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18 h 30 Claude-Jutra
Hommage à Paule Baillargeon

Montréal vu par... Six variations sur un thème : Vue d'ailleurs

Réal. : Denys Arcand [Qué., 1991, 20 min, 35 mm, VOF] Avec Domini Blythe, Rémy Girard, Paule Baillargeon
Sixième et dernier sketch du long métrage Montréal vu par.... Cette finale réussie, écrite par Paule Baillargeon, bascule de la comédie désopilante à une histoire d’amour touchante, interpellant le spectateur dans la salle. On commence dans une Délégation québécoise située dans une république bananière. Au cours de la réception, une femme raconte une aventure amoureuse ayant pour cadre le Montréal du début des années 1960. Le souvenir érotique se termine par l'explosion d'une boîte aux lettres à Westmount, une des cibles préférées des premiers felquistes.

SUIVI DE

Claude Jutra, portrait sur film


Réal. : Paule Baillargeon [Qué., 2002, 82 min, Beta num, VOF]
« Construit comme un théâtre d'ombres et de reflets chatoyants, ce film-enquête intimiste multiplie les pistes (entrevues avec Michel Brault, Bernardo Bertolucci, Geneviève Bujold, Saul Rubinek, documents d'archives et extraits de films) pour éclairer la personnalité complexe d'un grand cinéaste québécois, témoin et acteur de son temps. » (ONF) « […] du début à la fin, on la sent présente, respectueuse mais sans complaisance, bref, d'abord et avant tout une artiste qui doute au service d'un autre artiste, immense, incompris, inconstant. Elle aura su projeter une douce lumière sur cet homme d'ombres. » (André Lavoie, 2003) EN PRÉSENCE DE PAULE BAILLARGEON

19 h Fernand-Seguin
Nouveau cinéma malais

The Last Communist (Lelaki komunis terakhir )


Réal. : Amir Muhammad [Mal., 2006, 90 min, Beta SP, VOSTA]

L'histoire de Chin Peng, leader du parti communiste malaisien, est prétexte à un voyage dans la Malaisie contemporaine, vers les lieux où il a vécu ou qu'il a traversés. Le passé et le présent se répondent dans ce documentaire iconoclaste qui comporte d'hilarants numéros musicaux.

20 h 30 Claude-Jutra
Glauber Rocha, créateur de nouvelles formes

Câncer


Réal. : Glauber Rocha [Brés., 1972, 86 min, DVCAM, VOSTF] Avec Odete Lara, Antônio Pitanga, Hugo Carvana

Tourné en 1968. Une série d'improvisations filmées en plan-séquence. « Les thèmes sur lesquels ils ont improvisés : chômage, violence, répression policière, frustrations dans la vie de la femme de classe moyenne, adultère, marijuana explicite, gangstérisme... ont par ailleurs beaucoup à voir avec la situation précise du Brésil de 1968, où, c'est le moins qu'on puisse dire " ça va plutôt mal ", socialement, politiquement, à tous les niveaux. Ce qui fait de ce film, entre autres, un extraordinaire documentaire sur cette période de crise, de chape de plomb sur la conscience des sujets, qu'a été la seconde moitié de l'année 1968 au Brésil. » (Sylvie Pierre, 1987)

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16 h Claude-Jutra
Glauber Rocha, créateur de nouvelles formes

The Lion Has 7 Heads (Der Leone Have Sept Cabeças)

Réal. : Glauber Rocha [Brés.-It.-Fr., 1971, 97 min, 16 mm, VOSTA] Avec Baiack, Aldo Bixio, Giulio Brogi

Quatre personnages blancs dont une égérie blonde et sadique représentent le colonialisme au Congo. Leur allié : le bourgeois africain qu'ils portent à la présidence. Les nationalistes écartés du pouvoir par ce « collabo » rejoignent le camp révolutionnaire. Et la révolution noire vient tout balayer. « L'action démonstratrice est fragmentée en séquences nettement tranchées. Série de saynètes-psychodrames chargées d'articuler l'argumentation : elles racontent, elles représentent le détournement de la culture indigène; l'intronisation des présidents, nouveaux rois nègres; la mise en place d'une bourgeoisie nationale intéressée au développement d'un capitalisme noir complice d'une poursuite de l'exploitation économique néocoloniale :  c'est " l'indépendance dans l'amitié ". Une des séquences nous époustoufle : on jurerait que Rocha s'est contenté de filmer pour la T.V. la récente croisière noire du président Pompidou. » (Jean-Louis Bory, 1971)

