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Lieux et monuments-3
Lieu
Salle de projection principale
Date
Le 13 mai 2021
Durée
70 min
Cycles
Pierre Hébert : Lieux et monuments

Depuis maintenant plusieurs années, le cinéaste d’animation Pierre Hébert travaille à une série de films de différents formats, sous le titre générique de Lieux et monuments. Travaillés parfois comme des carnets de voyages, mais aussi comme autant de films essais géopolitiques, cette série ambitieuse est unique dans le parcours au long cours de Pierre Hébert. Nous allons présenter la série complète en quatre séances successives, en débutant par la projection en primeur du plus récent volet, Le mont Fuji vu d’un train en marche.

Cycling Utrecht
Réalisé par
Pierre Hébert
Langue
SD
Pays
Québec
Année
2015
Durée
14 min
Genre
animation
Format
numérique
Synopsis

La vidéo présente une simulation de l'installation de 58 min 28 s. Il s’agit d’une installation vidéo à deux écrans juxtaposés sur lesquels jouent deux boucles de longueurs inégales (13:50 à gauche et 11:43 à droite). Les deux boucles sont donc en constant décalage et des relations toujours nouvelles se créent entre les deux composantes visuelles et sonores de cette œuvre sans début ni fin. Au cours d’une durée qui dépasse largement le temps de visionnement tolérable pour un visiteur, une exploration de toutes les relations possibles entre les deux boucles a progressivement lieu. Les images ont été tournées le 11 novembre 2014 à Utrecht dans des lieux situés le long du trajet que suivra le Tour de France. Chacune des boucles comprends 4 segments longs et trois plus courts qui servent de transition. Trois des segments principaux ont été tournés selon deux cadrages juxtaposés gauche droite. Au hasard des décalages progressifs de la projection, il y a régulièrement des moments où les cadres correspondant apparaissent ensemble sur les deux écrans et forment temporairement un large panorama. Comme ces segments couplés sont placés dans un ordre différent sur chacune des deux boucles, ce n’est qu’alternativement qu’il peuvent apparaitre ensemble et faire panorama. Il se produit ainsi un jeu de correspondance et d’échos selon le déroulement décalé des deux boucles. Étant donné le décalage de longueur entre les deux boucles, il faudrait 7.5 jours pour que les boucles reviennent à leur état initial. Cette installation est le no 7 dans la série Lieux et monuments. Comme dans tous les autres opus de cette série, les images réelles ont fait l’objet de manipulation numérique visant à leur donner une plus grande densité temporelle et spatiale, et des insertions d’animation servent à créer des points d’intensité qui dirigent le regard. Dans ce cas-ci, les insertions d’images du Tour de France se disputent le pôle monumental avec un certain nombre de statues qui se trouvent le long du trajet de la course et sont mis en tension avec l’usage quotidien habituel de la bicyclette très important dans cette ville.

Cycling Utrecht
Berlin – Le Passage du Temps
Réalisé par
Pierre Hébert
Langue
VOSTF
Pays
Québec
Année
2013
Durée
36 min
Genre
animation
Format
numérique
Synopsis

La vidéo présente une simulation de l'installation de 50 min 41 s L’installation vidéo Berlin – Le Passage du temps se déploie sur quatre écrans plats HD placés horizontalement l’un à côté de l’autre. Quatre bandes vidéo de longueurs différentes (entre sept et douze minutes) jouent en boucle sur ces écrans. Conséquemment, ces boucles sont en constant décalage les unes par rapport aux autres de sorte que le spectateur a devant lui une mise en relation toujours renouvelée de différents fragments d’images et de sons.

