9 Janvier 2013

Un retour en force de la programmation internationale en janvier à la Cinémathèque québécoise

La Cinémathèque québécoise entame 2013 en grand avec une rentrée internationale impressionnante. Le tout débute avec un survol de l’œuvre d’une figure marquante du cinéma français du siècle dernier, Georges Franju, ainsi que le passage du cinéaste contemporain James Benning. Ensuite, la Cinémathèque donne carte blanche à son pianiste en résidence Gabriel Thibaudeau pour célébrer 25 ans de collaboration, en plus de se consacrer au film noir des années 1940-1950 ainsi qu’à la production cinématographique indienne. Finalement, le cycle Mouvement, corps et cinéma scientifique nous transporte dans l’univers du cinéma médical et ce, tout en musique!

Franju, songes et réalités- Du 17 janvier au 17 février
Cinéphile avant tout, Georges Franju aura embrassé tous les aspects du 7e art comme peu l’ont fait. D’abord décorateur de théâtre, il cofonde avec Henri Langlois en 1936 la Cinémathèque française, et se consacre à la conservation du cinéma. Il signe en 1948 son premier film documentaire solo, Le Sang des bêtes, puis tournera plusieurs courts métrages documentaires dans les années 1950. Il passe à la fiction en 1958 avec La Tête contre les murs. La Cinémathèque québécoise propose un retour sur l’œuvre forte et poétique de Franju, qui culmine avec des œuvres aux accents oniriques et fantastiques comme Les Yeux sans visage (1960), Judex (1963) et Nuits Rouges (1974).

James Benning/ Martin Beck- Les 17 et 18 janvier
Dans le cadre de l’exposition Martin Beck, the particular way in which a thing exists, présentée à la Galerie Leonard et Bina Ellen jusqu’au 26 janvier, la Cinémathèque présente deux films de James Benning dont le travail intéresse particulièrement l’artiste visuel Martin Beck. En premier lieu, jeudi le 17 janvier à 18h30, Benning revisite le classique de Dennis Hopper, Easy Rider (1969). Tournée dans les mêmes lieux que le film original, cette version est axée sur la notion de lieu, et propose une réflexion sur la contreculture d’aujourd’hui. La projection sera suivie d’une discussion entre James Benning et Martin Beck. Puis, en deuxième lieu, vendredi le 18 janvier à 18h30, Nightfall (2011), plan fixe de 97 minutes de son et de lumière en pleine transformation dans une forêt, près du sommet de la Sierra Nevada, à la tombée de la nuit.

Carte blanche à Gabriel Thibaudeau- Du 18 janvier au 29 mars
Janvier 2013 marquera la 25e année de résidence à la Cinémathèque du pianiste émérite Gabriel Thibaudeau, qui y accompagne les projections de films muets. Pour souligner cet anniversaire, nous lui avons offert carte blanche. Il a donc sélectionné sept grands films muets, qu’il accompagnera au piano lors des projections, notamment Slums of Berlin (1925) de Gerhard Lamprecht et The General (1925) de Buster Keaton et Clyde Brockman. Gabriel Thibaudeau rencontrera le public dans le foyer Luce-Guilbeault après chaque projection.

Cinéma de genre : Noirs classiques- Du 17 janvier au 13 avril
La case horaire ‘‘cinéma de genre’’ sera dédiée entièrement au film noir des années 1940-1950 et ce, jusqu’en avril. La Cinémathèque présentera quelques incontournables, dont The Big Sleep (1946) et Kiss Me Deadly (1955), ainsi que quelques curiosités tirées de nos collections comme Please Murder Me (1956). Des rendez-vous à ne pas manquer avec des maîtres tels Howard Hawks ou Billy Wilder, et des acteurs de renom comme Humphrey Bogart et James Cagney.

Bollywood et au-delà- Du 23 janvier au 17 avril
Statistique étonnante, l’Inde est le plus grand producteur de films, devançant les États-Unis et le Japon. On ne connait pourtant qu’une infime partie de cette production, qui sera centenaire en 2013. Caroline Tabah, spécialiste du cinéma indien et enseignante à l’UQAM a sélectionné pour nous des œuvres qui reflètent la diversité de cette cinématographie, de Bollywood au cinéma d’auteur. Fait à souligner, le cinéaste Shyam Benegal, à qui l’on doit Le Rôle, nous rendra visite en avril prochain. Une présentation de la Cinémathèque québécoise, en collaboration avec la Chaire René Malo.

Mouvement corps et cinéma scientifique- Les 31 janvier, 7 et 14 février
Le cinéma scientifique des premiers temps s’est penché sur les mouvements anormaux du corps humain. Corps brisés, hystériques, difformes, l’humain s’y révélait aussi spectaculaire qu’étranger. En trois séances, accompagnées de performances musicales inédites et présentées par Martin Bonnard, la Cinémathèque québécoise projette ces films lointains restaurés qui reproduisent les rythmes d’une altérité toujours intrigante. Ne manquez pas une occasion unique de découvrir les restaurations de The Vincenzo Neri Medical Collection (Film medici di Vincenzo Neri 1906-1918) et La Neuropatologia (1906-1918) de Camillo Negro et Roberto Omegma.

La Cinémathèque québécoise, c’est le musée de l’image en mouvement à Montréal. Sa mission est de sauvegarder le patrimoine audiovisuel mondial, en privilégiant les œuvres québécoises, canadiennes et le cinéma d’animation international, pour le mettre en valeur à des fins culturelles et éducatives.

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Source : Catherine Vien-Labeaume, attachée de presse et de promotion
514.842.9768 poste 255, —cvienlabeaume@cinematheque.qc.ca
Cinémathèque québécoise —335, boul. De Maisonneuve Est, Montréal (métro Berri-UQAM)