18 h 30 Claude-Jutra
Le long métrage d'animation : voix nouvelles

Mary and Max

Réal. : Adam Elliott [Austr., 2009, 92 min, 35 mm, VOA]

Une jeune Australienne, Mary, entretient une correspondance avec Max, juif new-yorkais autiste. Cette amitié fragile leur permet de faire face aux déboires de leur vie. « Humour grinçant et tendresse contenue sont donc au rendez-vous de ce film [...] Économe de mouvements et d’effets spectaculaires, le style d’Adam Elliot se distingue de l’ensemble de la production de marionnettes par ses partis-pris esthétiques minimalistes : style photographique inspiré du travail de Diane Arbus, cadres fixes, frontalité et utilisation parcimonieuse de la couleur. » (Marcel Jean, 2009)

19 h Fernand-Seguin
Johan Grimonprez

Dial H-I-S-T-O-R-Y

Réal. : Johan Grimonprez [Belg., 1998, 68 min, Beta SP, VOASTF]

Autour des détournements d'avion qui jalonnent les années 1960-1970, une réflexion sur le pouvoir des images, la surabondance de l'information et la construction de l'histoire faite de plans d'archives (reportages, photographies, films, found footage) et de reconstitutions filmées par l'artiste. « Dial HISTORY est une méditation télévisuelle étourdissante, macabre et parfois drôle sur le travail de Don DeLillo, en ce qu’il a trait aux avions, au terrorisme, et à la mort. C'est aussi, en quelque sorte, une réflexion sur la possibilité de " l’Histoire " [...] Le film est parfois un peu trop intelligent pour son propre bien (et trop fasciné par les écrasements d’avion), mais il est fascinant et brillamment rythmé. » (Anders Stephanson, 1997) DANS LE CADRE DE L'INSTALLATION LOOKING FOR ALFRED

20 h 30 Claude-Jutra
Glauber Rocha, créateur de nouvelles formes

Claro

Réal. : Glauber Rocha [It.-Fr.-R.-U., 1975, 107 min, 35 mm, VOSTF] Avec Juliet Berto, Mackay, El Cachorro

« Petite Française qui bat le pavé du " plus bel endroit qui soit pour attendre la fin du monde ", Juliet Bertho ne semble d'abord se préoccuper que du bonheur de l'instant, du soleil, des roses du forum, de la fête qui, dirait-on, anime perpétuellement les moindres rues de la ville. Mais, touriste éclairée, désargentée, cartésienne et lucide, la voilà qui se frotte à la société romaine, qui regarde, qui observe, qui enregistre et qui en a bientôt marre de patauger en pleine décadence aristocratique. » (Michel Pérez, 1975) « Claro est essentiel pour comprendre l'œuvre rochaïenne : les films de Rocha n'ont jamais été aussi personnels, ni aussi expérimentaux sur le plan cinématographique. Claro est le pur exil et montre bien les contradictions et les hésitations du cinéaste. » (Hudson Moura, 2004) Repris le vendredi 5, 16 h

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16 h Claude-Jutra
Glauber Rocha, créateur de nouvelles formes

Claro

Réal. : Glauber Rocha [It.-Fr.-R.-U., 1975, 107 min, 35 mm, VOSTF] Avec Juliet Berto, Mackay, El Cachorro

« Petite Française qui bat le pavé du " plus bel endroit qui soit pour attendre la fin du monde ", Juliet Bertho ne semble d'abord se préoccuper que du bonheur de l'instant, du soleil, des roses du forum, de la fête qui, dirait-on, anime perpétuellement les moindres rues de la ville. Mais, touriste éclairée, désargentée, cartésienne et lucide, la voilà qui se frotte à la société romaine, qui regarde, qui observe, qui enregistre et qui en a bientôt marre de patauger en pleine décadence aristocratique. » (Michel Pérez, 1975) « Claro est essentiel pour comprendre l'œuvre rochaïenne : les films de Rocha n'ont jamais été aussi personnels, ni aussi expérimentaux sur le plan cinématographique. Claro est le pur exil et montre bien les contradictions et les hésitations du cinéaste. » (Hudson Moura, 2004)

18 h 30 Claude-Jutra
Cinéma muet en musique

Speedy

Réal. : Ted Wilde [É.-U., 1928, 77 min à 22 i/s, 16 mm, INTA] Avec Harold Lloyd, Ann Christy, Bert Woodruff

