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18 h 30 Claude-Jutra
Polars Québec 1970
Une nuit en Amérique
Réal. : Jean Chabot [1974, Qué., 93 min, 35 mm, VOF] avec Robert Rivard, Guy L'Écuyer, Jocelyne Goyette
Un récit qui dépasse son anecdote première : l'enquête menée par deux détectives pour découvrir la cause de morts suspectes. Avec une esthétique que Chabot voulait entre burlesque et tragique, le film défie toute logique, déroute le spectateur, l'appelle à imaginer autre chose. Le plaisir de l'image justement, le mélange des tonalités, l'émergence de l'insolite dans le réalisme. Un film à redécouvrir avec, à l'esprit, l'œuvre ultérieure du cinéaste qui se termina du côté de Mack Sennett et des voyages imaginaires.
19 h Fernand-Seguin
Trésors de la collection télévision
Angelo's Film
Réal. : Peter Forgács [1999, Hongr., 60 min, Beta SP, VOA]
Durant la Deuxième Guerre mondiale, Angelos Papanasstassiou a filmé le quotidien en Grèce sous l'Occupation italienne et bulgare. Ces images personnelles et amateurs sont ici assemblées par Peter Forgács pour devenir l'une des narrations de cette guerre.
SUIVI DE
Meanwhile Somewhere... 1940-43 (An Unknown War No. 3) / Miközben valahol… 1940-43 (Az ismeretlen háború 3)
Réal. : Peter Forgács [1994, Hongr., 51 min, Beta SP, VOSTA]
Film de montage utilisant des images amateures filmées durant la Deuxième Guerre mondiale, Meanwhile Somewhere..., à travers un langage audiovisuel minimaliste, témoigne de l'humiliation et de la souffrance qui l'ont marquée. Les histoires d'hommes et de femmes anonymes s'y répondent en différents lieux et différents moments.
20 h 30 Claude-Jutra
Flashback sur le Festival International du Film de Montréal
Mankind
Réal. : Stan VanDerBeek [1967, É.-U., 1 min, 35 mm, SD]
Illustration du vieillissement de l'homme à l'aide d'un montage d'images formant une mosaïque de l'existence humaine. Par le grand maître de l'underground américain, Stan VarDerBeek.
SUIVI DE
La Vieille Dame indigne
Réal. : René Allio [1965, Fr., 94 min, 35 mm, VOF] avec Sylvie, Malka Ribowska, Victor Lanoux
Adaptée d'une nouvelle de Brecht, l'histoire d'une veuve qui fait l'expérience de la liberté. « Le propos du film est, en fait, la petite morale de la vie octogénaire qui accède à l'objectivité. Et c'est très scandaleux d'être objectif. » (R. Allio, 1965) EN PRÉSENCE DE PIERRE JUNEAU.
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16 h Claude-Jutra
Petite histoire du documentaire
Deux incontournables : Joris Ivens
Pour le mistral réal. : Joris Ivens [Fr, 1966, 30 min, 35 mm, VOF]; Une histoire de vent réal. : Joris Ivens, Marceline Loridan [Fr., 1988, 76 min, 35 mm, VOF].
Pour paraphraser Patrick Leboutte : « … Le documentaire est d’abord l’expression d’un rapport au monde et l’exercice d’un regard devenu geste par lequel un film accède AU CINEMA. » Deux cinéastes illustrent cette démarche exemplaire dans des œuvres plus complémentaires qu’il n’y paraît à première vue. Surtout que leur long parcours permet de mieux saisir la grande diversité d’approche du documentaire : Johan van der Keuken et Joris Ivens dont je vous propose quatre œuvres dans le temps. PRÉSENTÉ PAR ANDRÉ PÂQUET
18 h 30 Claude-Jutra
Regards croisés : Starewitch et Wes Anderson
Le Roman de Renard
Réal. : Ladislas Starewitch [1930, Fr., 65 min, 35 mm, VOSTA]
Principal protagoniste de ce classique de l’animation adapté d’un conte ancien, Maître Renard est un fin finaud passé maître dans l'art de duper tout le monde, jusqu'au jour où le roi Lion ordonne qu'on l'arrête et qu'on l'emprisonne. Heureusement, notre héros a plus d'un tour dans son sac. La morphologie et la gestuelle des animaux dans le long métrage récent de Wes Anderson, Fantastic Mr. Fox, font nettement écho au style développé par Ladislav Starewitch. « Un super remue-ménage médiéval avec chaumines enfumées et enneigées, castels fortifiés avec remparts hérissés, échauguettes et gens du guet, affrontements guerriers et sérénades amoureuses, hermine et brocart à ramages, armures étincelantes, dorures et étendards, ripailles et étripages... Une importante figuration, d'impressionnants de foules, du grand spectacle ! » (Michel Roudevitch, 1990)
19 h Fernand-Seguin
Trésors de la collection télévision
Pierre et le Loup récité par Brel
Réal. : Serge Leroy [1963, Belg., 33 min, Beta SP, VOF]
Le Grand Orchestre symphonique de la RTBF, sous la direction d'André Vandernoot, interprète Pierre et le Loup de Sergei Prokofiev avec comme récitant Jacques Brel.
SUIVI DE
Je m'appelle Jacques Brel
Réal. : Jacques Pessis, Philippe Paymal [1997, Belg., 55 min, Beta SP, VOF]
Entièrement composé d'archives de la télévision belge, Je m'appelle Jacques Brel donne la parole à l'une des personnalités belges les plus connues du XXe siècle, l'une de celles qui ont su le mieux exprimer leur pays à travers le monde.
20 h 30 Claude-Jutra
Regards croisés : Starewitch et Wes Anderson
The Bug Trainer (Vabzdziu dresuotojas)
Réal. : Rasa Miskinyte [2008, Lit.-Pol., 53 min, 35 mm, VA]
Ce documentaire se propose de « décrypter » la pensée artistique de Starewitch, depuis ses premières animations « entomologiques » réalisées en Russie avec des insectes naturalisés, jusqu'à ses films d'animation de marionnettes produits en France. Il comprend des scènes reconstituées, du contenu biographique, des extraits de films d'archives et des interventions d'experts : historiens du cinéma, critiques et animateurs. Parmi ceux-ci, il faut souligner la participation des frères Quay. Un complément indispensable pour mettre Le Roman de Renard en perspective et faire le lien avec Fantastic Mr. Fox présenté la semaine suivante, le jeudi 10 juin 2010.
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16 h Claude-Jutra
Flashback sur le Festival International du Film de Montréal
The Health of Man
Réal. : Pavel Prochazka [1967, Tchéc., 1 min, 35 mm, SD]
Grâce aux miracles de la médecine, un homme mal en point est remis sur pied par une équipe de médecins dévoués. Ceux-ci ne s'attendent pas à ce que leur travail donne ce résultat...
SUIVI DE
Intimate Lighting (Intimni osvetleni)
Réal. : Ivan Passer [1966, Tchéc., 72 min, 35 mm, VOSTA] avec Zdenek Bezusek, Karel Blazek, Miroslav Cvrk
Petr est soliste violoncelliste à Prague. Il vient donner un concert dans la ville de province où son ancien camarade Bambas, directeur d’une école de musique, l’a invité pour compléter l’orchestre local. Petr est accompagné de sa jeune amie. Bambas les accueille tous deux dans sa maison, où il vit avec sa femme, ses enfants et… ses beaux-parents. Le film fait la chronique de leur vie quotidienne. « Éclairage intime est un film sur les gens ordinaires, qui montre leurs problèmes, la vie courante qu'on le veuille tous ou non. » (I. Passer)
18 h Claude-Jutra
Le Festival TransAmériques présente
La Danseuse d'ébène
Réal. : Seydou Boro [2002, Burk. F, 54 min, Beta num, VOF]
Un portrait de la danseuse Irène Tassembedo, fondatrice du Ballet national du Burkina Faso, réalisé par le chorégraphe Seydou Boro (Poussières de sang), qui offre un regard éclairé sur la richesse des formes traditionnelles et contemporaines de la danse africaine.
19 h Fernand-Seguin
Trésors de la collection télévision
Foucault par lui-même
Réal. : Philippe Calderon, François Ewald [2003, Fr., 63 min, Beta SP, VOF]
Infatigable explorateur des marges, Michel Foucault, mort il y a à peine 25 ans, fut un penseur brillant et atypique. À l’aide d’extraits de ses livres, de ses conférences ou lectures et en s'appuyant sur des images qui les mettent en résonance, le film propose un voyage au centre de la pensée de Foucault.
