09:00 pm Salle de projection principale
June, 12th 2019
Paul Sharits

Paul Sharits

Director: François Miron [Qué., 2015, 85 min, DCP, VOSTF]

L’œuvre de Paul Sharits (1943-1993) a toujours un impact aussi profond sur le cinéma expérimental, des décennies après sa mort tragique et prématurée. Au milieu des années 60, Sharits commence à explorer le potentiel cinématographique du clignotement lumineux (flicker). Durant les décennies qui suivent, cet intérêt se transforme en une obsession : déconstruire les paramètres du film 16 mm. Repoussant sans relâche son questionnement du médium cinématographique, il crée des installations de projections, des photogrammes tenus entre deux feuilles de plexiglas ou encore des partitions d’encre colorée pour des films abstraits. Il a tantôt provoqué, tantôt inspiré ; ainsi l’ultime impact de son travail n’est-il pas théorique mais bien physique, et même viscéral. Le documentaire de François Miron offre non seulement un retour éclairant sur l’une des œuvres les plus idiosyncratiques et importantes de l’histoire du cinéma, mais dresse aussi le portrait d’un homme tourmenté et profondément romantique, côtoyant le tragique alors qu’il était aux prises avec des troubles mentaux héréditaires. Le film révèle son parcours de façon vivante, mariant de riches illustrations, des images intimes et des documents d’archives rarement présentés. Au-delà de Sharits, les entrevues et les nombreux témoignages de ses proches et de ses contemporains dressent le portrait d’une génération de cinéastes majeurs, comme autant de voix ayant façonné l’histoire du cinéma expérimental.

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Long after his premature death, the impact of Paul Sharits lingers on. The prominent iconoclast and innovator provoked with fast-flickering, pulsating, colorful mosaics. The many interviews and testimonies found in the film are also a portrait of a generation of leading voices in experimental filmmaking. In the mid-sixties Paul Sharits (1943-1993) started to explore the potential of the flicker. In the decades that followed, Sharits was strikingly persistent in pursuing the total deconstruction of the parameters of 16mm film into such novel forms as multiple projection installations, frozen film frames caught in-between plexiglass sheets, and ink coloured partitions for abstract films. The ultimate impact of the work was not theoretical, but on the contrary very physical, even visceral. Miron’s documentary not only offers a great recapitulation one of the most idiosyncratic and pertinent oeuvres within avant-garde film history. He also sketches the portrait of a tormented, deeply romantic artist, always courting disaster but also cursed by an inherited mental condition. The reconstruction of a tragic career is animated with ample illustrations combined with home movies and other rarely seen archive materials.

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