« Charlie Chaplin est présent, Harold Lloyd invente. Loin de moi l'idée de vouloir tenter un parallèle entre le poète et l'acrobate - l'acrobate serait le premier à s'y opposer ; je voudrais simplement indiquer que Lloyd a une place à côté de l'homme de génie, et qu'une de ses plus belles qualités est justement de chercher à se créer une situation comique indépendante. Ici, le véritable spectateur a fait depuis longtemps la distinction qui s'impose entre les deux genres, et le film En Vitesse lui a apporté la certitude dont il avait besoin pour affirmer qu'Harold Lloyd est un très bon acteur. On dirait assez bien qu'il joue l'écervelé, que son art vif, excentrique, repose entièrement sur un certain manque de prudence, et qu'il montre enfin ce que pourrait devenir, dans une forte imagination, la danse de music-hall. » (André Beucler, 1977) ACCOMPAGNEMENT AU PIANO PAR GABRIEL THIBAUDEAU

19 h Fernand-Seguin
Nouveau cinéma malais

Village People Radio Show (Apa khabar orang kampung)

Réal. : Amir Muhammad [Mal., 2007, 72 min, Beta SP, VOSTA]

Dans la jungle thaïlandaise, d'anciens membres du parti communiste malais vivent en exil. Ils racontent leur lutte contre les Britanniques, et l'interdiction du parti qui les a chassés de leur pays. Une pièce de Shakespeare jouée à la radio thaïlandaise locale rythme leurs témoignages, comme un commentaire.

20 h 30 Claude-Jutra
Glauber Rocha, créateur de nouvelles formes

Têtes coupées (Cabeças cortadas)

Réal. : Glauber Rocha [Brés.-Esp., 1970, 94 min, 35 mm, VOSTF] Avec Francisco Rabal, Marta May, Pierre Clémenti

Qui est Diaz ? Un homme apparemment sans attache aucune, sorte de roi sans couronne. Sa vie profite-t-elle à l'humanité ? « Cabezas Cortadas est un plongeon dans l'histoire en tant qu'espace et non en tant que théâtre d'époque. C'est une tragédie non shakespearienne et une comédie non bunuelesque. C'est aussi une transaction des mythes historiques qui ont conditionné la pauvre histoire politique latino-américaine. Le temps n'existe pas dans Cabezas Cortadas. Le montage est spatial, les clefs historiques se démontrent et se transcendent à la recherche de signes perdus de l'inconscient. » (Glauber Rocha, 1971)

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17 h Claude-Jutra
Comédies musicales américaines

The Great Ziegfeld


Réal. : Robert Z. Leonard [É.-U., 1936, 176 min, 35 mm, VOA] Avec William Powell, Myrna Loy, Luise Rainer

La vie mouvementée de l'impresario et producteur Florenz Ziegfeld, figure marquante de Broadway. « À Hollywood à l'époque, la forme suprême de consécration consiste à voir son style imité par la MGM. The Great Ziegfield est ainsi le premier pas important vers la généralisation de la syntaxe instituée par Berkeley à la Warner. » (Rick Altman, 1992) PRÉSENTÉ PAR VIVA PACI DE L’UQAM

21 h Claude-Jutra
Glauber Rocha, créateur de nouvelles formes

Amazonas, Amazonas

Réal. : Glauber Rocha [Brés., 1965, 15 min, 35 mm, VO portugaise sans sous-titres]

Documentaire sur les richesses de l'Amazonie, le bois, l'ère du caoutchouc. « Film de commande de type classique sur les beautés et les richesses naturelles de la région d'Amazonie. Peuvent y être considérées comme typiquement " glaubériens " : l'emportement lyrique des prises de vue, et l'insistance, bien caractéristique des préoccupations nationalistes et progressistes du réalisateur, sur une présence, très concrète à l'image, du peuple au travail dans les séquences urbaines, et du produit, de la marchandise. » (Sylvie Pierre, 1987)

SUIVI DE

Terre en transe (Terra em transe)

Réal. : Glauber Rocha [Brés., 1967, 108 min, 35 mm, VOSTF] Avec Jardel Filho, Paulo Autran, Glauce Rocha

L'Eldorado, pays qui ressemble beaucoup au Brésil, est gouverné (au nom du Christ et du capital) par le président Porfirio Diaz. Paulo Martin, poète et journaliste, est ami à la fois du président et de sa maîtresse, Silvia. Mais, prenant conscience de la misère du peuple, il va peu à peu se détacher de Diaz. Amoureux de Sara, une militante, il va épouser la cause révolutionnaire. « Trois réflexions livrées en bataille, pour illustrer un film en bataille, d'un auteur qui se bat et taille dans le vif de son peuple la brèche d'un doute furieux, prélude à un réveil de la conscience. » (Michel Duvigneau, 1968)

