November, 19th 2017

Temporaire

From April 28th 2017 to June 4th 2017  / 

«Scratch-2» - polyphonie de clignotements

Installation vidéo

De 1976 à 1999, la technique d’animation de la gravure sur pellicule a été le centre de mon travail cinématographique. En 2000, je l’ai délaissée pour le numérique, convaincu de ne plus jamais y revenir. Le cours des choses m’a démenti. Depuis plus d’un an, j’ai senti le besoin de me réapproprier cette technique. Comme je ne voulais pas simplement reprendre les choses où je les avais laissées, j’ai entrepris un processus évolutif en vue de redéfinir mon approche. En mai 2016, j’ai publié sur Facebook une série de trente gif’s gravés sur pellicule,  matière dont j’ai tiré un film, Scratch, triptyque-3, et une première installation vidéo montrée dans le cadre de l’exposition Hors pages au Centre Clark en janvier 2017. Il y a eu ensuite une performance présentée le 6 avril dernier à la Cinémathèque avec les musiciens Malcolm Goldstein et John Heward, dont la présente installation est le résultat direct.

Il s’agit d’un travail articulé autour de l’idée de «polyphonie de clignotements», idée qui m’est venue de l’analyse image par image du film Blinkity Blank de Norman McLaren. Cette étude m’a fait découvrir pour l’animation d’intermittences des ressources de subtilité et de complexité dont je ne me doutais pas. C’est donc inspiré à la fois par l’art McLarenien des clignotements dans Blinkity Blank et par la manière brute et physique de Len Lye dans Free Radicals - les deux films phares de ma jeunesse – que j’ai entrepris ce projet multiforme. L’idée polyphonique se joue d’abord au niveau de la succession des cadres où plusieurs registres d’intermittence se superposent. Elle s’exprime également par la juxtaposition des trois écrans qui composent l’installation,  sur lesquelles tournent trois boucles de longueurs différentes. Il en résulte un incessant décalage entre les trois bandes et des combinaisons toujours renouvelées d’images et de sons. Le retour à l’état initial est plus ou moins d’une année entière. Personne ne peut donc voir l’œuvre dans sa durée totale. À toutes fins pratiques, elle est sans début ni fin et chaque spectateur en a une expérience totalement singulière.

Pierre Hébert

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