20 h 30 Claude-Jutra
L'Espace Vidéographe présente
Variety Show : Les grands crus du Pleasure Dome
Kool Cops réal. : Randy Gagne (produit par Exploding Motor Car) [Can., 2010, 3 min, vidéo]; Je changerais d'avis réal. : Benny Nemerofsky Ramsay [Can., 2000, 4 min, vidéo]; Architecture of Doom réal. : Tasman Richardson [Can., 2001, 2 min, vidéo]; The Apotheosis of Everything réal. : Daniel Borins [Can., 2003, 10 min, vidéo]; The Mendi réal. : Steve Reinke [Can., 2006, 9 min, vidéo]; Monaco or Bust réal. : John Forget [Can., 2004, 3 min, vidéo]; Bending Over Backwards réal. : Heather Keung [Can., 2008, 3 min, vidéo]; Ski Boys réal. : Benny Zenga [Can., 2006, 8 min, vidéo]; Self Portrait As a Tortured Artist (With Positive Feedback) réal. : Evan Tapper [Can., 2006, 2 min, vidéo]; The Day Jesus Melted réal. : Su Rynard [Can., 1999, 3 min, vidéo]; Don’t Bug Me réal. : Allyson Mitchell [Can., 1998, 2 min, 16 mm]; Memo to Pic Desk réal. : Chris Kennedy & Anna van der Meulen [Can., 2007, 7 min, 16 mm]; Blackboard réal. : Irene Bindi [Can., 2002, 5 min, 16 mm]; U don’t know what pain is réal. : Davida Nemeroff [Can., 2010, 3 min, vidéo]; Zenith réal. : Geoffrey Pugen [Can., 2010, 6 min, vidéo]; Pestilent Existence réal. : Neelam Kler [Can., 2010, 1 min, vidéo] - Durée totale : 71 min
Comme son nom l'indique, il y a de tout pour tous dans « Variety Show ». De la comédie hallucinée ou de la mélancolie désespérée aux expériences insolites, en passant par la métamorphose mystique et quelques histoires déviantes, ce programme aborde aussi bien le documentaire, la performance et l'animation que les images trouvées et le film structuraliste. On y retrouve un large échantillonnage de productions qui donnent un aperçu de la meilleure cuvée du « New Toronto Works Show » annuel de Pleasure Dome. Celui-ci permet, chaque année, à des commissaires œuvrant pour la première fois de choisir leurs œuvres préférées parmi les nouveaux films et les vidéos d’artistes de Toronto. Pleasure Dome est un collectif torontois de diffusion et de création indépendante en arts médiatiques.
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17 h Claude-Jutra
Flashback sur le Festival International du Film de Montréal
A Usual Event
Réal. : Andrzej Szczygeil [1967, Pol., 1 min, 35 mm, SD]
Pamphlet antimilitariste reposant sur un saisissant montage alterné d'images d'un défilé militaire et de pierres tombales.
SUIVI DE
Bandits of Orgosolo (Banditi a Orgosolo)
Réal. : Vittorio De Seta [1960, It., 94 min, 35 mm, VOSTA] avec Vittorina Pisano, Michele Cossu, Peppeddu Cuccu
Un berger compromis par des bandits est soupçonné de vol et de meurtre. En fuite, ruiné, il devient bandit à son tour. Lion d'or à Venise : le documentaire mis en scène, ou quand la fiction rencontre le cinéma direct. « Banditi a Orgosolo est un film d'un réalisme et d'une violence contenue, un film d'où se dégage un lyrisme qui naît de la réalité même. » (André Pâquet, 1964)
19 h Claude-Jutra
Cinéma de genre
Il était une fois en Amérique (Once Upon a Time in America)
Réal. : Sergio Leone [1984, É.-U., 227 min, 35 mm, VOSTF] avec Robert De Niro, James Woods, Elizabeth McGovern
En pleine prohibition, un gang exploite un florissant trafic dans un ghetto de New York. L'organisation est cependant minée par un traître que l'un des membres découvrira beaucoup plus tard. « C'est une fable sur le rêve américain de puissance et sur sa compatibilité avec l'amitié, thème cher à l'auteur. Œuvre crépusculaire et tragique, le film impressionne par son utilisation dramatique d'une durée qui donne leur épaisseur aux personnages. » (Bertrand Rocher, 1990)
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17 h Claude-Jutra
Flashback sur le Festival International du Film de Montréal
My Son
Réal. : L. Popov [1967, URSS, 1 min, 35 mm, SD]
Une femme seule pleure la cruelle disparition de son fils.
SUIVI DE
Description d'un combat
Réal. : Chris Marker [1960, Fr.-Isr., 56 min, 16 mm, VOF]
Étude de l'expérience israélienne et de l'atmosphère de l'époque heureuse de ses débuts. Ours d'or au Festival de Berlin en 1960. « Le cinéaste des " petits " signes imperceptibles de la " grande " histoire a filmé Israël en 1960 [...] Israël, alors, n’avait que 13 ans, et comme tout enfant aux yeux des adultes, elle incarnait un moment d’avenir en attente. Un combat prochain. Ainsi, Israël, nous dit Marker, est une création fabulée de tout temps par sa propre histoire — ce qui comprend son futur. » (Mathieu Bédard, 2009)
SUIVI DE
La Passagère (Pasazerka)
Réal. : Andrzej Munk [1963, Pol., 61 min, 35 mm CinémaScope, VOSTF] Aleksandra Slaska, Anna Ciepielewska, Jan Kreczmar
Quelques années après la guerre, une ancienne responsable du camp d'Auschwitz croit reconnaître une de ses prisonnières. Tout un passé ressurgit. Le film posthume de Munk. « Un très beau, un très grand film, et un film moderne dans toute l'acception du terme [...] Avec ce qui est sans doute son unique chef-d’œuvre, Munk a donné au cinéma polonais son premier grand film moderne. » (Michèle Favreau, 1965)
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19 h 15 Claude-Jutra
Flashback sur le Festival International du Film de Montréal
Valse minute
Réal. : Wojciech Has [1967, Pol., 1 min, 35 mm, SD] avec A. Kaminski, M. Marzynski
Dans un grand stade sportif, un pianiste interprète la Valse minute de Chopin le plus rapidement possible de façon à respecter la contrainte de 50 secondes fixée par le concours Terre des hommes.
SUIVI DE
Le Manuscrit trouvé à Saragosse (Rekopis znaleziony w Saragossie)
Réal. : Wojciech Has [1965, Pol., 125 min, 35 mm, VOSTF] avec Zbigniew Cybulski, Iga Cembrzynska, Elzbieta Czyzewska
Si l'on peut aujourd'hui parler d'une école polonaise de cinéma, W. Has en est responsable au même titre que Munk, Wajda et Polanski. Avec ce film, le côté fantastique du roman de Jean Potocki était cependant l'occasion rêvée pour Has de se mesurer à un délire capable d'épuiser l'imagination le plus téméraire. Assisté dans son entreprise par son acteur Zbigniew Cybulski, le cinéaste, avec son Manuscrit trouvé à Saragosse, nous donne l'œuvre la plus étonnante de sa carrière.
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18 h 30 Claude-Jutra
Marcel Simard (1945-2010 ), en mémoire
Love-moi
Réal. : Marcel Simard [1991, Qué., 96 min, 35 mm, VOF] avec Mario Saint-Amand, Lucie Laurier, Paule Baillargeon
En mémoire de Marcel Simard : Love-moi, une fiction inspirée d'événements réels connus par le réalisateur décédé récemment et transposés pour en faire un film de fiction. En pleine rue d'un quartier populaire de Montréal, un jeune homme est assassiné. Ce drame ébranle les proches de la victime, des jeunes pour qui la violence est pourtant une denrée quotidienne. Love-moi fait l'autopsie de la violence. Au banc des accusés : huit jeunes. Les témoins à charge : le mépris, l'indifférence, les préjugés, l'oppression... EN PRÉSENCE DES COMÉDIENS
19 h Fernand-Seguin
Trésors de la collection télévision
Un homme, une ville : Point de rencontre / Jean-Luc Godard / Genève
Réal. : Manu Bonmariage [1982, Bel., 56 min, Beta SP, VOF]
Pour les besoins de la série Un homme, une ville, Manu Bonmariage se rend à Genève, puis dans le canton de Vaud à la rencontre de Jean-Luc Godard. Il ne saurait évidemment être question de Genève avec Godard travaillant à sa table de montage, mais beaucoup de cinéma, de philosophie et de télévision.
20 h 30 Claude-Jutra
Flashback sur le Festival International du Film de Montréal
The Hutterites
Réal. : Colin Low [1964, Can., 28 min, 16 mm, VOA]
Les Hutterites sont les membres d'une secte religieuse qui s'est regroupée dans quelques villages de l'Ouest canadien. Colin Low, l'auteur de Corral et de City of Gold, en a tracé un portrait.
SUIVI DE
Trouble-fête
Réal. : Pierre Patry [1964, Qué., 80 min, 35 mm, VOF] avec Lucien Hamelin, Louise Remy, Gilbert Chénier
Face à des éducateurs obtus, un étudiant d'un collège classique veut transformer son milieu. Il affronte directement les autorités et organise des activités qui doivent changer les choses. « Trouble-fête est un film charnière entre la production commerciale des années 1943-1955, dont il reprend la facture hollywoodienne, les ressorts (mélo) dramatiques, le culte des héros humiliés, défaits, et les réalisations à venir où l'attention portée aux convulsions qui agitent la société québécoise s'alliera à un esprit contestataire, voire provocateur. » (Michel Houle et Alain Julien, 1978)
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16 h Claude-Jutra
Flashback sur le Festival International du Film de Montréal
The Entertainer
Réal. : Clement Baptista [1967, Inde, 1 min, 35 mm, SD]
En Inde, des enfants assistent à un spectacle de marionnettes traditionnelles donné par un amuseur.
SUIVI DE
Le Cerf-volant du bout du monde
Réal. : Roger Pigaut [1958, Fr.-Chine, 76 min, 16 mm, VOF] avec Patrick de Bardine, Sylviane Rozenberg, Jacques Faburel
À Paris, des enfants découvrent, un étrange cerf-volant qui les entraîne dans une aventure merveilleuse, jusqu'en Chine. « L'histoire, sans prétention idéologique, exalte l'esprit d'entreprise et l'amitié. L'aventure y est à mi-chemin entre le rêve et la réalité et l'opérateur, Henri Alekan, a composé de très belles images en couleur, de Paris et de Pékin. » (Jacques Siclier, 1973) PRÉSENTÉ PAR ROCK DEMERS.