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17 h Claude-Jutra
Histoire du cinéma

Rangha

Réal. : Abbas Kiarostami [Iran, 1975, 16 min, 16 mm, VO persane]

« Comme tout cinéma de commande, on sait combien le cinéma pédagogique peut être un exercice ingrat, rivé qu’il est à un cahier de charges impératif. Dans son dispositif même, Les couleurs n’échappe d’ailleurs pas au didactisme du genre. Mais c’est précisément pour cela que peut s’y observer au mieux la position de Kiarostami par rapport à l’institution. Plutôt que de contourner la commande par l’ironie ou la détourner sans vergogne, il en joue pour mieux la tourner à son profit. » (Jean Breschand, 1997)

SUIVI DE

Facteur (Postchi)

Réal. : Dariush Mehrjui [Iran, 1970, 107 min, 16 mm, VOSTF] Avec Ezat Entezami, Ali Nassiriam

« Dans un pays qui a maintenant le régime le plus fasciste du Moyen-Orient, Le Facteur peut se lire en filigrane comme une protestation contre la soumission devant l'exploitation sociale. Le personnage du facteur, librement inspiré du Woyczeck de Büchner, est poursuivi par ses créanciers, exploité par le potentat local, trompé par sa femme, etc. Mais ne se redresse jamais devant aucune situation. C'est symboliquement un personnage soumis qui finit par se livrer à la police alors qu'il est innocent d'un forfait dont on l'accuse. Si on examine le film séquence par séquence, plan par plan, chaque élément est digne d'intérêt et prouve la maîtrise de son réalisateur : photo splendide, direction d'acteur extraordinaire, sens du tempo et des détails. » (Hubert Niogret, 1972) PRÉSENTÉ PAR ANDRÉ HABIB DE L'UNIVERSITÉ DE MONTRÉAL

19 h 15 Claude-Jutra
Glauber Rocha, créateur de nouvelles formes

A Idade da Terra

Réal. : Glauber Rocha [Brés., 1980, 140 min, Beta SP, VOSTA] Avec Maurício do Valle, Jece Valadão, Antonio Pitanga

« L'Âge de la Terre, le dernier film de Glauber Rocha, son premier depuis le retour au Brésil, il y a quatre ans, aborde ainsi progressivement sa réalité, le Brésil moderne, un Brésil déchiré de contradictions [...] Paradis à conquérir ou à reconquérir, à construire sur cette terre, parmi les hommes du vingtième siècle qui s'achève, du vingt et unième siècle qui s'annonce, qui sera peut être le siècle brésilien : en tout cas, le siècle du tiers-monde, d'une autre culture, d'autres valeurs. » (Louis Marcorelles, 1980) Repris le samedi 13, 21 h

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18 h Claude-Jutra
Ciné-conférence d'Olivier Barrot

Drôle de drame

Réal. : Marcel Carné [Fr., 1937, 105 min, 35 mm, VOF] Avec Michel Simon, Françoise Rosay, Louis Jouvet

« C'est ici que Louis Jouvet lance à Michel Simon l'illustre réplique : " Bizarre, bizarre..." Sommet de l'humour burlesque croisé avec la fantaisie policière, ce chef-d'oeuvre incompris à sa sortie offre le meilleur des dialogues de Jacques Prévert, et la plus étourdissante des distributions, complétée notamment par Françoise Rosay, Jean-Louis Barrault et Jean-Pierre Aumont. » (O. Barrot, 2009)

19 h Fernand-Seguin
Nouveau cinéma malais

Sanctuary (Wu)

Réal. : Yuhang Ho [Mal., 2004, 80 min, Beta SP, VOSTA] Avec Loh Bok Lai, Chua Thien See, Chin Leong Fat

Lai est un joueur compulsif, Lee travaille dans un centre de photocopie, un vieil homme s'occupe d'un compagnon malade. Ils sont séparés par de vieux conflits. Pourront-ils se retrouver ? « […] En interrogeant la notion de " jia " (maison de famille) et la codification des relations humaines, Ho s’aventure dans des territoires proches de ceux mis au jour par le Chinois le plus célèbre de Malaisie, le Taïwanais d’adoption Tsai Ming-liang. Mais comme il ne fournit pas d'éventuelles possibilités de liens humains, et souligne l'impasse paralysante de la situation, le film d’Ho est encore plus sombre et radical que ceux de Tsai. » (Paolo Bertolin, 2005)

