Late Chrysanthemums
Auteur prolifique, ayant œuvré dès l’époque du muet, Mikio Naruse s’est imposé avec le temps comme l’un des grands noms du second âge d’or du cinéma japonais, dans les années 1950 et 1960, aux côtés de Mizoguchi, Kurosawa et Ozu. Alliant sobriété formelle et intensité dramatique, son cinéma brille par ses puissants portraits de femmes. Ce programme, qui réunit six copies 35 mm en tournée grâce à la Japan Foundation, offre une occasion rare de s’immerger sur grand écran dans cette œuvre remarquable.
Kin, une ancienne geisha, vit dans une petite maison soignée avec sa servante muette, Shizuko. Pour Kin, gagner de l'argent est devenu plus important que les relations amoureuses, et elle investit de manière très rentable dans l'immobilier avec l'aide d'Itaya, un agent immobilier. Kin rend souvent visite à ses anciennes amies geishas, Nobu, Tamae et Tomi, qui vivent dans le quartier. Elle leur prête de l'argent et leur rend souvent visite afin de percevoir les intérêts sans délai. Les quatre rôles principaux sont interprétés par des actrices talentueuses et expérimentées, mais c'est en définitive la mise en scène habile de Naruse qui permet de délimiter les différences subtiles entre leurs quatre personnalités.

Mikio Naruse
Mikio Naruse est un cinéaste japonais qui a réalisé près de 90 films entre 1930 et 1967. Connu pour sa vision sombre et mélancolique, il s’est surtout illustré dans le shōshimin-eiga, des tragi-comédies consacrées à la classe moyenne, souvent portées par des héroïnes incarnées par des actrices telles que Hideko Takamine, Kinuyo Tanaka et Setsuko Hara. En raison de son intérêt pour les drames familiaux et la tension entre la culture japonaise traditionnelle et moderne, ses films ont souvent été comparés au travail de Yasujirō Ozu. À la fin de sa carrière, il adapte plusieurs grands auteurs japonais. Considéré comme « une figure majeure de l’âge d’or du cinema japonais » et « un dramaturge d’une intelligence hors du commun », il demeure pourtant moins connu que ses contemporains Akira Kurosawa, Kenji Mizoguchi et Ozu. Parmi ses films les plus célèbres, on peut citer Sound of the Mountain (1954), Late Chrysanthemums (1954), Floating Clouds (1955), Flowing (1956) et When A Woman Ascends The Stairs (1960).

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Mikio Naruse, filmer les ombres
La Japan Foundation organise une tournée nous offrant l’occasion de redécouvrir, en 35mm, six magnifiques films de la période tardive de Mikio Naruse. Ces œuvres témoignent de l'œil du cinéaste dans un Japon en mutation, de sa sensibilité pour les personnages féminins et d’une maîtrise formelle au sommet de sa maturité. Auteur très prolifique, il a signé près de 90 films des années 1930 aux années 1960. Il est aujourd’hui considéré comme l’un des grands noms du second âge d’or du cinéma japonais.





