From May, 24th 2012 to June, 01st 2012

Denys Desjardins et l'histoire insoupçonnée du cinéma québécois

Nous vous invitons à venir vous immerger dans une histoire qui aurait pu être fortement aride et sans saveur, celle des avancées techniques et financières du cinéma québécois depuis cinquante ans, d’un point de vue qui n’avait pas été abordé avant que Denys Desjardins ne s’y intéresse avec passion et rencontres hautes en couleur. Il est sûr qu’une telle recherche témoigne non seulement de la proximité du réalisateur avec son milieu, mais aussi d’un refus d’ériger des barrières et d'une volonté de dépasser les préjugés sur ces tribus parfois antagonistes qui composent ce que l’on appelle si facilement le « milieu » du cinéma.

C’est une occasion de venir entendre les artisans d’une industrie qui est toujours en gestation, qui ne cesse de naître et de s’affirmer, malgré des succès sans précédent. Nous comprendrons que les novateurs se retrouvent souvent dans les coins opposés du ring, tant, du côté des indépendants comme des commerciaux, la finalité semble la même. Permettre au cinéma québécois d’obtenir le meilleur budget de production afin de produire dans les meilleures conditions possibles. Les moyens pour y parvenir cependant divergent.  

En cinq films, Desjardins a brossé le portrait d’un essor.

Le film De l’Office au Box-Office, nous propose un regard historique sur le rôle et la mission publique de l’Office national du film du Canada. Avec Le Direct avant la lettre et La Vie privée d’Onyx Films, nous découvrons d’abord un groupe de cinéastes de l’ONF qui inventent des outils et une technique qui permettront au Québec et au Canada de prendre sa place dans le paysage cinématographie mondial;  puis certains cinéastes qui iront ensuite fonder la première compagnie privée de production de films, de publicités et de séries télévisées au Québec (Onyx Films) qui domina le marché canadien jusqu’en 1970 avant de connaître une fin remplie de rebondissements

Puis, les deux parties du film La Vie privée du cinéma nous invitent à découvrir les dessous de l’industrialisation (1939 à 1979), dans un premier temps,  et de la privatisation des institutions gouvernementales (1980 à 2010), dans un second temps. Une cinquantaine d’artisans, réalisateurs, acteurs, producteurs, administrateurs et politiciens témoignent et participent à cette enquête qui démontre les effets pervers d’un système de financement public axé sur le profit, la rentabilité et la capitalisation des entreprises privées.

 

 

 

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