18 h 30 Claude-Jutra
Regards croisés : Starewitch et Wes Anderson
Fantastic Mr. Fox
Réal. : Wes Anderson [2009, É.-U., 87 min, 35 mm, VOA]
Un maître renard ayant promis d'être sage tente une dernière fois de piller les fermiers du coin, entraînant dans ce méfait quelques complices. Intransigeants et armés jusqu'aux dents, les fermiers déclenchent des représailles d'une ampleur inouïe. Dans un entretien avec le magazine Premiere, le réalisateur, Wes Anderson, reconnaissait l'influence de Ladislas Starewitch sur la conception de cette folle comédie d'animation. « Si l’animation de marionnettes est capable du plus grand raffinement, elle peut aussi avoir parfois une texture rugueuse. Fantastic Mr. Fox est un film qui laisse des échardes. C’est aussi un divertissement familial qui possède suffisamment de couches de sens pour plaire aux adultes. La satire acidulée du monde contemporain y est nettement perceptible. » (Marco de Blois, 2010)
19 h Fernand-Seguin
Trésors de la collection télévision
Satchmo Special : Louis Armstrong and His All Stars
Réal. : Chuck Kerremans [1959, Bel., 53 min, Beta SP, VOF]
Captation d'un concert de Louis Armstrong sur la scène de l'Ancienne Belgique à Anvers en 1959. Il est accompagné par le tromboniste Trummy Young, le clarinettiste Peanuts Hucko, le pianiste Billy Kyle, le contrebassiste Mort Herbert, le batteur Danny Barcelona et rejoint à la mi-concert par la chanteuse Velma Middleton.
20 h 30 Claude-Jutra
Flashback sur le Festival International du Film de Montréal
Opus 1
Réal. : James A. Drake, Philip Terranova [1967, É.-U., 1 min, 16 mm, SD]
Film de montage donnant une vision kaléidoscopique, voire psychédélique, d'une grande cité américaine.
SUIVI DE
Changer de vie (Mudar de vida)
Réal. : Paulo Rocha [1966, Port., 93 min, 16 mm, VOSTF] avec Geraldo d'El Rei, Isabel Ruth, Maria Barroso
Pendant le service militaire d'un jeune homme en Afrique, une femme épouse le frère de ce dernier, pêcheur comme lui. À son retour, l'homme porte sa passion amoureuse vers une autre femme. « J'ai toujours recherché un style ne relevant pas de l'esthétique du choc, un style qui ne se fasse pas remarquer en tant que tel. C'est plutôt dans le récit que je risque de désorienter ceux qui ne sont pas habitués à cette recherche s'adressant à une sensibilité neuve. » (Paulo Rocha, 1966)
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16 h Claude-Jutra
Flashback sur le Festival International du Film de Montréal
Othello '67
Réal. : Fedor Hitruk [1967, URSS, 1 min, 35 mm, SD]
Dans une société du futur, un automobiliste atteignant un poste de péage dépose une pièce de monnaie dans une machine, ce qui lui donne droit de voir une version accélérée de la pièce Othello de Shakespeare.
SUIVI DE
Le Déjeuner sur l'herbe
Réal. : Jean Renoir [1959, Fr., 93 min, 35 mm, VOF] avec Paul Meurisse, Catherine Rouvel, Jacqueline Morane
Les vacances sont le lieu parfois de douces folies, comme le découvre le scientifique un peu trop sérieux joué par Paul Meurisse. « Tout se passe comme si Renoir, agacé ou effrayé par le caractère sinistre d'une civilisation technocratique et de sa conception uniforme du bonheur, avait voulu, par la réaction saine et vigoureuse d'une fantaisie proche de la farce, redonner du goût à la saveur de la vie et aux charmes de l'existence. On ne s'étonnera pas que sous le couvert plaisant du divertissement se cache une réflexion des plus sérieuses. » (Jean Douchet, 1971)
18 h 30 Claude-Jutra
Stroheim Boulevard
Merry-Go-Round
Réal. : Erich von Stroheim, Rupert Julian [1923, É.-U., 110 min, 35 mm, muet, INTA] avec Norman Kerry, Mary Philbin, Dale Fuller
À Vienne en 1914, une employée de foire s'éprend d'un noble, sans être consciente de sa véritable identité. Stroheim fut remplacé par Rupert Julian aux deux tiers du tournage pour mésentente avec les financiers. « Stroheim ne craint jamais de pousser, en scénariste, la dramatisation jusqu’au paroxysme, l’accumulation jusqu’au délire, et en cinéaste, la composition jusqu’au chromo, jusqu’au réalisme porté de la sorte à sa phase déréalisante ultime. » (Freddy Buache, 1972) ACCOMPAGNEMENT AU PIANO PAR ROMAN ZAVADA
19 h Fernand-Seguin
Trésors de la collection télévision
De l'autre côté
Réal. : Chantal Akerman [2002, Belg., 90 min, Beta SP, VOSTA]
En quête d'une vie meilleure, des Mexicains veulent passer « de l'autre côté », aux États-Unis. Mais la fuite vers l'Eldorado tourne souvent mal. Une coproduction ARTE aussi sortie en salle en 35 mm. « Ce n'est pas ce qui m'intéresse dans un documentaire que de prendre parti, mais que quelque chose s'exprime dans toute sa complexité, quelque chose qui devrait alors entrer en résonance avec ce qui est là, le plus souvent enfoui, mais bien là, chez l'autre, le spectateur. » (C. Akerman, 2002)
20 h 30 Claude-Jutra
Regard sur le court métrage au Saguenay
L'Histoire de l'aviation
Réal. : Balint Kenyeres [2009, Hongr.-Fr., 15 min, 35 mm CinémaScope, VOSTF] avec Eszter Adorjan, Marie Mure, Andreas Leupold
Normandie, 1905. Le pique-nique est terminé. Un groupe de petit-bourgeois se prépare à rentrer à la maison. Ils n'attendent qu'une dernière photographie, mais quelqu'un manque à l'appel... Grand prix international ex aequo, Regard sur le court métrage au Saguenay 2010.
SUIVI DE
La Balade de Marie Nord et ses clients (Balladen om Marie Nord och hennes klienter)
Réal. : Alexander Onofri [2008, Suède, 29 min, Beta SP, VOSTF] avec Sofia Helin, Miguel Gatsinzi, Jimmy Endeley
Œuvrant dans un quartier à forte densité de population immigrante, une travailleuse sociale vit un intense bouleversement personnel et professionnel quand sont mises en cause ses méthodes de travail. Ce film est un drame où passion, altruisme, crime et racisme sont profondément entremêlés. Grand prix international ex æquo, Regard sur le court métrage au Saguenay 2010.
SUIVI DE
Danse macabre
Réal. : Pedro Pires [2008, Qué., 8 min, Beta num, SD] avec AnneBruce Falconer
Pour un certain temps, alors qu'on le croit parfaitement inerte, un cadavre s'anime, s'exprime et s'agite en un ultime ballet macabre. Grand prix national, Regard sur le court métrage au Saguenay 2010.
SUIVI DE
Wagah
Réal. : Supriyo Sen [2009, All.-Inde-Pak., 14 min, Beta SP, VOSTF]
Chaque soir, le seul poste de la douane le long des 3323 kilomètres de frontière séparant l'Inde et le Pakistan devient le site d'un événement fabuleux : les douaniers des deux pays orchestrent une parade pour la descente des drapeaux. Une grande foule s'y rassemble pour être témoin de ce rituel. Prix du meilleur court métrage documentaire, Regard sur le court métrage au Saguenay 2010.
SUIVI DE
Logorama
Réal. : H5 (François Alaux, Hervé de Crécy, Ludovic Houplain) [2009, Fr., 15 min, 35 mm, SD] avec
Dans un monde complètement tapissé de logos, deux bonshommes Michelin pourchassent un inquiétant Ronald McDonald. Logorama, c'est une course-poursuite effrénée, des animaux sauvages lâchés dans la ville, une prise d'otages qui tourne au drame et bien plus encore ! Oscar du meilleur film d'animation (2009) et prix du meilleur court métrage d'animation, Regard sur le court métrage au Saguenay 2010.
SUIVI DE
Léger Problème
Réal. : Hélène Florent [2009, Qué., 9 min, 35 mm CinémaScope, VOF] avec Denis Trudel, Marie-Josée Bastien, Murielle Dutil
Film fantastique mettant en vedette Monsieur, petit homme ordinaire, avec un boulot ordinaire. Mais ce jour-là, une chose extraordinaire se produit dès son lever du lit. Sa journée en sera complètement chamboulée. Mais s'est-il seulement levé ce matin-là ?
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17 h Claude-Jutra
Flashback sur le Festival International du Film de Montréal
Perspectives
Réal. : Pramod Pati [1967, Inde, 1 min, 35 mm, SD]
Alors qu'un avion, symbolisant la société moderne, traverse le ciel, une jeune fille tente d'enseigner l'écriture à une vieille femme analphabète.
