4 Juin 2013

Mégas-bios, cinéma italien et hommage à Marie Trintignant cet été à la Cinémathèque québécoise

Les amateurs de cinéma international n’auront pas de répit cet été à la Cinémathèque! Le cycle spécial Mégas-bios lancera le bal avec la présentation du classique Ivan le Terrible le 6 juin. Puis, place au cinéma italien avec une rétrospective consacrée à Gianni Amelio et un tout nouveau festival de cinéma contemporain. Finalement, un hommage à la grande actrice française Marie Trintignant viendra clore la saison estivale, avant la pause du mois d’août.

Ivan le Terrible/Mégas-bios - À compter du 6 juin
Réalisation majeure, joyau du patrimoine cinématographique, monumental, grandiose, tels sont les qualificatifs que l’on associe à Ivan le Terrible (1944) du maître Sergei M. Eisentein, œuvre d’une durée totale de trois heures et déclinée en deux parties. La Cinémathèque québécoise possède une copie 35mm d’une qualité exceptionnelle de cette œuvre colossale, qui peut dorénavant être présentée avec sous-titres électroniques en français. Nous convions donc le public à découvrir les deux volets de cette œuvre magistrale à la salle Claude-Jutra; Ivan le Terrible 1, le jeudi 6 juin à 20h30 et le vendredi 7 juin à 18h30, puis Ivan le Terrible 2, le jeudi 7 juin à 20h30 et dimanche le 9 juin à 19h. En complément, nous proposons en projections marathon trois films récents qui reprennent cette forme de la biographie monumentale : Che de Steven Soderbergh, Mesrine de Jean-François Richet et Carlos d’Olivier Assayas.

Gianni Amelio, l’intelligence du cœur - Du 13 au 23 juin
Actif depuis les années 1970, Gianni Amelio fait partir de la génération souvent négligée du cinéma italien qui a eu la lourde tâche de succéder au néoréalisme et aux Olmi, Taviani et Bertolucci. Amelio a réalisé neuf longs métrages, en plus d’avoir beaucoup travaillé au petit écran italien. D’une lucidité inébranlable et parfois douloureuse, Amelio confronte des personnages minutieusement construits à l’Histoire, grande ou intime, et à la fragilité des relations humaines : les entrepreneurs sans scrupules de Lamerica (1994, le vendredi 14 juin, 20h45) rattrapés par le passé de l’Italie,  le juge de Portes ouvertes (1990, le vendredi 14 juin 16h) confronté au conformisme et à la bêtise ordinaire, la famille inventée où s’évadent les Enfants volés (1992, le samedi 15 juin 21h), Soulignons aussi la première québécoise de son plus récent film Le premier homme d’après le roman autobiographique d’Albert Camus (International Critics' Award (FIPRESCI), Festival de Toronto, 2011). La rétrospective se déroulera en présence du cinéaste et de Jean Gili, spécialiste du cinéma italien.

Festival du film contemporain italien- Du 26 au 30 juin
Un tout nouveau rendez-vous cinéphilique voit le jour avec l’avènement du Festival du film italien contemporain, pendant montréalais du Italian Film Festival de Toronto. Cet évènement vous fera découvrir le cinéma italien récent sous toutes ses formes et toutes ses provenances. Au menu, Reality, le nouveau film du réalisateur de Gomorra, Matteo Garrone; la comédie noire Una famiglia perfetta(Paolo Genovese, 2012) mettant en vedette le grand Sergio Castellito; deux comédies politiques mordantes (Viva l’Italia de Massimiliano Bruno, 2012, et Benvenuto Presidente!, de Riccardo Milani, 2012); et plusieurs drames réalistes qui explorent la société italienne contemporaine – immigration (Itaker, Toni Trupia, 2012), solitude (Il commandante e la cicognade Silvio Soldini, 2012) et contestation politique (Diaz, nonpulite questo sangue, Daniele Vicari, 2012). Présenté en collaboration l’Institut culturel italien de Montréal.

Marie Trintignant, la grâce perdue - Du 3 au 20 juillet
Marie Trintignant nous quittait il y a dix ans dans des circonstances tragiques, conférant une aura des plus précieuses aux images qu’elle nous a léguées. De ses débuts au cinéma au côté de son père Jean-Louis Trintignant dans les films de sa mère Nadine jusqu’à l’ultime Janis et John (Samuel Bencherit, 2003, présenté le samedi 13 juillet à 19h), l’actrice aura participé à quelques soixante films. D’une beauté et d’une grâce inconsciente, on se souvient de sa voix rauque et de son regard assoupi, portant comme peu d’actrices la fantaisie et un mal-être très contemporain, fait d’absence et de décalage. La Cinémathèque québécoise présente donc neuf titres tirés de ses collections notamment ses collaborations avec Claude Chabrol (Betty et Une affaire de femmes), et  Michel Deville (Nuit d’été en ville).

La Cinémathèque québécoise, c’est le musée de l’image en mouvement à Montréal. Sa mission est de sauvegarder le patrimoine audiovisuel mondial, en privilégiant les œuvres québécoises, canadiennes et le cinéma d’animation international, pour le mettre en valeur à des fins culturelles et éducatives.

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Source : Catherine Vien-Labeaume, attachée de presse et de promotion, 514.842.9768 poste 255 —cvienlabeaume@cinematheque.qc.ca Cinémathèque québécoise —335, boul. De Maisonneuve Est, Montréal (métro Berri-UQAM)