20 h 30 Claude-Jutra
Hommage à Paule Baillargeon

Vie d'Ange

Réal. : Pierre Harel [Qué., 1979, 84 min, 16 mm, VOF] Avec Paule Baillargeon, Pierre Harel, Louise Portal

Quand ils se sont vus, ils ont compris qu'ils étaient faits l'un pour l'autre. L'irrésistible Star Morgan se laisse ravir par Elvis. Leurs ébats amoureux sont agressifs et violents. Soudés l'un à l'autre lors d'un accouplement torride, ils parviendront à se séparer et découvriront la tendresse. « Entre un cinéma insipide, incolore et sans saveur, je préfère encore le cinéma barbare et grossièrement subversif que pratique Pierre Harel. » (Luc Perreault, 1979) EN PRÉSENCE DE PAULE BAILLARGEON

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13 h Fernand-Seguin

Colloque L’avenir de la mémoire : patrimoine, restauration et réemploi cinématographiques

Organisé par le GRAFICS et le CERIUM en collaboration avec la Cinémathèque sous la direction d'André Habib (Université de Montréal) et de Michel Marie (CERIUM-Paris 3). En présence de : Howard Besser (NYU), Gerda Cammaer (Ryerson University), Béatrice de Pastre (Archives françaises du film), Nicolas Dulac (Université de Montréal), André Gaudreault (Université de Montréal), André Habib (Université de Montréal), Laurent Mannoni (Cinémathèque française), Pierre Jutras (Cinémathèque québécoise), Michel Marie (Paris 3 – CÉRIUM), Viva Paci (UQAM), Caroline Martel (Université Concordia), Laure Parchamenko (Cinémathèque française), Giusy Pisano (Paris 3), Yolande Racine (Cinémathèque québécoise), Catherine Russell (Université Concordia), Pierre Véronneau (Cinémathèque québécoise), Will Straw (McGill University). ENTRÉE LIBRE
Programme complet du colloque L’Avenir de la mémoire

18 h 30 Claude-Jutra
Le long métrage d'animation : voix nouvelles

Edison and Leo

Réal. : Neil Burns [Can., 2008, 79 min, 35 mm, VOA]

La vie de l'atypique famille Edison, marquée par les relations tendues entre le jeune Leo et son père, inventeur génial et instable. « C’est un voyage divertissant et surprenant dans une époque victorienne anachronique et un suspense de science-fiction révisionniste agrémenté de gags résolument adultes [...] Grâce à son cran et son inventivité, cette production canadienne n’a rien à envier aux grosses pointures de l’animation image par image. » (Rupert Bottenberg, 2009)

19 h Fernand-Seguin
Grands interprètes

Classic Archive : Arthur Rubinstein

Réal. : Philippe Truffault [Fr., 2001, 50 min, Beta num, VOF]

La série Classic Archive redécouvre et restaure des archives télévisuelles exceptionnelles de certains des plus grands musiciens et interprètes du XXe siècle, filmés de 1950 à 1975. S’adressant aux mélomanes, elle porte un soin particulier au son. Cet épisode propose des extraits d’un concert du pianiste virtuose Arthur Rubinstein enregistré en 1967 au Royal Festival Hall de Londres. Rubinstein interprète des œuvres de Ludwig Van Beethoven (Concerto pour piano n° 4) et de Frédéric Chopin (Polonaise n° 6 Héroïque). Le chef hongrois Antal Dorati, à la tête du London Philharmonic Orchestra, l’accompagne.

SUIVI DE

Classic Archive : Wilhelm Kempff

Réal. : Philippe Truffault [Fr., 2001, 55 min, Beta num, VOF]

Le grand pianiste Wilhelm Kempff donne en récital pour la télévision française la musique de Schumann (en 1961) et  de Beethoven (en 1970, lors du bicentenaire de la naissance du compositeur). Il interprète L’Oiseau prophète tiré des Scènes de la forêt, op. 82 et Papillons, op. 2 (Schumann), puis la Sonate en ut dièse mineur, dite Clair de Lune et pour finir la Sonate en mi mineur, op. 90 n° 27 (Beethoven).

