Les Sommets du cinéma d’animation, 7e édition
Les 5, 6 et 7 décembre 2008
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En 2008, pour leur 7e édition, les Sommets du cinéma d’animation de Montréal prennent de l’expansion, se hissent plus haut et visent plus loin. De simple, mais incontournable rétrospective de l’animation internationale récente qu’ils étaient, les Sommets se transforment cette année en un festival non compétitif d’une durée de trois jours. L’animation fera vibrer tous les espaces de la Cinémathèque québécoise du 5 au 7 décembre.
Au menu : une programmation diversifiée et musclée. Les programmes Les Sommets I et II proposent un nouveau tour d’horizon de la production internationale. À cette sélection de 22 films s’ajoute une anthologie de l’animation canadienne récente, les meilleures réalisations étudiantes d’ici et d’ailleurs, ainsi que The Show of Shows, une présentation d’Acme Filmworks et d’Animation World Network.
Le patrimoine du film d’animation sera mis en valeur dans les programmes de la rétrospective consacrée aux origines de l’animation française, Du praxinoscope au cellulo, préparée par les Archives françaises du film du CNC grâce au soutien du Consulat général de France à Montréal. Maître d’œuvre de cette programmation, Jean-Baptiste Garnero prononcera une conférence sur l’animation au pays de Cohl et de Grimault. Et les tout-petits (dès 3 et 7 ans) seront particulièrement heureux d’apprendre que deux programmes de la rétrospective s’adresse spécifiquement à eux. Par ailleurs, une exposition regroupant de précieuses affiches de films d’animation, conservées par la Cinémathèque, occupera le foyer Luce-Guilbeault.
Ce n’est pas tout ! La salle Norman-McLaren accueillera Textures, une installation immersive des artistes américaines Bonnie Mitchell et Elainie Lillios. L’Office national du film du Canada s’associe à une rencontre avec Malcolm Sutherland, jeune cinéaste d’un talent fou, créateur du visuel de cette septième édition, qui parlera de ses influences et de ses méthodes de travail, alors qu’Ubisoft nous familiarisera avec l’animation pour les jeux vidéo en s’appuyant sur deux productions récentes : Prince of Persia et Assassin’s Creed.
Bref, c’est tout le spectre de l’animation — du patrimoine aux nouveaux médias — qu’embrassera la Cinémathèque. Au moment de mettre sous presse, les programmateurs s’affairent à boucler la programmation et à mettre la touche finale à un catalogue qui sera publié en novembre. Il faut prévoir d’autres surprises !
Lors de leur création en 2002, les Sommets avaient comme objectif d’offrir aux cinéphiles de Québec et de Montréal la chance de voir les meilleurs films d’animation de l’année dans d’excellentes conditions. À Québec, l’événement se tiendra du 28 au 30 novembre, au Musée de
la civilisation, en collaboration avec Antitube. Au il de leur histoire, les Sommets ont proposé, en deux programmes annuels de 90 minutes chacun, la crème de la production internationale, dont plusieurs films ayant par la suite été primés ou mis en nomination aux Oscars et aux Jutra, de même que bon nombre d’œuvres couronnées dans des festivals internationaux comme Annecy, Zagreb et Ottawa.
Mais il fallait que les Sommets du cinéma d’animation de Montréal célèbrent l’art de l’animation avec plus d’éclat et d’audace, qu’ils offrent un cadre d’échange pour les artisans et qu’ils favorisent les rencontres entre les artistes et le public. Ce sera chose faite. Du 5 au 7 décembre, l’art de l’animation s’emparera de toute la Cinémathèque ! Qu’est-ce qu’on attend pour faire la fête ?
Marco de Blois
Conservateur, cinéma d’animation
Un vote du public permettra de couronner le film le plus populaire des programmes I et II.