Les segments dont ces boucles sont composées viennent de tournages réalisés dans divers lieux berlinois, en juillet 2012, en aout 2013 et en octobre 2013. Ces tournages sont très ancrés dans le présent de la vie quotidienne de la ville mais simultanément, ils font référence de diverses façons à des épisodes de l’histoire récente de la ville de Berlin, allant de Weimar à la deuxième guerre mondiale, à la reconstruction actuelle du centre de la ville, en passant par le « mur », le blocus et le pont aérien de 1948/49, et les édifices monumentaux de la DDR. Certains segments (images prises du S-Bahn, la ronde des bateaux de touristes sur la Spree, le trafic des bicyclettes) ont un rôle de transitions et de leitmotivs qui traversent toutes les bandes.

Deux segments sont consacrés à des personnalités intellectuelles berlinoises qui me sont chères, Bertolt Brecht et Walter Benjamin qui ont eu un destin croisé d’exilés pendant la Seconde guerre mondiale. L’installation est particulièrement marquée par différents thèmes benjaminiens comme l’image du flâneur, une conception singulière de l’histoire et des liens qui peuvent unir le présent au passé, les notions d’image dialectique et d’allégorie.

Chaque bloc de tournage a d’abord fait l’objet de manipulations numériques de sorte à donner une plus grande densité au matériau. Ensuite, un réseau de surlignage animé a été ajouté de sorte à agir sur le regard du spectateur et à induire une sorte de vertige historique. Les fragments de vie quotidienne sont allégorisés tout en conservant leur réalité brute originaire. À un autre niveau, plus formel, les différents segments sont marqués, de diverses façons, de moments d’intensité qui, grâce aux décalages entre les boucles, vont créer, à l’échelle des quatre écrans, une composition de chocs dynamiques constamment reconstituée qui se superpose au réseau des connexions thématiques. Cette construction en montage combinatoire à plusieurs niveaux invite le spectateur à se positionner alternativement dans une contemplation d’ensemble du déroulement ou dans l’observation concentrée de chacun des fragments, en circulant d’un écran à l’autre.

La boucle la plus longue étant d’une durée de 12:30 minutes, l’ensemble des images qui composent la pièce peuvent être vues une première fois dans ce lap de temps. Cependant, à cause de la construction combinatoire, il est possible de rester dans un état de fascination hypnotique devant l’installation pour une période beaucoup plus longue.

L’installation est sous-titrée Lieux et monuments 6 parce qu’elle est le sixième opus d’un ensemble plus vaste qui vise à constituer un inventaire de regards multiples sur l’état de l’humanité. Également, une version web de Berlin – Le passage du temps a été mise en ligne au moment de la première présentation de l’installation.

Berlin – Le Passage du Temps
La statue de Robert E. Lee à Charlottesville
Réalisé par
Pierre Hébert
Langue
VOSTF
Pays
Québec
Année
2018
Durée
25 min
Genre
animation, documentaire
Format
numérique
Synopsis

Les 11 et 12 août 2017, une démonstration de force de groupes néo-nazis et suprémacistes blancs a lieu à Charlottesville, Virginia, pour s’opposer à l’enlèvement de la statue du général Robert E. Lee. Des affrontements violents ont laissé des morts et de nombreux blessés. Le 23 août, la mairie fait couvrir la statue de noir en signe de deuil. Le 28 août, nous partons pour la Virginie pour filmer la statue enveloppée comme point de départ d’une réflexion sur les enjeux politiques et historiques du débat qui fait rage aux USA sur le sort des statues confédérées.

La statue de Robert E. Lee à Charlottesville
Tu ressembles à moi
Réalisé par
Pierre Hébert
Langue
VOA
Pays
Québec
Année
2014
Durée
6 min
Genre
animation
Format
numérique
Synopsis

Je t’ai croisé, seulement croisé, dans une rue, dans le métro, ou bien je t’ai vu, je t’ai seulement vu, à la télé, dans les journaux. J’ai lu ta vie, vu des photos, je t’ai vu passer, seulement passer, mais tes deux yeux me sont restés, ils me disaient : «Petit frère, petite sœur, tu ressembles à moi.»

Tu ressembles à moi