20 h 30 Claude-Jutra
L’avenir de la mémoire : patrimoine, restauration et réemploi cinématographiques

Le Miracle des loups

Réal. : Raymond Bernard [Fr., 1926, 132 min, 35 mm COPIE RESTAURÉE, INTF] Avec Vanni Marcoux, Charles Dullin, Yvonne Sergyl

Robert Cottereau, porte-bannière de Charles le Téméraire, est épris de Jeanne Fouquet, filleule de Louis XI. Les aléas de la politique font que les jeunes gens sont séparés. Le sinistre sire de Châteauneuf ourdit des complots contre le roi, à qui Jeanne sert d'émissaire secret. Elle est un jour sauvée de ses poursuivants par une bande de loups qui la protègent du traître Châteauneuf. « C'est un des grands films muets français et à l'époque on le compara aux fresques d'Abel Gance. Costumes, décors, scènes héroïques ou prestigieuses, tout avait été mis en œuvre pour réussir un grand film qui fut un succès considérable. » (Béatrice Bottet, 1999) ACCOMPAGNEMENT AU PIANO PAR GABRIEL THIBAUDEAU

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13 h Fernand-Seguin

Colloque L’avenir de la mémoire : patrimoine, restauration et réemploi cinématographiques

Organisé par le GRAFICS et le CERIUM en collaboration avec la Cinémathèque
sous la direction d'André Habib (Université de Montréal) et de Michel Marie (CERIUM-Paris 3). En présence de : Howard Besser (NYU), Gerda Cammaer (Ryerson University), Béatrice de Pastre (Archives françaises du film), Nicolas Dulac (Université de Montréal), André Gaudreault (Université de Montréal), André Habib (Université de Montréal), Laurent Mannoni (Cinémathèque française), Pierre Jutras (Cinémathèque québécoise), Michel Marie (Paris 3 – CÉRIUM), Viva Paci (UQAM), Caroline Martel (Université Concordia), Laure Parchamenko (Cinémathèque française), Giusy Pisano (Paris 3), Yolande Racine (Cinémathèque québécoise), Catherine Russell (Université Concordia) , Pierre Véronneau (Cinémathèque québécoise), Will Straw (McGill University). ENTRÉE LIBRE
Programme complet du colloque L’Avenir de la mémoire

18 h 30 Claude-Jutra
Le GRAFICS présente

L’envers du décor

The B-Film Keeper réal. : Gerda Cammaer [Can., 2009, 13 min, Beta num, SD] ; Arthème opérateur  réal. : Ernest Servès [Fr., 1913, 35 mm, muet] ; The Picture Idol réal. : James Young [É.-U., 1912, 14 min à 18 i/s, 35 mm, muet] ; Una tragedia al Cinematografo réal. : Enrico Guazzoni [It., 1913, 8 min à 18 i/s, 35 mm, muet] ; Bébé joue au cinéma [Fr., 1911, 35 mm, muet] ; Rigadin aux Balkans [Fr., 1913, 13 min, 35 mm, muet] ; Les expressions photographiques [Fr., 1905, 3 min, 35 mm, muet] ; Rien n’est impossible à l’homme [Fr., 1910, 5 min, 35 mm, muet] ; Léonce cinématographiste [Fr., 1913, 15 min, 35 mm, muet] ; Les Bretelles [Fr., 1913, 12 min, 35 mm, muet].

Pour accompagner les réflexions et discussions que ne manquera pas de susciter le colloque L’AVENIR DE LA MÉMOIRE : PATRIMOINE, RESTAURATION ET RÉEMPLOI CINÉMATOGRAPHIQUES, qui regroupe plusieurs archivistes et chercheurs se penchant sur les questions de conservation, de restauration et de diffusion du patrimoine filmique, le GRAFICS (Groupe de recherche sur l’avènement et la formation des institutions cinématographique et scénique) a préparé un programme de vues animées levant le voile sur la naissance d’une industrie qui exploite la fascination qu’elle suscite en se mettant elle-même en scène. Ces films documentent non seulement leur époque, mais également leurs conditions de production, d’où l’importance de les garder en « mémoire ». ACCOMPAGNEMENT AU PIANO PAR GABRIEL THIBAUDEAU

19 h Fernand-Seguin
Nouveau cinéma malais

Before We Fall in Love Again (Nian ni ru xi)

Réal. : James Lee [Mal., 2006, 99 min, Beta SP, VOSTA] Avec Len Siew Mee, Pete Teo

Une jeune femme disparait un jour sans laisser de trace. Son mari et son amant partent ensemble à sa recherche. Première partie de la « trilogie de l’amour » de James Lee. « Le réalisateur le plus connu de la Malaisie, le prodige controversé James Lee, crée un triangle amoureux insolite […] Une histoire habilement forgée qui s'adapte parfaitement à son style minimaliste. » (MOMA, 2005)