SUIVI DE
Le Monde d'Apu (Apur Sansar)
Réal. : Satyajit Ray [1959, Inde, 105 min, 35 mm, VOSTF] avec Soumitra Chatterjee, Sharmila Tagore, Alok Chakravarty
Calcutta, 1930 : le jeune Apu doit renoncer à ses études et trouver du travail. Jugé trop qualifié, on ne lui offre dans un premier temps que des travaux ingrats, lui permettant surtout de se consacrer à l'écriture de son autobiographie. Mais il finit par épouser Aparna qui décède en mettant au monde leur enfant. Apu ne pourra s'en remettre, et décide de se séparer de l'enfant. « Il est étonnant de constater avec quelle économie de moyens Satyajit Ray réussit à rendre attachants ses personnages et, par exemple, celui d'Aparna, dont la vie est si brève dans le récit et la mort si déchirante pour le spectateur. Les secrets de l'art de Ray sont plus simples à énumérer qu'à utiliser : la contemplation, l'attention passionnée aux êtres, la lenteur du rythme [...] et un recours très habile et quasi invisible, mais idéalement adapté à l'effet particulier qu'ils veulent produire. » (Jacques Lourcelles, 1992)
19 h Claude-Jutra
Cinéma de genre
Sleepaway Camp
Réal. : Robert Hiltzik [1983, Fr., 84 min, 35 mm, VOA] avec Felissa Rose, Jonathan Tiersten, Karen Fields
La timide Angela est envoyée en camp de vacances en compagnie de son cousin. Peu après leur arrivée, une série d'accidents horribles ébranle le camp. Un slasher culte, autant aimé que décrié. Bon été !
21 h Claude-Jutra
Flashback sur le Festival International du Film de Montréal
Flower
Réal. : Yoji Kuri [1967, Jap., 1 min, 35 mm, SD]
Un homme sur sa petite planète plante une semence. Une immense fleur pousse, laquelle donne successivement naissance à un fruit, à une femme et à une portée nombreuse...
SUIVI DE
La Femme des dunes (Suna no onna)
Réal. : Hiroshi Teshigahara [1964, Jap., 123 min, 16 mm, VOSTF] avec Eiji Okada, Kyôko Kishida, Hiroko Ito
Un entomologiste égaré est descendu dans un trou et ne peut plus en sortir. Là vit déjà une femme dont le travail consiste à pelleter du sable. Le film - programmé pour la sixième édition du Festival international du Film de Montréal - faisait découvrir un grand cinéaste japonais : il prit ensuite l'affiche du Ouimetoscope de Michael Custom à Montréal pendant plusieurs mois. « [...] Une fable fantastique gorgée d'érotisme et de poésie " brute ". » (Claude Beylie, 1964)
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17 h Claude-Jutra
Stroheim Boulevard
Hello, Sister!
Réal. : Erich von Stroheim [1933, É.-U., 62 min, 35 mm, VOA] avec James Dunn, Zasu Pitts, Boots Mallory
Deux jeunes femmes fraîchement débarquées à New York rencontrent deux hommes. Peggy fréquente d'abord Mac, mais est amoureuse de Jimmy. Quand elle décide de l'épouser, les deux autres créent méchamment malentendus et discorde pour les séparer. Dernier film de Stroheim réalisateur, et son seul qui soit parlant. « [Le film] prouve seulement, par quelques accents qui ne trompent pas, que Stroheim avait encore beaucoup à dire et qu’il était prêt à dominer le sonore comme il avait dominé le muet. » (Freddy Buache, 1972)
19 h Claude-Jutra
Flashback sur le Festival International du Film de Montréal
Banzai
Réal. : Yutaka Yamasaki, Groupe L'Omnipo [1967, Jap., 1 min, 16 mm, SD] avec
Nous voyons un enfant heureux et sautillant. Des gros plans d'activités de la vie quotidienne, suivis d'images illustrant le militarisme, installent ensuite un sentiment d'inquiétude.
SUIVI DE
A Soldier's Prayer (Ningen no joken)
Réal. : Masaki Kobayashi [1959, Jap., 188 min, 35 mm, VOSTA] avec Tatsuya Nakadai, Michiko Aratama, So Yamamura
En 1943, un homme est envoyé comme ingénieur en Mandchourie, alors occupée par les Japonais. Après les horreurs de la guerre, il connaît une réalité guère moins tragique lorsque, ayant été fait prisonnier, il est envoyé dans un camp. Troisième et dernière partie de Ningen no joken (La Condition de l'homme). « En lisant le roman de Gomikawa dont le film est adapté, Kobayashi a trouvé l'expression de sa propre expérience de la guerre. En cours de tournage, il eut à faire la réévaluation des conclusions auxquelles il était arrivé en temps de guerre. Kobayashi insiste pour indiquer les multiples formes que prend la violence, mais aussi bien l'affection en temps de crise. » (Claude R. Blouin, 1982) PRÉSENTÉ PAR CLAUDE R. BLOUIN.
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18 h 30 Claude-Jutra
Flashback sur le Festival International du Film de Montréal
Avec Buster Keaton (Buster Keaton Rides Again)
Réal. : John Spotton [1965, Qué., 55 min, 16 mm, VOSTF]
Documentaire tourné en même temps que The Railrodder. Durant les heures de détente, Keaton se laisse aller au plus charmant des naturels, invente des gags et s'en délecte, joue de la guitare et reçoit des amis. Sa femme Eleanor et un narrateur évoquent les principales étapes de sa carrière. Un document unique qui fait voir Buster Keaton au travail dans ce qui allait être l'un de ses derniers films. ENTRÉE LIBRE
SUIVI DE
Chantal en vrac
Réal. : Jacques Leduc [1967, Qué., 50 min, 16 mm, VOF] avec Chantal Renaud, Robert Barbaud, Jean LeMoyne
Un film fort mal accueilli par la critique en 1967 : l'un des plus mauvais jamais produits par l'ONF selon Gilles Marsolais, ennuyeux pour le spectateur selon Luc Perreault. « Les réactions hautement féroces face à certains films où le public s'est vu, s'est reconnu, mais n'a pas aimé se voir si franchement sont tout à fait saines. Chantal en vrac est un exemple patent de ce phénomène. Le film de Leduc est un pied au c... à la jeunesse contemporaine du Québec. Le film était résolument orienté contre ceux qui sont toujours satisfaits des compromis, des demi-mesures. » (André Pâquet, 1967) ENTRÉE LIBRE
19 h Fernand-Seguin
Trésors de la collection télévision
9 000 000 - Kivu : La Bataille du Ruzizi
Réal. : inconnu [1964, Belg., 26 min, Beta SP, VOF]
Trois reportages télévisés sur le vif qui sont autant de témoignages sur les grands conflits qui déchirèrent les années 1960-1970. Même après la décolonisation du Congo belge, la Belgique continue de suivre avec grand intérêt, surtout via la télévision, la situation de son ancienne colonie. Ce reportage sur la célèbre bataille de la Ruzizi en 1964 se conclut par une assez longue (et rare) entrevue avec Mobutu, alors commandant en chef de l'armée, peu avant le renversement du président Kasawubu par l'armée en 1965.
SUIVI DE
9 000 000 - Viêt-Nam ou la loi martiale
Réal. : Pierre Manuel [1965, Belg., 18 min, Beta SP, VOF]
Au plus fort de la guerre du Viêt-Nam, la RTBF avait dépêché là-bas un journaliste, Pierre Manuel. Ce reportage sur l'imposition de la loi martiale au Sud Viêt Nam, réalisé pour le magazine 9 000 000, rend bien compte du journalisme de guerre et témoigne de l'importance qu'allait prendre la couverture par la télévision de cette guerre dans l'éveil des consciences de l'avant Mai 68.
SUIVI DE
9 000 009 - Rhodésie
Réal. : Josy Dubie [1976, Belg., 28 min, Beta SP, VOF]
Avant la création du Zimbabwe en 1979, la Rhodésie avait proclamé son indépendance de la Grande-Bretagne en 1965 pour mieux pratiquer un apartheid que l'ONU dénonçait. En 1976, Josy Dubie réalise ce reportage choquant sur la situation en Rhodésie où les fermiers blancs, grands propriétaires terriens, maintiennent la majorité noire dans un état de pauvreté et d'asservissement, alors que le mouvement nationaliste noir se radicalise.
20 h 30 Claude-Jutra
Flashback sur le Festival International du Film de Montréal
Stravinsky
Réal. : Wolf Koenig, Roman Kroitor [1965, Can., 50 min, 16 mm, VOA]
Koenig et Kroitor, artisans du cinéma direct, ont voulu s'approcher d'Igor Stravinski. Nous voyons au quotidien, à la fin de sa vie illustre, celui qui a fait bifurquer le cours de l'histoire de la musique occidentale en 1913 avec la première de son ballet « sonoclaste » Le Sacre du Printemps. Ce film est aussi important pour l'histoire du cinéma, d'un point de vue technique du moins. Durant le tournage, ponctué de longs moments d'ennui sur le pont d'un paquebot de croisière, le preneur de son Marcel Carrière a bricolé l'un des premiers modèles de micro sans fil, libérant le cinéma direct de plusieurs contraintes de tournage.
SUIVI DE
On sait où entrer, Tony, mais c'est les notes !
Réal. : Claude Fournier [1965, Qué., 30 min, 35 mm, VOF]
Documentaire indépendant faisant le portrait du chanteur et animateur Tony Roman, vedette incontestée du yéyé québécois. Autour de lui s'agite une partie de la colonie artistique de l'époque : Jenny Rock, Michèle Richard, Marthe Fleurant, Dany Aumont ou les sœurs Gallant. C'est l'une d'elles, d'ailleurs, lors d'un enregistrement en studio, qui s'écrie : « On sait où entrer, Tony, mais c'est les notes ! » Du cinéma direct indépendant, produit et réalisé par Claude Fournier qui venait de quitter l'ONF.
