Bonnes vibrations
Concoctés par le commissaire et chercheur Jon Davies, les quatre programmes de ce cycle mettent en lumière une page bouillonnante de l’histoire de San Francisco, au croisement du cinéma expérimental, de la révolution sexuelle et de la contre-culture queer. Qu’il s’agisse d’avant-garde, de films éducatifs ou de pornographie indépendante, la sexualité est devenue dans ce contexte particulier un terrain d’exploration et d’ouverture, dans la vie comme dans la création, faisant tomber les normes et clamant une liberté qui a influencé bien des artistes.
Présenté par le programmateur invité Jon Davies
Le premier programme du cycle explore la vision holistique, voire utopique, de la sexualité qui prévalait à la fin des années 1960 avant d'être remise en cause par la commercialisation et la marchandisation croissantes des années 1970. Tous ces cinéastes ont eu des œuvres distribuées par le Multi-Media Resource Center, un projet révolutionnaire du révérend Ted McIlvenna – qui croyait que le corps et le sexe étaient sacrés – visant à offrir une éducation sexuelle moderne à divers publics. En plus de tourner leurs propres films, ils ont distribué des films d'artistes avant-gardistes à des fins d'éducation sexuelle, utile pour renseigner les gens sur leur corps et leur sexualité.
The Bed, James Broughton
[É.-U., 1968, 19 min, 16 mm, SD]
Conservé dans nos collections
Free, Laird Sutton
[É.-U., 1971, 12 min, num., SD]
Women I Love, Barbara Hammer
[É.-U., 1976, 23 min, num., SD]
The Place Between Our Bodies, Michael Wallin
[É.-U., 1975, 33 min, num., VOA]