20 h 30 Claude-Jutra
Glauber Rocha, créateur de nouvelles formes

Barravento

Réal. : Glauber Rocha [Brés., 1962, 77 min, 35 mm, VOSTF] Avec Antonio Pitanga, Luiza Maranhão, Lucy de Carvalho

Dans la région de Bahia, au Brésil, pêcheurs et paysans sont exploités par les grands propriétaires. Ils s'en remettent à Ymanja, la « Déesse de la Mer », seule capable à leurs yeux, de leur accorder un sort meilleur. Mais un jeune homme, de retour de la ville, les aidera à se libérer de l'obscurantisme des traditions, à acquérir un sens politique leur permettant de résister plus concrètement à l'exploitation dont ils sont les victimes... « [...] Barravento exprime [...] déjà totalement la communion profonde de l'auteur avec la réalité brésilienne, avec les légendes, les superstitions, la tragique misère et le fatalisme mystique d'un peuple dont l'âme véritable nous avait été longtemps cachée sous les masques du folklore. » (Jean De Baroncelli, 1970)

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17 h Claude-Jutra
Comédies musicales américaines

Hellzapoppin'

Réal. : H. C. Potter [É.-U., 1941, 84 min, 16 mm, VOA] Avec Ole Olsen, Chic Johnson, Martha Raye

Ole et Chick, employés chez Miracle Picture, rencontrent un jeune scénariste qui leur propose une histoire abracadabrante où un groupe doit monter une comédie musicale au milieu de chassés-croisés amoureux compliqués. « Les meilleurs moments vont d'un gag sur Citizen Kane […] à la routine plus élaborée d'effets spéciaux impliquant le projectionniste qui projette Hellzapoppin'  pour les spectateurs. Même si la version cinéma n'arrive pas à saisir complètement l'esprit de la pièce d'origine […], Hellzapoppin' reste l'un des rares exemples filmiques de l'humour « nut » incarné par Olsen et Johnson ». (Hal Erickson) PRÉSENTÉ PAR VIVA PACI DE L’UQAM

19 h Claude-Jutra
Cinéma de genre

Docteur Jekyll et les femmes

Réal. : Walerian Borowczyk [Fr., 1981, 92 min, 35 mm, VOF] Avec Udo Kier, Marina Pierro, Gérard Zalcberg

Le soir des fiançailles de Henry Jekyll et Fanny Osborne, les invités sont victimes de crimes pervers. Une variation sur le roman de Robert Louis Stevenson, où la cruauté de Hyde prend une forme résolument sexuelle. « Borowczyk a donné à cet exercice excentrique une atmosphère décadente, cauchemardesque, où l'opulence de la fête contraste avec les pièces faiblement éclairées et enfumées où le libidineux Hyde poursuit ses victimes. » (Cavett Binion) 18 ans et +

21 h Claude-Jutra
Glauber Rocha, créateur de nouvelles formes

A Idade da Terra

Réal. : Glauber Rocha [Brés., 1980, 140 min, Beta SP, VOSTA] Avec Maurício do Valle, Jece Valadão, Antonio Pitanga

« L'Âge de la Terre, le dernier film de Glauber Rocha, son premier depuis le retour au Brésil, il y a quatre ans, aborde ainsi progressivement sa réalité, le Brésil moderne, un Brésil déchiré de contradictions [...] Paradis à conquérir ou à reconquérir, à construire sur cette terre, parmi les hommes du vingtième siècle qui s'achève, du vingt et unième siècle qui s'annonce, qui sera peut être le siècle brésilien : en tout cas, le siècle du tiers-monde, d'une autre culture, d'autres valeurs. » (Louis Marcorelles, 1980)

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17 h Claude-Jutra
Glauber Rocha, créateur de nouvelles formes

Le Dieu noir et le Diable blond (Deus e o diablo na tierra do sol)

Réal. : Glauber Rocha [Brés., 1964, 118 min, 35 mm, VOSTF] Avec Gerardo Del Rey, Iona Magalhaes, Othon Bastos

1940. Manuel et sa femme Rosa vivent de façon misérable. Sebastian, prophète surnommé le Dieu noir, annonce la terre promise aux pauvres. Pour purifier son peuple, il annonce le sacrifice d'un enfant. Rosa se révolte et tue Sebastian. Un tueur à gages est alors mandaté pour détruire la secte tout entière... « Le cinéma brésilien est né. Le Dieu noir et le Diable blond nous apprend ce que c'est qu'un grand film lyrique. » (Jean Collet, 1967) PRÉSENTÉ PAR MICHÈLE GARNEAU DE L'UNIVERSITÉ DE MONTRÉAL

