31 Janvier 2012

Un débat et des hommages à deux pionniers du monde cinématographique québécois en février à la Cinémathèque québécoise

La Cinémathèque québécoise consacre sa programmation québécoise de février à deux figures de proue du monde artistique d’ici, l’écrivain Hubert Aquin et le peintre, photographe et cinéaste Omer Parent. Mais c’est avec un débat autour de la projection-événement Épopée- L’état des lieux que nous ouvrons le bal.

Épopée : le débat, le 4 février
Cinéaste de renom, Rodrigue Jean (Full Blast, Yellowknife, Lost Song) dirige depuis plusieurs années des ateliers de cinéma au sein de l’organisme REZO, établi dans le Centre-Sud de Montréal. Quinze hommes fréquentant l’organisme et des professionnels du cinéma forment depuis 2009 l’équipe d’Épopée. Depuis le 12 janvier, Dazibao, en résidence à la Cinémathèque, présente à la salle Fernand-Seguin Épopée – L’état des lieux, la version intégrale d’un projet documentaire web collectif inspiré par Rodrigue Jean. Le long métrage Épopée – L’état du moment qui en a été tiré questionne notre société de plus en plus inégalitaire, ainsi que la notion d’auteur et les modes habituels de production de films au Québec et au Canada. C'est pour réfléchir à ces notions, et à bien d'autres, que Dazibao et la Cinémathèque québécoise, en étroite collaboration avec Rodrigue Jean, organisent une soirée de réflexion et de débat autour de l’événement Épopée, du site Web documentaire au long métrage, en passant par la mise en espace avec, en arrière plan, un retour sur la carrière inspirée du cinéaste. Une assemblée d’universitaires, de cinéastes, de participants au projet et de travailleurs sociaux délibèreront suite à la projection du long métrage qui débutera à 20 heures, le samedi 4 février, en clôture de la rétrospective que nous lui avons consacrée.

Télé-Aquin, du 1er au 10 février
Décédé tragiquement en 1977, la destinée complexe d’Hubert Aquin ne cesse d’inspirer les créateurs contemporains. La cinéaste Anne Émond a notamment remis sur le devant de la scène la figure incontournable de cet écrivain au cours de son long métrage Nuit #1. Politiquement engagé et figure importante de la révolution tranquille, Hubert Aquin a été l’un des plus grands romanciers québécois de la fin du 20e siècle. Afin de célébrer ce personnage singulier, la Cinémathèque québécoise présente Aquin à la fois comme dramaturge avec
quatre téléthéâtres signés de sa plume et réalisés par Louis-Georges Carrier (Double-sens (1972), 24 heures de trop (1969) et Table tournante (1968)) ainsi qu’Oraison funèbre (1962), réalisé par Aimé Forget, puis à travers une série de rencontres captivantes qu’il a faites, au début des années 1960, pour l’émission Premier plan, avec l’auteur britannique Aldous Huxley (Le meilleur des mondes, 1932), le compositeur français Francis Poulenc et, l’une des têtes du «nouveau roman», Michel Butor.

Omer Parent, pionnier secret, les 9 et 10 février
L’oeuvre cinématographique d’Omer Parent, compagnon d’armes d’Alfred Pellan et fondateur de ce qui deviendra l’École des arts de l’Université Laval à Québec, a été relativement ignorée jusqu’à ce jour. Ainsi, la Cinémathèque québécoise sort de l’ombre les documentaires et fictions de Parent, réalisés entre le début des années 1930 jusqu’aux années 1960. La vie d’Émile Lazo (1937), pièce maîtresse de cette programmation, suit les déboires d’un peintre moderniste confronté au monde affairiste et médiocre de l’époque duplessiste, et est considéré par plusieurs comme étant le premier film de fiction québécois encore existant. Deux figures de proue de la vie culturelle de l’époque tiennent la vedette de cette production, le caricaturiste et peintre Robert LaPalme, qui signe aussi le scénario du film, ainsi que le peintre Jean-Paul Lemieux. Présenté par Guillaume Lafleur, directeur artistique d’Antitube, organisme basé à Québec et voué à la diffusion du cinéma d’auteur, le jeudi 9 février, 20h30, à la salle Claude-Jutra et repris le 10 février à 16h.

Pour tous les détails sur la programmation : www.cinematheque.qc.ca.
La Cinémathèque québécoise, c’est le musée de l’image en mouvement à Montréal. Sa mission est de sauvegarder le patrimoine audiovisuel mondial, en privilégiant les oeuvres québécoises, canadiennes et le cinéma d’animation international, pour le mettre en valeur à des fins culturelles et éducatives.

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Source : Catherine Vien-Labeaume, attachée de presse et de promotion
514.842.9768 poste 255, cvienlabeaume@cinematheque.qc.ca
Cinémathèque québécoise, 335, boul. De Maisonneuve Est, Montréal (métro Berri-UQAM)