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16 h Claude-Jutra
Flashback sur le Festival International du Film de Montréal
Man and His World / L'Uomo e il suo mondo
Réal. : Bruno Bozzetto [1967, It., 1 min, 35 mm, SD]
Un papillon vient importuner un homme politique important pendant son discours. Beau et fragile, ce petit papillon, suggère le réalisateur, contient tous les mystères de l'univers.
SUIVI DE
Il Posto
Réal. : Ermanno Olmi [1961, It., 93 min, 16 mm, VF] avec Loredana Detto, Sandro Panseri, Tullio Kezich
Domenico vient tout juste de trouver un emploi d'aide-huissier et fait la rencontre de la jeune Antonietta qui travaille au même endroit, mais préfère fréquenter des garçons plus bruyants. Domenico mène alors entre quatre murs une vie d'employé de bureau des plus monotones. « Il Posto, par touches légères et délicates, est le complément du Procès d'Orson Welles. C'est l'envers modeste et humain de l'obsession fracassante et métaphysique des temps actuels. C'est Kafka à notre portée. C'est un film admirable. » (Henri Gault, 1963)
18 h 30 Claude-Jutra
Flashback sur le Festival International du Film de Montréal
L'Homme et la technique
Réal. : Jan Svankmajer [1967, Tchéc., 1 min, 35 mm, SD]
Illustration satirique de la société mécanisée. Un homme répétant les mêmes gestes au travail reproduit inlassablement ceux-ci dans ses rêves.
SUIVI DE
Le Baron de Crac (Baron Prasil)
Réal. : Karel Zeman [1961, Tchéc., 82 min, 35 mm, VOSTF] avec Milos Kopecky, Jana Brejchová, Rudolf Jolínek
Les folles aventures du baron de Crac (alias Munchausen) ! Karel Zeman a tourné le film en noir et blanc puis l'a fait colorer au laboratoire en imprimant des plages de couleur sur le négatif. Les couleurs sont utilisées parcimonieusement, pour leur valeur symbolique, dans le but d'accroître l'impact dramatique et l'intensité poétique. Un fort lien de parenté esthétique unit ce film excentrique à celui de Terry Gilliam, réalisé une trentaine d'années plus tard. PRÉSENTÉ PAR ROCK DEMERS.
19 h Fernand-Seguin
Trésors de la collection télévision
Cambodge, la famille Tan
Réal. : Rithy Panh [1996, Fr., 31 min, Beta SP, VOSTF]
Rithy Panh donne la parole aux membres d'une famille cambodgienne marquée par la guerre, la famille Tan, qui vit dans le village de Srê Ampil après avoir connu les camps de réfugiés en Thaïlande.
SUIVI DE
Les Vivants et les Morts de Sarajevo
Réal. : Radovan Tadic [1993, Fr., 74 min, Beta SP, VOSTF]
Lors de la guerre ayant ravagé les Balkans, l'ex-Yougoslavie et Sarajevo étaient devenues le grand théâtre des représentations médiatiques occidentales. Mais comment vivent ces hommes, ces femmes et ces enfants après le passage des journalistes ? Dans Sarajevo assiégée, Radovan Tadic tente de restituer la dimension du temps qui passe sur ce conflit et montre comment l'horreur finit par s'inscrire dans la vie quotidienne.
20 h 30 Claude-Jutra
Flashback sur le Festival International du Film de Montréal
World and Its Man
Réal. : Zlatko Grgic [1967, Youg., 1 min, 35 mm, SD]
Dans ce film humoristique minimaliste, un homme renifle puis se décompose en tombant en morceaux.
SUIVI DE
Hallelujah les collines (Hallelujah the Hills)
Réal. : Adolfas Mekas [1962, É.-U., 81 min, 35 mm, VOSTF] avec Peter H. Beard, Sheila Finn, Martin Greenbaum
Les aventures loufoques de deux jeunes hommes amoureux de la même fille, en vacances d'hiver dans le Vermont. Le cinéma indépendant américain des années 1960 dans toute sa liberté, son côté anarchique et sa poésie puérile. « L'art est ici moins de l'acrobatie qu'un don prodigieux pour l'évocation et la mascarade [...] À travers tout cela, une volonté de ne rien prendre au sérieux et de trouver un gag pour chaque objet qui tombe sous la main. » (Michel Patenaude, 1963) PRÉSENTÉ PAR ROCK DEMERS.
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16 h Claude-Jutra
Flashback sur le Festival International du Film de Montréal
Quatre heures du matin (Four in the Morning)
Réal. : Anthony Simmons [1965, R.-U., 93 min, 35 mm, VOSTF] avec Ann Lynn, Judi Dench, Norman Rodway
Deux histoires d'amour étrangement liées par la présence arbitraire d'un cadavre. Ce film a souvent été associé au Free Cinema britannique... Pourtant : « Simmons a réalisé là une œuvre singulière qui n'entre dans aucune catégorie du cinéma anglais et ne se rattache réellement à aucun mouvement. » (J. Belmans)
18 h 30 Claude-Jutra
Flashback sur le Festival International du Film de Montréal
Hole in the Fog (Un agujero en la niebla)
Réal. : Archibaldo L. Burns [1967, Mex., 1 min, 35 mm, SD]
Deux hommes, un gros et un maigre, déambulent sur une route. Ils croisent des pneus roulant dans leur direction et quelques individus. À la fin, leurs routes se séparent.
SUIVI DE
L'Ange exterminateur (El Ángel exterminador)
Réal. : Luis Buñuel [1962, Mex., 93 min, 16 mm, VOSTF] avec Silvia Pinal, Enrique Rambal, Jacqueline Andere
« Je me suis toujours senti attiré, dans la vie comme dans mes films, par les choses qui se répètent. Je ne sais pas pourquoi, je ne chercher pas à l'expliquer. On compte au moins une dizaine de répétitions dans L'Ange exterminateur. On y voit par exemple deux hommes que l'on présente l'un à l'autre et qui se serrent la main en disant : " Enchanté ". Un instant plus tard, ils se rencontrent et se présentent de nouveau l'un à l'autre comme s'ils ne se connaissaient pas. Une troisième fois enfin ils se saluent très chaleureusement comme deux amis de longue date [...] » (L. Buñuel, 1982)
19 h Fernand-Seguin
Trésors de la collection télévision
Au soleil, même la nuit
Réal. : Éric Darmon, Catherine Vilpoux [1996, Fr., 160 min, Beta SP, VOSTF]
Depuis plus de 30 ans, Ariane Mnouchkine suit avec sa compagnie un trajet unique et exemplaire. Avec ce film, tourné tout au long des répétitions du Tartuffe de Molière, elle exprime au quotidien sa vie de théâtre. « En ouvrant les coulisses et en donnant les secrets de fabrication des spectacles du Théâtre du Soleil, Ariane Mnouchkine propose une magnifique leçon de théâtre. » (Marc Guiga)
20 h 30 Claude-Jutra
Flashback sur le Festival International du Film de Montréal
Man and His World
Réal. : Homer Groening [1967, É.-U., 1 min, 16 mm, SD]
Un basketteur de race noire fait tournoyer un ballon sur ses pieds. Le réalisateur, Homer Groening, est le père de Matt Groening, figure célèbre de l'animation et créateur de la série The Simpsons, dont l'un des personnages les plus populaires porte justement le prénom d'Homer...
SUIVI DE
Bonnie et Clyde (Bonnie and Clyde)
Réal. : Arthur Penn [1967, É.-U., 112 min, 35 mm, VOSTF] avec Warren Beatty, Faye Dunaway, Gene Hackman
Deux jeunes gangsters des années 1930 vivent et tuent comme en rêve. Ils se déplacent perpétuellement à travers les États-Unis, toujours en fuite, jusqu'à ce qu'ils tombent dans le piège tendu. Le film avait été présenté en première mondiale au FIFM en 1967. « Plutôt que de coller à la fuite en avant de ces deux amants magnifiques, Penn examine la mutation d'une passion privée (celle que peut contracter tout un chacune) en liaison mythique : de petits braqueurs nécessiteux, Bonnie Parker et Clyde Barrow se font Robin des Bois. » (Libération, 1986) PRÉSENTÉ PAR ROCK DEMERS.
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10 h Claude-Jutra
La Fête du cinéma
La Petite Forêt
Réal. : Gilbert Taggart [2000, Can., 8 min, 16 mm, VOF]
« Ne cherchez pas ce court métrage d’animation sur You Tube : vous ne le trouverez nulle part ! Il s'agit de l'histoire toute simple d'un couple d'insectes, M. et Mme Bibitte, qui va passer la journée dans une belle forêt. Le film est charmant, attendrissant, mais il a aussi quelque chose d’inusité, de décalé, faisant l’effet d’une pellicule ancienne découverte dans un recoin de cinémathèque. Les cinéphiles verront dans cette œuvre délicieusement surannée un hommage à l’esthétique des frères Fleischer. » (Marco de Blois)
10 h Claude-Jutra
La Fête du cinéma
La Guerre des boutons
Réal. : Yves Robert [1962, Fr., 93 min, 35 mm, VOF] avec Jacques Dufilho, Yvette Etievant, Michel Galabru
« Adapté du roman de Louis Pergaud, le film (prix Jean Vigo, 1962) est un classique du cinéma jeunesse qui a marqué toute une génération de petits Français. À travers la guerre sans merci que se livrent les gamins des villages de Longeverne et Velrans, Yves Robert signe une comédie populaire des plus attachantes filmée à hauteur d’enfant. Cocasse, menée tambour battant, cette guerre des campagnes sera aussi républicaine et formatrice. Comment résister au charme gouailleur de Petit Gibus courant nu dans la forêt ? Ou à la grande sagesse de certaines répliques : " Et dire que quand on sera grand, on sera aussi bête qu’eux " ? Sourires assurés et plaisir garanti : nul ne sortira de la salle en s’exclamant " Si j’avais su, j’aurais pas venu ". Ce tendre voyage au cœur de l’enfance, loin de toute vulgarité, inspirera plus tard chez nous La Guerre des tuques (André Melançon, 1984), film-culte qui inaugura la série des Contes pour tous produite par Rock Demers. » (Gérard Grugeau) ENTRÉE LIBRE.
