27 Mai 2009

Henri Hiro et la culture ma’ohi

Programmation dans le cadre du festival Présence autochtone, du 12 au 20 juin à la Cinémathèque québécoise

Montréal, le 27 mai 2009 – La Cinémathèque québécoise présente, en collaboration avec la productrice Catherine Drolet, un programme de cinq séances autour du comédien, metteur en scène de théâtre et cinéaste tahitien Henri Hiro (1944- 1990). Homme de terrain intensément impliqué au sein de la vie culturelle pour la réhabilitation de la tradition ma’ohi en Polynésie française, Henri Hiro est un leader incontestable du renouveau culturel de ce peuple premier. Les six films présentés par la Cinémathèque témoignent de son engagement total et de son amour pour cette riche culture du Pacifique.

Les films scénarisés ou réalisés par Hiro révèlent son attachement et sa lutte pour la sauvegarde de la culture ma’ohi, en témoignent « (…) Le Château (1979), qui aborde les problèmes de la jeunesse tahitienne en perte de repères identitaires, et Le Rescapé de Tikeroa (1981) qui met en valeur le mode de vie ma’ohi. Voulant aussi contribuer à faire revivre avec exactitude le Tahiti des temps anciens, il a signé les dialogues de l’histoire d’amour racontée dans le film Hono, le lien (1983) de Dominique Arnaud. En réalisant Marae (1983), il a relevé le défi de reconstituer une cérémonie traditionnelle comme il ne s’en faisait plus depuis longtemps. Dans Les Immémoriaux (1982) de Ludovic Segarra, où pieds nus et vêtu d’un paréo il incarne le rôle principal, Henri Hiro réussit à graver son propos dans les mémoires qui, comme un leitmotiv, continue de résonner : « Je ne reconnais plus ma terre, ma terre ne me reconnaît plus ». » Catherine Drolet, productrice de films documentaires, les films de L’Oeil.

Vendredi 12 juin à 19h : Poroi de Patrick Auzépy [Polynésie fr., 2000, 72 min, v. o. fr. et tahitienne, s.-t. fr.] « Poroi nous propose, à travers un montage d’archives rares et de témoignages, d’aller à la rencontre du cinéma tahitien. Ce film peut être considéré comme un hommage Hiro. En sept titres, Henri Hiro a posé les bases d’une réflexion unique sur la culture ma’ohi en Polynésie et l’a transcrite en langage cinématographique cohérent. Décédé en 1990, Hiro a laissé un grand vide. » (Festival international du film d’Amiens, 2000)

Mercredi 17 juin à 19h : Le Château de Henri Hiro, Jean L’Hôte [Fr., 1979, 52 min, v. o. fr.] Le jeune Paraita, ne supportant plus le cadre rigide d’une famille protestante, quitte son île natale, attiré par la capitale où il espère trouver du travail et des distractions. Scénarisé par Henri Hiro, Jean L’Hôte et l’équipe de la maison des jeunes de Papeete. Suivi de Les Immémoriaux de Ludovic Segarra [ Fr., 1982, 67 min, v. fr.] Une adaptation libre du récit de voyage de Victor Segalen.

Jeudi 18 juin à 19h : Le Rescapé de Tikeroa de Jean L’Hôte [Fr., 1981, 91 min, Beta SP, v. o. fr. et tahitienne, s.-t. fr.] En 1939, un gendarme français est oublié sur une île polynésienne lors d’une tournée administrative. Lorsque la guerre éclate, il n’en sait rien et ce n’est que lorsqu’un navire allemand fait escale qu’il apprend la gravité des événements.

Vendredi 19 juin à 19h : Hono, le lien de Dominique Arnaud [Polynésie fr., 100 min, v. o. tahitienne, s.-t. fr.] Dans Hono, le lien, dialogué par Henri Hiro, Dominique Arnaud aborde le Tahiti des temps anciens et le thème universel des amours impossibles.

Samedi 20 juin à 19h : Marae de Henri Hiro [Polynésie fr., 62 min, v. o. tahitienne] Fiction historique, Marae retrace en détail la cérémonie d’intronisation d’un roi sur ce lieu de culte ma’ohi. Avec plus de 200 acteurs, danseurs, musiciens et figurants, le film s’attache aux détails de cette cérémonie traditionnelle aujourd’hui disparue. Film sans dialogue avec chants et discours en tahitien. Présentée dans le cadre du festival Présence autochtone, cette programmation est une coproduction de l’Institut de la communication audiovisuelle (ICA) et de Catherine Drolet, avec la collaboration de l’Institut national de l’audiovisuel (INA) et de Dominique Arnaud.

Infos programmation : www.cinematheque.qc.ca

La Cinémathèque québécoise est le musée de l'image en mouvement, à Montréal. Organisme à but non lucratif, la Cinémathèque est un lieu de diffusion dont la mission est de collectionner, conserver, documenter et interpréter des œuvres du cinéma, de la télévision et des nouveaux médias afin de les mettre en valeur dans une perspective historique, artistique et pédagogique.

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