19 h 15 Claude-Jutra
Glauber Rocha, créateur de nouvelles formes

Antônio das Mortes (O Dragão da Maldade contra o Santo Guerreiro)

Réal. : Glauber Rocha [Brés.-Fr., 1969, 98 min, 35 mm COPIE RESTAURÉE, VOSTF] Avec Maurício do Valle, Lorival Pariz, Othon Bastos

Un tueur professionnel est engagé par des propriétaires terriens pour écraser une communauté de paysans affamés. Antonio-das-Mortes, dans cette aventure épique, se heurte à la folie des grandeurs d'un tyran, aux ambitions politiques de la police locale, à la solitude tragique d'une femme, aux délires religieux d'un prêtre... « Un western sanglant qui est aussi une sorte d'opéra tragique... C'est un film sauvage d'une grande beauté plastique, inspiré de légendes et de faits réels, pouvant dérouter mais jamais laisser indifférent. À voir sûrement, à admirer comme un chef-d'œuvre lyrique, baroque. » (Michel Duran, 1969) PRÉSENTÉ PAR MICHÈLE GARNEAU DE L'UNIVERSITÉ DE MONTRÉAL

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Rendez-vous du cinéma québécois


Pour connaître la programmation consultez le www.rcvq.com

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0 h Claude-Jutra
Nuit blanche à Montréal

Il était une fois dans l'Est


Réal. : André Brassard [Qué., 1974, 101 min, 35 mm, VOSTA] Avec Denise Filliatrault, Michelle Rossignol, Frédérique Collin

« De l’Ouest de Sergio Leone à l’Est de Michel Tremblay, il y a un monde uni par un titre en forme de clin d’œil, mais aussi une même soif de vengeance et par deux règlements de compte : ceux dont Hosanna et Germaine Lauzon feront l’objet au terme d’une soirée où s’affrontent les principaux personnages de l’œuvre de Michel Tremblay. Premier long métrage de deux cinéphiles passionnés,  Il était une fois dans l’Est fait rêver à ce qu’il aurait pu apporter à notre cinéma… si celui-ci en avait bien voulu. » (Georges Privet) REPRIS À 00 H 30. ENTRÉE LIBRE

1 h 45 Claude-Jutra
Nuit blanche à Montréal

Il était une fois dans l'Est


Réal. : André Brassard [Qué., 1974, 101 min, 35 mm, VOSTA] Avec Denise Filliatrault, Michelle Rossignol, Frédérique Collin

« De l’Ouest de Sergio Leone à l’Est de Michel Tremblay, il y a un monde uni par un titre en forme de clin d’œil, mais aussi une même soif de vengeance et par deux règlements de compte : ceux dont Hosanna et Germaine Lauzon feront l’objet au terme d’une soirée où s’affrontent les principaux personnages de l’œuvre de Michel Tremblay. Premier long métrage de deux cinéphiles passionnés,  Il était une fois dans l’Est fait rêver à ce qu’il aurait pu apporter à notre cinéma… si celui-ci en avait bien voulu. » (Georges Privet) REPRIS À 00 H 30. ENTRÉE LIBRE

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14 h Claude-Jutra
Les trésors de la Cinémathèque universitaire (Paris)

Hitler, un film d'Allemagne (Hitler - ein Film aus Deutschland)

Réal. : Hans Jürgen Syberberg [All., 1978, 420 min, 35 mm, VF et VOSTF] Avec Heinz Schubert, Peter Kern, Hellmut Lange

« Un pari insensé, un évènement de cette fin de siècle. Il appartenait à cet Allemand venu de l'Est, expert en mythes germaniques, de traiter du grand cauchemar et de sa survivance sous les traits du " culturel " et de l'asservissement de la planète : Hitler est en nous indubitablement. Pour Syberberg, Hitler est d'abord un prodigieux cinéaste, véritable metteur en scène d'une guerre conçue pour être filmée [...] Aussi [...] se livrant à un étourdissant montage sonore, Syberberg utilise tout l'arsenal audiovisuel pour faire exister un monologue à plusieurs voix, véritable chant de détresse d'un Allemand d'aujourd'hui. » (Marc Cerisuelo,1999). Note : dialogues en version originale allemande avec sous-titres français, commentaire en français. IL Y AURA UNE PAUSE D'UNE HEURE VERS 18 H. PRÉSENTÉ PAR SÉBASTIEN LÉVESQUE DE L'UNIVERSITÉ DE MONTRÉAL

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