12 h 15 Claude-Jutra
La Fête du cinéma
Le Dictateur (The Great Dictator)
Réal. : Charles Chaplin [1940, É.-U., 124 min, 35 mm, VOSTF]
« Ce film dont Chaplin eut l’idée en 1938, année des accords de Munich, est clairement engagé contre le nazisme et le fascisme, montrant les persécutions dont sont victimes les juifs (le ghetto, les échoppes détruites, les camps de concentration). C’est une œuvre d’un orgueil fou, le cinéaste croyant – nécessairement – pour le tourner au pouvoir de convaincre du cinéma : qu’un film peut contrer les menaces d’une barbarie annoncée. Une œuvre prophétique même : on apprend au dictateur Hynkel le pouvoir extraordinaire du gaz (" Il tuera tout le monde ! "), alors que les camps de la mort n’existent pas encore. Une œuvre audacieuse, qui, pour parler des monstruosités de l’Histoire, utilise toutes les possibilités du comique (dialogues, pantomime, burlesque, satire, etc.). Un comique d’une inventivité immense (on rit à chaque instant), qui atteint des summums d’intelligence et de dérision. Un film incontournable par son universalité. » (André Roy) ENTRÉE LIBRE.
14 h 45 Claude-Jutra
La Fête du cinéma
Le Journal de Léonard (Leonarduv deník)
Réal. : Jan Švankmajer [1973, Tchéc., 12 min, 35 mm, SD]
« Jan Svankmajer anime les études dessinées de Léonard de Vinci et fait alterner ces images avec des prises de vues documentaires montrant la société tchèque (loisirs, travail, faits d’armes, etc.). Une sourde misanthropie se dégage des analogies ludiques établies entre les croquis, trésors de la Renaissance et preuve de l’existence du génie humain, et les images documentaires, d’un caractère volontairement trivial. L’utilisation non autorisée de ces prises de vues a valu au cinéaste une interdiction de sept ans de tournage. » (Marco de Blois)
14 h 45 Claude-Jutra
La Fête du cinéma
Wanda
Réal. : Barbara Loden [1970, É.-U., 102 min, 35 mm, VOSTF] avec Barbara Loden, Michael Higgins, Dorothy Shupenes
« Qu’on se le dise : dans cette programmation, Wanda est le film à ne pas rater ! C’est le classique que presque personne n’a vu, une sorte de film culte tourné en totale indépendance, avec un budget de moins de 200 000 $, dans un esprit proche du Cassavetes de Shadows. À la fin des années 1960, Barbara Loden est une actrice célèbre à Broadway et l’épouse d’Elia Kazan, pour qui elle a tourné dans Splendor in the Grass. Lorsque Kazan prépare TRéal. : John S. Robertson [1920, É.-U., 61 min à 24 i/s, 16 mm, INTA] avec John Barrymore, Charles Lane, Brandon Hursthe Arrangement, il offre à Faye Dunaway le rôle qui devait lui échoir. Se sentant trahie, Loden se consacre à son propre film, qu’elle va écrire, réaliser et interpréter. L’histoire de Wanda Goronski, jeune femme désœuvrée qui néglige son mari et ses deux enfants, reste indifférente à son divorce, erre sans moyens avant de devenir la maîtresse et la complice d’un voleur sans envergure. Prix de la critique à Venise, cette chronique lente et austère possède une qualité documentaire exceptionnelle, montrant l’Amérique des exclus comme jamais Hollywood n’a su le faire. Signalons que Wanda est présenté avec sous-titres français. » (Marcel Jean) ENTRÉE LIBRE.
17 h Claude-Jutra
La Fête du cinéma
Dr. Jekyll and Mr. Hyde
« Tous les grands acteurs semblent avoir voulu jouer le personnage à double personnalité du célèbre roman de Robert Louis Stevenson : Fredric March (1932), Spencer Tracy (1941) et même Jean-Louis Barrault (dans Le Testament du docteur Cordelier de Jean Renoir, en 1959). Déjà, au temps du muet, une bonne dizaine de versions avaient été produites, la plus célèbre étant assurément celle de 1920 avec le grand John Barrymore qui y trouve son rôle le plus célèbre au cinéma, au moment même où il fait son entrée dans le panthéon du théâtre shakespearien avec le Richard III qu’il incarne à Broadway. Le jeu, souvent abusivement théâtral de l’acteur, trouve ici sa pleine justification : contorsions et grimaces annoncent le Mal qui s’installe dans le corps du savant. Mais si tout le film est au service de Barrymore, la réalisation du Canadien (sic) John S. Robertson, qui dirigea aussi Mary Pickford et Lilian Gish, est exemplaire de la qualité exceptionnelle du cinéma américain mainstream des années 1920. » (Robert Daudelin) ACCOMPAGNEMENT AU PIANO PAR ROMAN ZAVADA. ENTRÉE LIBRE.
19 h Claude-Jutra
La Fête du cinéma
Films publicitaires
Réal. : Gilles Carle
SUIVI DE
L'Âge de la machine
Réal. : Gilles Carle [1978, Qué., 28 min, 16 mm, VOF] avec Gabriel Arcand, Sylvie Lachance, Willie Lamothe
« Dans le cadre de notre hommage à Gilles Carle, voici sans doute son court métrage le plus accompli, L’Âge de la machine. Toute la truculence du cinéaste se trouve dans ce récit qui nous transporte en Abitibi, la veille de Noël, alors qu’un jeune policier (Gabriel Arcand), qui doit ramener en ville un jeune prisonnier, met sa carrière en jeu. Porté par un numéro d’acteur inoubliable de Willie Lamothe, L’Âge de la machine résume l’esprit anticonformiste de Carle. La projection sera précédée de quelques amusantes surprises sorties des voûtes de la Cinémathèque québécoise. » (Marcel Jean)
SUIVI DE
Le Viol d'une jeune fille douce
Réal. : Gilles Carle [1968, Qué., 81 min, 16 mm, VOF] avec Julie Lachapelle, Jacques Cohen, Katerine Mousseau
« Deuxième long métrage de Gilles Carle, coincé dans la lumineuse filmographie du grand cinéaste entre La Vie heureuse de Léopold Z. (1965) et Red (1970) d'une part et les deux grandes fables libertaires que sont Les Mâles (1971) et La Vraie Nature de Bernadette (1972) d'autre part, Le Viol d'une jeune fille douce est un film implacable, l'un des plus féroces (et férocement drôle) de son auteur lorsqu'il lui prend de commenter le choc entre tradition et modernité et l'éclatement (l'atomisation) d'une société. Les raisons de voir ou revoir ce film sont nombreuses et le numéro des frères Pilon en fait bien sûr partie. Il peut paraître curieux de parler de plaisir lorsqu'on pense aux horreurs que ces deux-là vont commettre au nom d'une douteuse et surtout très personnelle moralité, et pourtant... Gilles Carle fut le plus grand de nos cinéastes populaires (dans le plus noble sens), il incarne une certaine idée du cinéma, celle-là même que nous aimerions perpétuer par cette fête du cinéma. » (Philippe Gajan) ENTRÉE LIBRE.
21 h 15 Claude-Jutra
La Fête du cinéma
When the Day Breaks
Réal. : Wendy Tilby, Amanda Forbis [1999, Qué., 10 min, 35 mm, SD]
« Palme d’or du court métrage à Cannes en 1999, cette merveille d’intelligence et de sensibilité apparaît déjà comme un classique du cinéma d’animation. On y voit comment un micro-incident fait basculer un homme-coq de la vie vers la mort. En quelques secondes, l’évocation de la mémoire de ce citadin anonyme, de ce qui fait la singularité d’un être ordinaire, mais unique, nous rappelle tout le caractère évanescent de l’existence. Mais aussi combien est ténu et pourtant réel le fil secret par lequel circule en silence ce qui forme le ciment d’une communauté sociale. » (Marie-Claude Loiselle)
SUIVI DE
Les Nuits de la pleine lune
Réal. : Éric Rohmer [1984, Fr., 101 min, 35 mm, VOF]
« Voici sans doute le film de Rohmer le plus imprégné de son époque — les années 1980, leur mode, leur musique, leur architecture nouvelle — et en même temps le plus mystérieusement insondable. Les nuits parisiennes où nous entraîne Louise, jeune femme écartelée entre deux maisons, l’une à Paris, l’autre en banlieue, entre indépendance et vie conjugale, sont pour quelque chose dans cette impression trouble, mais la grâce sibylline de son interprète également. L’inoubliable regard languissant de Pascale Ogier (décédée peu de temps après), sa voix frêle et musicale, nous convie à la suivre dans les dédales du badinage tortueux auquel elle se prête avec son ami Octave (ineffable Fabrice Luchini), qui se transforme rapidement en un suspens amoureux dont le spectateur est tenu captif jusqu’au dernier plan. Plaisir enivrant des mots, plaisir d’une mise en scène précise ne visant que l’essentiel, Rohmer touche ici, avec ce quatrième épisode des " Comédies et proverbes ", à l’un des sommets les plus éclatants de son art. » (Marie-Claude Loiselle) ENTRÉE LIBRE.
