07:00 pm Salle de projection principale
December, 08th 2018

Zoltan, le chien sanglant de Dracula

Director: Albert Band [É.-U.-It., 1977, 90 min, 35 mm, VF] with José Ferrer, Michael Pataki, Jan Shutan

ZOLTAN, LE CHIEN SANGLANT DE DRACULA

Dans la famille vampire, je demande le chien. Oui, Dracula en avait un. Plus précisément, un doberman féroce gardien de crypte que le Prince des ténèbres avait jadis vampirisé, épuisé qu’il était de l’entendre aboyer pour réveiller les villageois et l’empêcher de mordre ses victimes. Et, maintenant, pourquoi pas un film entier sur cette singulière créature ? Quelque part en Roumanie. Un groupe de militaires fait exploser une grotte qui n’était autre que le caveau de la famille Dracula. Zoltan, chien vampire, se réveille. Après un flasback canin (qu’il fallait quand même oser) expliquant la genèse de la bête, celui-ci va libérer un autre serviteur (humain cette fois) du maître. Et les deux de partir joyeusement, direction les États-Unis, traquer un dénommé Michael Drake, pauvre bougre ignorant être le dernier descendant de la célèbre et maléfique famille de vampires. C’est à grand coups de morsures que le chien Zoltan (oui, il a bien des incisives de vampire!) lui rappellera bientôt la chose... Oubliez, pour un temps, la gentillesse d’une Lassie et la fidélité d’un Benji. Les temps changent et les chiens font dorénavant très peur. Avant les problèmes de rage de Cujo et ceux de racisme implacables inculqués à un « chien blanc » chez Samuel Fuller, Zoltan... ouvrait clairement la voie aux peurs canines sur grand écran, cela du côté d’un cinéma d’exploitation toujours en pleine forme à la fin des années 1970. Qui pouvait alors résister à son pitch, de même qu’à ce titre français si magnifiquement évocateur. Si l’on part du principe qu’un bon plaisir psychotronique est avant tout une question de savoir-faire, faisons dès lors confiance à Zoltan… pour livrer la marchandise. Par le biais d’abord de son scénariste, Frank Ray Perilli, qui clairement connaît son sujet puisque signataire en 1972 du Gang des doberman (sur des dobermans braqueurs de banques). Aussi par le biais de la famille Band, avec à la réalisation Albert (quelques années plus tard réalisateur du cultissime Ghoulies 2) et quelque part Charles (futur producteur/distributeur d’une pléthore d’infâmes classiques jubilatoires, de Re-Animator à Crawlspace, en passant par Tourist Trap, From Beyond ou la série des Puppet Master). Que vous aimiez les films de vampires ou les films de carnage animalier, que vous aimiez les chiens ou les chauves-souris, vous êtes prévenus, Zoltan... est une tentation à laquelle il est conseillé de ne pas résister trop longtemps. (Julien Fonfrède)

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