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Les lettres de ma mère (VOF)
Lieu
Salle de projection principale
Date
Le 20 novembre 2024
Durée
86 min
Cycles
Hommage à Claude Beaugrand

« L’image est une partition que le monteur sonore doit étudier, pratiquer, monter, interpréter. Il module, arrange, orchestre les différents paysages sonores selon différentes intensités pour obtenir les émotions recherchées. » Voilà ce qu’écrivait le monteur et concepteur sonore Claude Beaugrand dans un magnifique texte paru dans la revue 24 images en 1992. À la fois orfèvre et artisan, il plongeait dans l’œuvre des réalisateurs avec lesquels il collaborait afin, disait-il, d’y trouver le « cœur du film ».

Notre hommage à Claude Beaugrand, disparu le 8 octobre 2023, propose de mettre en valeur le talent et la polyvalence de l’artiste, de sa façon non naturaliste de travailler le son, depuis La plante humaine, de Pierre Hébert, jusqu’à Maurice Richard, de Charles Binamé, en passant par ses deux courts métrages rarement vus, Clichés et ramasse-miettes et Peines perdues, brillantes réflexions sur l’image et le son.

Les lettres de ma mère
Réalisé par
Serge Giguère
Langue
VOF
Pays
Québec
Année
2017
Durée
86 min
Genre
Documentaire
Format
Numérique
Synopsis

Le réalisateur Serge Giguère a mis la main sur une centaine de lettres écrites par sa mère au tournant des années 1950. Alors que ces lettres racontent le quotidien difficile, mais souvent cocasse, d'une famille ouvrière de seize enfants, Serge Giguère entreprend de bricoler ses propres souvenirs pour en faire surgir autant de « patentes » hétéroclites, comme un écho à sa mère qui coud, tapisse et invente sa vie au jour le jour. Au fil des confidences à sa fille, ponctuées d'entretiens avec ses frères et sœurs encore vivant.e.s, Les lettres de ma mère sonde ce qu'il y a de plus intime au cœur de chacun de nous : l'amour maternel vécu, recherché, toujours questionné.

Les lettres de ma mère

Serge Giguère

Résolument humaniste, le cinéma de Serge Giguère propose des voyages intimes où le réel et l’imaginaire s’entremêlent pour nous ouvrir à la dimension secrète qui nous lie les uns aux autres. Il a été récipiendaire du prix du Gouverneur général (2008) et du prix Albert-Tessier (2021). D’abord assistant caméraman pour Pierre Perrault et Arthur Lamothe, il fonde en 1974 Les films d’aventures sociales du Québec avec Robert Tremblay qui co-réalise avec lui trois films, dont Belle famille (1978). Giguère s’associe ensuite à Sylvie Van Brabant pour créer en 1984 Les Productions du Rapide-Blanc où il réalise la plupart de ses films, dont Oscar Thiffault, Le roi du drum et Les lettres de ma mère. À force de rêves (2007) et Le mystère MacPherson (2015) lui valent deux prix Jutra du meilleur documentaire. Serge Giguère est l’un des plus grands artisans du documentaires des dernières décennies au Québec.

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À propos de Serge Giguère
Filmographie

Sur notre blogue

L'univers sonore de Claude Beaugrand vu par Olivier Calvert

À titre de monteur sonore, Olivier Calvert a travaillé aux côtés du regretté Claude Beaugrand pour les films Maurice Richard, Soie, Yellowknife et Embrasse-moi comme tu m’aimes, pour ne nommer que ceux-là. Nous l’avons invité à plonger dans ses souvenirs de sa collaboration avec Claude Beaugrand, qui s’est éteint le 8 octobre 2023.

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