28 Mai 2012

Une programmation québécoise et canadienne sous le thème de l’engagement politique, social et artistique en juin à la Cinémathèque québécoise

La rentrée estivale de la programmation québécoise et canadienne de la Cinémathèque québécoise fera écho aux bouleversements actuels qui secouent le Québec. Ainsi, nous revisiterons l’oeuvre de figures de proue de l’engagement social et politique de la Belle Province. Du 6 au 27 juin, Rencontres avec cinq femmes remarquables propose cinq portraits de femmes profondément militantes, puis Louis Portugais, critique du pouvoir, du 8 au 22 juin, revisite l’oeuvre du cinéaste politiquement engagé, disparu il y 30 ans.

Rencontres avec cinq femmes remarquables - du 6 au 27 juin
Cinq séances consacrées à des pionnières du militantisme québécois du XXe siècle, des femmes inébranlablement dévouées à la justice sociale sous ses nombreuses déclinaisons, qui ont fait l’objet de documentaires au cours des dernières années. Partant d’un hommage à Madeleine Parent, décédée récemment, par le biais de l’oeuvre Madeleine Parent : Tisserande de solidarités (Sophie Bissonnette, 2001), cette programmation souligne aussi l’engagement de Laure Gaudreault (Rencontre avec une femme remarquable : Laure Gaudreault, de Iolande Cadrin-Rossignol, 1983), Léa Roback (Des lumières dans la Grande Noirceur, de Sophie Bissonnette, 1991), Simonne Monet-Chartrand (Une vie comme rivière, d’Alain Chartrand et Diane Cailhier, 1996) et Irene Kon (Irene the Lionhearted, de Josephine Mackay, 2006). La projection des documentaires sur ces contestatrices d’un autre temps se fera en présence des cinéastes, du 6 au 27 juin. Le court d’Éve Lamont, Le moteur de l’histoire (2000), fera aussi partie de la programmation.

Louis Portugais, critique du pouvoir - Du 8 au 22 juin
Le cinéaste Louis Portugais fut une figure phare de l’ébullition culturelle de la Révolution Tranquille; outre ses films dits « engagés », Portugais fut l’un des fondateurs de la maison d’édition de L’Hexagone, en plus d’avoir été un des piliers du Studio français de l’Office national du film du Canada dans les années 1960 et, incidemment, responsable de la venue de Gilles Carle au cinéma. Un curriculum étoffé, pour un artiste trop peu connu. Ainsi, la Cinémathèque québécoise propose un retour sur sa filmographie, en trois séances qui se pencheront sur ses différents volets, allant du film politique (Notes sur la contestation, 1974, et Jeunesse année zéro, 1964), de la fiction (Les 90 jours, 1959) et du film sur l’art, dans une série de courts métrages sur des artistes allant de Pellan à Saint-Denys Garneau. Une oeuvre aux résonnances encore actuelles, à découvrir du 8 au 22 juin.

La Cinémathèque québécoise, c’est le musée de l’image en mouvement à Montréal. Sa mission est de sauvegarder le patrimoine audiovisuel mondial, en privilégiant les oeuvres québécoises, canadiennes et le cinéma d’animation international, pour le mettre en valeur à des fins culturelles et éducatives.

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Source : Catherine Vien-Labeaume, attachée de presse et de promotion
514.842.9768 poste 255, cvienlabeaume@cinematheque.qc.ca
Cinémathèque québécoise, 335, boul. De Maisonneuve Est, Montréal