March 6th 2017

RÉTROSPECTIVE CONSACRÉE À ALANIS OBOMSAWIN, LAURÉATE 2016 DU PRIX ALBERT-TESSIER

La Cinémathèque québécoise consacrera un cycle de programmation à la réalisatrice abénaki Alanis Obomsawin, récipiendaire du Prix Albert-Tessier 2016, plus haute distinction accordée aux cinéastes québécois. Son œuvre documentaire maîtresse sur les conditions sociales et les revendications des autochtones sera ainsi à l’honneur en nos salles du 9 mars au 5 avril. Cette rétrospective est présentée en collaboration avec l’Office national du film du Canada.

La carrière d’Alanis Obomsawin débute en sol américain dans les années 1960, alors qu’elle se fait connaître en tant que chanteuse, au fil de tournées qui la mèneront sur les planches de prisons, d’écoles, de réserves et des festivals de musique. Elle parcourt l’Amérique du Nord et l’Europe avec son répertoire de chansons autochtones de spoken word; l’album Bush Lady, paru en 1985, se démarquera particulièrement. Elle fera l’objet d’un reportage à l’émission Telescope, lors de laquelle elle sera remarquée par deux producteurs de l’ONF. Elle y fera son entrée au début des années 1970 à titre de consultante en affaires autochtones; elle y signera  son premier film Christmas at Moose Factory en 1971. S’en suivra une oeuvre au cours de laquelle Obomsawin fera résonner la voix de ses pairs, afin de dévoiler la dureté des conditions de vie des peuples des Premières Nations  (No Address, 1988), leurs révoltes (Kanehsatake: 270 Years of Resistance, 1993), ainsi que le combat sans cesse renouvelé entourant le respect de leurs terres ancestrales (Incident at Restigouche, 1984) et de leurs droits de pêche (Is the Crown at War with Us?, 2002). Elle réalisera aussi de nombreux puissants courts métrages, explorant notamment le déracinement des peuples autochtones; les enfants et les femmes des communautés sont d’ailleurs au centre des préoccupations de la cinéaste. Alanis Obomwasin sera présente lors de plusieurs projections afin d’approfondir avec le public la matière de sa cinématographie exigeante et diversifiée, et dont les préoccupations sont toujours criantes d’actualité. Le mardi 15 mars, elle sera également présente au Bar Salon de la Cinémathèque pour une session d’écoute de son album folk, Bush Lady.

La Cinémathèque québécoise, c’est le musée de l’image en mouvement à Montréal. Sa mission est d’acquérir, documenter et sauvegarder le patrimoine audiovisuel québécois ainsi que le cinéma d’animation international, collectionner des œuvres significatives du cinéma canadien et mondial, pour en assurer la mise en valeur à des fins culturelles et éducatives.

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Source :
François-Xavier Briand, chef du service des communications et du marketing (par intérim)
(514) 842-9768 # 256, fxbriand@cinematheque.qc.ca
Cinémathèque québécoise, 335, boul. De Maisonneuve Est, Montréal (métro Berri-UQAM)