23 h 30 Claude-Jutra
La Fête du cinéma
The City of Women (La Città delle donne)
Réal. : Federico Fellini [1980, It.-Fr., 139 min, 35 mm, VOSTA] avec Marcello Mastroianni, Anna Prucnal, Bernice Stegers
« Dans ses confessions à Charlotte Chandler : Moi, Fellini, Treize ans de confidences (1994) le maestro déclare : " Je rêve beaucoup de femmes. Tout comme l’araignée mâle, l’homme est condamné, victime de sa propre libido. Le sexe est dangereux ". Tourné en 1980, en pleine effervescence du féminisme en Italie, La Cité des femmes nous entraîne dans le tunnel freudien de la déroute masculine prise au piège de sa fascination et de son angoisse face au sexe opposé. En plongeant dans la psyché d’un homme assailli par ses visions et ses fantasmes, le grand cirque fellinien sonne le glas de l’ordre phallocrate et rêve l’impossible harmonie entre les sexes. La satire est virulente, l’exercice à la fois cathartique et mélancolique. Comme toujours chez Fellini, le cinéma se fait plus grand que la vie et la comédie humaine se donne à voir dans tous ses excès et ses vérités les plus secrètes. Ne manquez surtout pas ce train nommé désir où vous croiserez Fred Astaire, Mae West, Casanova… et Hitchcock. » (Gérard Grugeau) ENTRÉE LIBRE.
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02 h 10 Claude-Jutra
La Fête du cinéma
Konservfilm
Réal. : Zlatin Radev [1990, Bulg., 18 min, 35 mm, SD]
« Konservfilm est une dystopie à la 1984 d’Orwell, à la différence que le ton y est à la farce. Jouant sur les codes du film d’horreur et du polar, cette allégorie des régimes totalitaires met en scène des boîtes de conserve dont le contenu détermine l’allégeance politique : les conserves de tomates sont les ennemies des conserves de fruits, qui sont en guerre contre les conserves de petits pois, etc. Animé avec brio, rocambolesque, Konservfilm est un solide exemple du savoir-faire est européen en animation de volumes. » (Marco de Blois)
SUIVI DE
Runaway Train
Réal. : Andrei Konchalovsky [1985, É.-U., 111 min, 35 mm, VOA] avec Jon Voight, Eric Roberts, Rebecca De Mornay
« Le Russe Andreï Konchalovsky a séjourné une dizaine d’années aux États-Unis où il a tourné quelques films, dont celui-ci, un thriller palpitant sur la liberté. Le cinéma hollywoodien savait alors encore faire preuve d’inspiration et de souffle. Deux évadés d’une prison à sécurité maximale en Alaska prennent la fuite à bord d‘un train. En cours de route, le vieux conducteur décède d’une crise cardiaque, puis une complication mécanique fait céder les freins. Les deux fugitifs (un sombre multirécidiviste et une jeune tête brûlée) se retrouvent alors prisonniers d’un monstre de métal en déroute qu’ils tentent par tous les moyens d’arrêter. Une rivalité s’installe entre eux tandis que l’immensité froide et enneigée sert de cadre à cette course folle contre la mort. D’une grande intensité dramatique, ce film de genre brillamment exécuté (sorte de version shakespearienne de Speed), adapté d’un scénario inédit d’Akira Kurosawa, est mené tambour battant, avec ardeur et énergie. » (Marco de Blois) ENTRÉE LIBRE.
04 h 20 Claude-Jutra
La Fête du cinéma
Les Mammifères (Ssaki)
Réal. : Roman Polanski [1963, Pol., 11 min, 35 mm, SD] avec Henryk Kluba, Michal Zolnierkiewicz
« Polanski chez Laurel et Hardy. Étudiant en cinéma à l’école de Lodz, Polanski est déjà un vrai cinéaste : en dix minutes d’un humour noir où la méchanceté fait rire, il brosse un portrait condensé de l’humanité. Un champ de neige, deux hommes et une luge : qui sera tiré par l’autre? Autrement dit : qui exploitera l’autre ?… Mise en scène à la fois libre et rigoureuse avec un côté cartoon. Drôle et incisive, cette fable morale n’a pas pris une ride; au contraire, sa fraîcheur ravit et son propos est toujours aussi pertinent. » (Robert Daudelin)
SUIVI DE
The Shout
Réal. : Jerzy Skolimovski [1978, R.-U., 86 min, 35 mm, VOA] avec Alan Bates, Susannah York, John Hurt
« Lorsqu’il réalise The Shout, en 1978, Jerzy Skolimowski n’est plus le brillant jeune réalisateur qui, en compagnie de son ami Roman Polanski, a transformé le cinéma polonais. C’est que depuis une dizaine d’années, Skolimowski s’est installé à Londres et cultive, surtout depuis Deep End (1970), son chef-d’œuvre, une réputation bien méritée de virtuose du cinéma anglais. The Shout repose sur un postulat passionnant : le cri d’un homme a la capacité de tuer ceux qui l’entendent. De ce point de départ, le cinéaste tisse un film qui tient autant du drame psychologique que du conte fantastique, mélange d’humour noir britannique et de mysticisme polonais, dont le récit se situe quelque part entre Le Cabinet du docteur Caligari (pour le narrateur dans l’asile psychiatrique) et Théorème (pour l’intrusion d’un inconnu dans la vie d’une famille). The Shout a valu à Skolimowski le Prix spécial du jury, à Cannes. » (Marcel Jean) ENTRÉE LIBRE.
06 h 05 Claude-Jutra
La Fête du cinéma
Across the Street
Réal. : Arto Paragamian [1988, Qué., 26 min, 16 mm, SD] avec Inty Chauveau, Peter Kyrialov, Anna Papadakos
« Arto Paragamian a réalisé Across the Street alors qu’il était encore étudiant, à l’Université Concordia. Ce court métrage montre déjà l’humour décalé et la vigueur qui caractérise ce réalisateur atypique dont le cinéma est empreint de légèreté et de poésie. Across the Street est à la fois plein d’invention et de références, entremêlant le jazz, l’esthétique du cinéma muet et celle du jeune cinéma des années 1960. Un film ludique avec un enfant, des vaches et une boîte de tomates. » (Marcel Jean)
SUIVI DE
Compagnie rapide (Fast Company)
Réal. : David Cronenberg [1979, Can., 91 min, 35 mm, VOSTF] avec William Smith, Claudia Jennings, John Saxon
« Il y a trois ans, Quentin Tarantino remettait crânement à la mode l’univers de la série Z d’exploitation et des amateurs de voitures trafiquées avec Death Proof. Mais ne retenir du sous-genre que ce film explosif serait oublier qu’à l’origine de l’équation moteurs et pellicule, on trouve un autre grand nom du cinéma contemporain : David Cronenberg. Réalisé avant Shivers et Rabid, mais sorti uniquement en 1979 (l’année où la série The Dukes of Hazzard envahissait le petit écran), son Fast Company plongeait en effet les mains dans l’huile, sans malice ni distance critique, pour suivre les déboires de Lonnie « Lucky Man » Johnson, pilote de fuelers, voitures alimentées par un carburant spécial, pour le compte de la compagnie Fastco. Entre corruption, sabotage, chemises ouvertes et short en satin, et avant que les corps et toutes leurs transformations ne deviennent le véritable enjeu de son regard, l’homme qui un jour allait réaliser Crash laisse déjà transparaître toute sa fascination pour l’intérieur des bolides et leur mécanique en filmant tuyaux et moteurs sur fond de pétarades avec volupté. Une vraie curiosité. » (Helen Faradji) ENTRÉE LIBRE.
17 h Claude-Jutra
Présence autochtone - Hommage à Anastasia Lapsui et Markku Lehmuskallio
Les 7 chants de la toundra (Seitsemän laulua tundralta)
Réal. : Anastasia Lapsui, Markku Lehmuskalli [1999, Finl., 90 min, 35 mm, VOSTF] avec Gregory Anaguritsi, Nadeshda Horotelo, Vitalina Hudi
Ce grand film est connu pour être le premier en langue nénètse. En sept courtes nouvelles cinématographiques qui sont autant d'histoires nénètses tirées du folklore (Le Sacrifice, La Fiancée, L'Indépendant, Le Dieu, L'Ennemi du peuple, Sjako et La Berceuse), les deux cinéastes font un retour sur le passé de ce peuple dont les rennes ont été confisqués au profit de la collectivisation, dont les hommes ont sacrifié leurs vies à la bataille de Leningrad, dont les enfants ont été russifiés de force et les femmes bannies, condamnées aux travaux forcés. PRÉSENTÉ PAR JOHANNES LEHMUSKALLIO, DIRECTEUR PHOTO.
