Badou Boy
De mois en mois, le cycle récurrent Noir.e.s à la caméra permet de découvrir des œuvres réalisées ou produites par des cinéastes africain.e.s ou afrodescendant.e.s, tout au long de l’histoire du cinéma.
Le parcours d'un être qui émet de la lumière à travers un monde ancien et obscur parsemé de connaissances oubliées. Quel est le but de l'existence de cette créature ? Et pour commencer, a-t-elle un but ? (Festival d'Annecy)

Poursuite comique dans les rues de Dakar d'un gamin malicieux par un gros gendarme. Le cinéaste en profite pour présenter quelques aspects de la vie dans la capitale où se profilent certaines critiques.
Djibril Diop Mambéty
Djibril Diop Mambéty est un comédien, scénariste et réalisateur sénégalais, né en 1945 à Colobane, un quartier au sud-ouest de Dakar. Il est l'un des cinéastes africains les plus marquants de sa génération. À l'âge de 17 ans, il crée le premier café-théâtre sénégalais. Le directeur du Centre culturel français de Dakar lui prête éventuellement de l'équipement et un caméraman pour tourner ses premiers courts métrages, Contras' City et Badou Boy. Il tourne un premier long métrage, Le voyage de la hyène (Touki bouki) en 1973, et un second, Hyènes (1992), qui traite de la vengeance d'une vieille femme humiliée. Les deux films forment un diptyque sur le pouvoir et la folie. En 1995, il entreprend une trilogie qu'il appelle Histoires de petites gens. Il n'en tournera que les deux premiers volets : Le franc (1995), qui obtient le Prix du meilleur court métrage lors du Festival du cinéma africain de Milan, et La petite vendeuse de soleil (1999). Alors qu'il termine le montage de ce dernier film, il meurt tragiquement d'un cancer du poumon en 1998. Il est le sujet d'un documentaire, Mambéty For Ever (2008), et l'oncle de l'actrice et réalisatrice Mati Diop.

À explorer
Corps d’acteurs et jeu de transgression de symboles
Le cinéaste sénégalais s’inscrit à sa manière et avec ses moyens dans un mouvement où cinéma et théâtre dialoguent constamment. La modernité esthétique qu’il revendique également se nourrit d’une série de transferts et d’emprunts qui font du corps le point à partir duquel tensions, contradictions et approximations nouent et dénouent le sens...




