28 Mai 2013

Jean Dansereau, une performance unique d’Alex MacKenzie et la découverte de Diane Dupuis en juin à la Cinémathèque québécoise

La rentrée estivale québécoise et canadienne de cette 50e année d’existence de la Cinémathèque s’annonce des plus captivantes. Nous revisiterons l’œuvre de Jean Dansereau, nous nous transporterons dans l’univers fascinant des fonds marins au fil d’INTERTIDAL, l’impressionnante performance artistique d’Alex MacKenzie, pour finalement se plonger dans la filmographie d’une jeune Diane Dupuis, cinéaste adolescente des années 1960.

Jean Dansereau, monteur, réalisateur et producteur- du 5 au 28 juin
Disparu en avril dernier, Jean Dansereau fut une figure marquante du cinéma québécois, que ce soit pour son travail à l’Office national du film ou dans le secteur privé. Dansereau deviendra un pilier de l’organisation du secteur de la production et de la distribution du cinéma indépendant pendant les années 1960 et 1970. Afin d’honorer sa mémoire, nous proposons une sélection d’œuvres dont il a assuré la réalisation, notamment À soir on fait peur au monde (coréalisation avec François Brault), sur l’arrivée de Robert Charlebois en France en 1969 ou La Guerre des pianos (coréalisation Jean-Claude Labrecque, 1969), ainsi que des films auxquels il aura participé à titre de monteur ou de producteur, comme le monumental documentaire Saint-Jérôme (1968), qu’il monta pour son frère Fernand, ou alors l’incontournable Le Confort et l’indifférence (1982) de Denys Arcand, dont il fut le producteur avec Roger Frappier.

INTERTIDAL- Le mercredi 5 juin à 20h45
Événement unique. Le cinéaste expérimental Alex MacKenzie s’arrête pour un soir à Montréal pour nous présenter en exclusivité INTERTIDAL, son exploration « submersive » des marées et de la vie marine des côtes de l’ouest canadien. S’inspirant du travail scientifique du biologiste américain Ed Ricketts et du cinéaste français Jean Painlevé, INTERTIDAL se décline en une double projection 16mm, associant la fragilité de la vie marine à celle de la pellicule elle-même. Co-présenté avec Double Négatif, le mercredi 5 juin, salle Claude-Jutra.

Diane Dupuis, jeunesse années soixante- Le mercredi 12 juin à 18h30
La Cinémathèque québécoise a été informée il y a quelques mois de la découverte des films de Diane Dupuis, cinéaste indépendante des années 1960, jusqu’alors inconnue. Nous présentons ainsi ses trois films encore visibles, réalisés avant ses 17 ans, soit La Giboulée (1965), Veulent (1966) et Les Amazones (1966), aux sensibilités éphèbes, se penchant sur les dynamiques entre jeunes filles, la difficulté des rapports entre garçons et filles, ainsi que sur l’errance et la soif de vivre de la jeunesse. On retrouve notamment dans ces œuvres Michel Desautels, animateur phare de la radio de Radio-Canada, ainsi que l’acteur Gilbert Sicotte, et ce, à leurs débuts. Les trois films de Diane Dupuis ont été numérisés grâce aux efforts jumelés du Centre Daïmôn de Gatineau et de Tenzier de Montréal. La Cinémathèque québécoise les projette donc le mercredi 12 juin prochain, salle Claude-Jutra à 18h30, en présence de Dupuis elle-même, ainsi que d’Éric Fillion, chercheur et historien, et Guillaume Lafleur, directeur général et artistique du Centre Daïmôn.

La Cinémathèque québécoise, c’est le musée de l’image en mouvement à Montréal. Sa mission est de sauvegarder le patrimoine audiovisuel mondial, en privilégiant les œuvres québécoises, canadiennes et le cinéma d’animation international, pour le mettre en valeur à des fins culturelles et éducatives.

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Source : Catherine Vien-Labeaume, attachée de presse et de promotion
514.842.9768 poste 255, —cvienlabeaume@cinematheque.qc.ca
Cinémathèque québécoise —335, boul. De Maisonneuve Est, Montréal (métro Berri-UQAM)