19 h Claude-Jutra
Présence autochtone - Hommage à Anastasia Lapsui et Markku Lehmuskallio
Pudana Last of the Line (Sukunsa viimeinen)
Réal. : Anastasia Lapsui, Markku Lehmuskallio [2009, Finl., 83 min, Beta num, VOSTA] avec Aleksandra Okotetto, Radik Anaguritsi, Nadezhda Zitnik
Dans les années 1980, l’URSS procède au déplacement des Nenètses vivant dans la toundra sibérienne parce que l’on suppose que d’immenses gisements de gaz se trouvent dans le sous-sol des terres qu’ils habitent. Neko vit avec son père et sa grand-mère en pleine solitude. Ils se déplacent en kayak, attrapent des poissons et chantent les chansons des chamans. L’enfance idyllique de Neko touche à sa fin lorsque sa mère l’envoie contre son gré dans un internat soviétique. Il ne faut plus compter en rennes et en poissons, mais avec des chiffres. Cela va mal tourner… Le film se base sur les souvenirs d’enfance de la réalisatrice Anastasia Lapsui. PRÉSENTÉ PAR JOHANNES LEHMUSKALLIO, DIRECTEUR PHOTO.
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18 h 30 Claude-Jutra
Présence autochtone - Hommage à Anastasia Lapsui et Markku Lehmuskallio
Mères de la vie (Elämän äidit)
Réal. : Anastasia Lapsui, Markku Lehmuskalli [2001, Finl., 74 min, 35 mm, VOSTF] avec
Péninsule de Jamal, Sibérie. Entre 1992 et 1993, les deux cinéastes ont suivi le clan nomade de Japtik. Dix ans plus tard, ils retrouvent Njubitja qui revient sur les mythes fondateurs de son clan, dont il ne reste aujourd'hui que des souvenirs menacés par l'ère contemporaine. Pourtant, sa fille, Tatiana, rêve de rennes : attachée aux traditions de ses ancêtres, elle fait partie de ceux qui se battent pour défendre et renouer avec le mode de vie des Nénètses, peuple le plus nomade parmi les 26 ethnies de Sibérie. PRÉSENTÉ PAR JOHANNES LEHMUSKALLIO, DIRECTEUR PHOTO.
20 h 30 Claude-Jutra
Présence autochtone - Hommage à Anastasia Lapsui et Markku Lehmuskallio
A Bride of the Seventh Heaven
Réal. : Anastasia Lapsui, Markku Lehmuskalli [2004, Finl., 85 min, 35 mm, VOSTA] avec Ljuba Filipova, Jevgeni Hudi, Viktoria Hudi
Dans la culture nénètse, une petite fille peut être offerte au dieu Num pour une durée variable pouvant aller jusqu'à sa vie entière. Ce n'est qu'à la fin de cette période que la femme peut prendre un mari. Numd Syarda (« liée à Num ») a ainsi été promise avant même sa naissance. Devenue vieille, elle raconte à une petite fille aveugle, Ilne (« celle qui donne la vie »), sa vie de fiancée d'un dieu. PRÉSENTÉ PAR JOHANNES LEHMUSKALLIO, DIRECTEUR PHOTO.
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18 h 30 Claude-Jutra
Présence autochtone - Hommage à Anastasia Lapsui et Markku Lehmuskallio
Le Voyage perpétuel (Matka)
Réal. : Anastasia Lapsui, Markku Lehmuskalli [2008, Finl., 78 min, 35 mm, VOSTF]
Le plus récent film du couple Lapsui-Lehmuskalli se penche à nouveau sur les Nénètses et leur survie parmi le vaste désert glacé de la toundra sibérienne. Chaque geste est observé, accompagné par la caméra, soucieuse de transmettre à l'écran l'intensité de la relation entretenue par ces hommes et femmes avec leur milieu de vie. De là, jaillissent aussi les croyances et mythes d'un peuple trop souvent oublié par la société occidentale. Ici, la beauté des images sert un grand exemple de cinéma de résistance. PRÉSENTÉ PAR JOHANNES LEHMUSKALLIO, DIRECTEUR PHOTO.
19 h Fernand-Seguin
Trésors de la collection télévision
Musique !
Lou Reed: The Original Wrapper [É.-U., 1986, 5 min, VOA]; Yoko Ono: Hell in Paradise [É.-U., 1986, 4 min, VOA]; Simple Minds: All the Things He Said [É.-U., 1986, 4 min, VOA]; Pet Shop Boys: Opportunities [É.-U., 1986, 4 min, VOA]; John Lennon: Imagine [É.-U., 1986, 4 min, VOA]; Art of Noise: Close to the Edit [É.-U., 1984, 5 min, VOA].
Une sélection de vidéo-clips signés Zbigniew Rybczynski.
SUIVI DE
The Orchestra
Réal. : Zbigniew Rybczynski [1990, É.-U.-Jap.-Fr., 57 min, Beta SP, SD]
The Orchestra est un film ambitieux dans lequel le réalisateur enveloppe d'un suaire somptueux de grandes pièces du répertoire classique. Le regard de Rybczynski sur ces poncifs musicaux est tout autant admiratif que sarcastique. « The Orchestra est dur envers le capitalisme, qui s'incarne ici dans des images de sexe, de nourriture et de mort. Il y a l'idée subliminale que l'Art, que la Grande Culture des musées et des cathédrales épouse la mort et le cannibalisme. Et la musique est bonne. » (John Leonard, 1990)
20 h 30 Claude-Jutra
Présence autochtone - Hommage à Anastasia Lapsui et Markku Lehmuskallio
Anna
Réal. : Anastasia Lapsui, Markku Lehmuskalli [1997, Finl., 55 min, 35 mm, VOSTF]
Péninsule de Taïmyr, Nord de la Sibérie centrale. Anna Momde est issue du peuple Nganasan. Elle a travaillé toute sa vie en tant que commissaire politique : œuvrant pour les communistes, son travail consistait à persuader son peuple d'abandonner la toundra pour la société soviétique. Rencontrée par les deux cinéastes, Anna - désormais retirée - revient sur ses agissements et sa part de responsabilité dans les blessures de son peuple. Loin de faire office de simple confession, ce documentaire dépeint les particularités d'une culture perpétuellement menacée.
SUIVI DE
Fata Morgana
Réal. : Anastasia Lapsui et Markku Lehmuskalli [2004, Finl., 57 min, 35 mm, VOSTF]
Detroit de Béring : les Tchouktches sont les habitants les plus orientaux d'Asie. Pêcheurs de phoque, ils ont été étouffés par l'Empire soviétique. Encerclées par l'alcoolisme, les jeunes générations sont aujourd'hui parmi les plus désœuvrées. Pourtant, certains sont déterminés à sauver leur culture. Les réalisateurs tracent ici les portraits de femmes décidées à réapprendre leur langue d'origine et utilisent ingénieusement de rares documents d'archives extraits de films ethnographiques, ainsi que des images d'animation pour reconstituer les mythes tchouktches. PRÉSENTÉ PAR JOHANNES LEHMUSKALLIO, DIRECTEUR PHOTO.
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17 h Claude-Jutra
'Round Miles
Now!
Réal.: Santiago Alvarez [Cuba, 1965, 5 min, 35 mm, VOA]
SUIVI DE
Miles Davis à Montréal
Réal. : Tom O’Neill [1985, Qué., 120 min, Beta num, SD]
Version intégrale du célèbre concert du 28 juin 1985, au Théâtre Saint-Denis. Avec John Scofield, Bob Berg, Darryl Jones. PRÉSENTÉ PAR ROBERT DAUDELIN. Repris le 5 juillet, 17 h
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17 h Claude-Jutra
'Round Miles
The Universal Mind Of Bill Evans
Réal. : Louis Cavrell [1966, É.-U., 60 min, DVD, VOA]
Pianiste de Kind of Blue, le plus célèbre enregistrement de Miles, Bill Evans était tenu en très haute estime par le trompettiste avec qui il fit une tournée en 1958-59.
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17 h Claude-Jutra
'Round Miles
Miles Davis à Paris
Réal. : Frank Cassenti [1989, Fr., 78 min, Beta num, VOSTF]
En concert au Zénith de Paris, le 3 novembre 1989, avec, entre autres, Kenny Garrett. Le concert est entrecoupé d’un (très rare !) entretien avec Miles, dans sa loge.
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17 h Claude-Jutra
'Round Miles
Now!
Réal.: Santiago Alvarez [Cuba, 1965, 5 min, 35 mm, VOA]
SUIVI DE
Jackie McLean On Mars
Réal. : Ken Levis [1980, É.-U., 32 min, 16 mm, VOA]
Jeune alto parkérien, il joua avec Miles dès 1952 (album Blue Note Miles Davis). Devenu professeur au New England Conservatory, il refait pour ses étudiants l’histoire esthétique et sociale du jazz.
SUIVI DE
Comblain-La Tour : John Coltrane
Réal. : Serge Leroy [1965, Belg., 37 min, Beta SP, SD]
Compagnon de route essentiel de Miles à la fin des années 1950, notamment sur le légendaire Kind of Blue. Ici, avec son quatuor classique (McCoy Tyner, Jimmy Garrison, Elvin Jones) : ferveur et génie d’une musique incandescente. PRÉSENTÉ PAR ROBERT DAUDELIN.
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17 h Claude-Jutra
'Round Miles
Dingo
Réal. : Rolf De Heer [1991, Austr., 109 min, 35 mm, VOSTF] avec Colin Friels, Miles Davis, Helen Buday
Miles acteur dans la peau d’un trompettiste perdu dans le désert australien. Musique de Miles et Michel Legrand. Avec aussi Bernadette Laffont et Bernard Fresson.
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