Martin, Elizabeth
Threatt
¬ Deux jeunes cow-boys, embauchés par des
trappeurs français, s’engagent dans une expédition
marchande. Ils doivent remonter le Mississippi et
pénétrer en territoire indien. Avec eux, ils amènent
la fille d’un chef indien pour la rendre à sa tribu
alors qu’elle en avait été enlevée : celle-ci sera
bientôt l’objet de rivalités amoureuses. « Fidèle à
ses obsessions, Hawks décrit la rivalité de deux
hommes incarnant deux attitudes devant la vie,
que révèle leur rapport à une femme, d’autant plus
mythique qu’étrangère [...] Le charme du film vient
aussi de son rythme lent, contemplatif, calqué sur
celui du fleuve. » (Joël Magny, 1999)
19 h C l a u d e - J u t r a
Acquisitions récentes
Romanzo criminale
Réal. : Michele Placido [It., 2005,
153 min, 35 mm, v. fr.] avec
Pierfrancesco Favino, Anna Mouglalis,
Kim Rossi Stuart
¬ En Italie, des petits criminels enlèvent un homme
d’affaire et demandent une rançon. « Le film tricote
habilement les univers du crime — s’inspirant
d’une bande réelle de petits malfaiteurs romains
— et le climat terroriste des années de plomb :
attentats, enlèvement d’Aldo Moro, etc. Des
images d’archives sont mêlées à l’intrigue, nous
catapultant dans le passé. Le terrorisme, en toile
de fond, permet d’ailleurs au crime organisé de
fleurir impunément [...] Cette histoire de bruit et de
fureur va jusqu’au bout de sa démonstration, là où
l’amour et la mort se conjuguent pour sceller les
destins des héros. » (Odile Tremblay, 2007)
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