From October, 15th 2018 to October, 30th 2018

Visconti : l'esthète et le temps

Ce fils de la noblesse milanaise aux sympathies communistes se passionne pour le théâtre tout d’abord, avant de mettre en scène des opéras, puis il amène la réalisation cinématographique à un tel point de sophistication qu’il en marque l’histoire à jamais. Nous commençons avec ses premiers films, proche du film noir comme Ossessione (1943) – seconde adaptation du roman policier Le Facteur sonne toujours deux fois de James M. Cain –, ou du néoréalisme italien comme La Terra trema (1948), pour continuer avec une série de chefs-d’œuvre immortels tels que Rocco et ses frères (1960), Le Guépard (1968) jusqu’à L’Innocent (1977) en passant par l’incontournable Mort à Venise (1970). Nous n’oublierons pas non plus ses portraits de femmes inoubliables (Bellissima), sa picturalité affirmée (Le Notti Bianche), ses adaptation de chefs-d’œuvre littéraires (L’Étranger), ses compositions de tableaux vivants raffinés(Ludwig), ses reconstitutions quasi documentaires , lorsqu’elles ne sont pas spectaculaires de la vie noble au XIXe siècle (Senso, Le Guépard, Ludwig), l’illustration de la décadence d’une classe sociale – l’aristocratie – (Senso, Le Guépard, Ludwig), son goût pour l’érotisme sublimé (Ludwig) et la beauté de ses comédiens (Sandra). Tout concourt à faire de son œuvre l’une des plus fascinantes du 7e art. Une collaboration de l’Institut italien de la Culture de Montréal et de Cinecitta, sans lesquels cette rétrospective n’aurait pu avoir lieu avec, pour seul regret, l’impossibilité de présenter Les Damnés (1969) cette année. Mais ce n’est que partie remise.

Bibliographie consacrée à Visconti.

 

 
 
 

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