Cycle consacré à la présence du FLQ dans le cinéma québécois, programmé par Sylvain Garel, à l'occasion de la publication de son livre extrêmement fouillé sur le sujet avec les éditions Somme toute.
Vu d’ailleurs est un des six segments de Montréal vu par…, un film produit à l’occasion du 350e anniversaire de la métropole. Le court métrage d’Arcand met en scène une femme d’un certain âge qui, pendant une curieuse réception, se remémore un grand amour qu’elle a vécu à Montréal.

Le 10 octobre 1970, quatre militants du Front de libération du Québec (FLQ) kidnappent le ministre du Travail et de l'Immigration. Une semaine plus tard, la police retrouve le corps du ministre dans le coffre arrière de l'automobile qui a servi à l'enlèvement. Que s'est-il passé exactement pendant cette semaine? Et pourquoi? Heure après heure, jour après jour, Octobre suit de l'intérieur la vie des cinq hommes, coincés dans la maison de la rue Armstrong avec leurs doutes, leurs espoirs, leurs peurs, leurs déchirements et leurs convictions. Mis au pied du mur par le pouvoir, aux prises avec la logique implacable des événements, emportés par le poids des choses, l'un après l'autre, ils affrontent leur destin. Ils décident. Seuls. Solidaires.

Denys Arcand
Denys Arcand, né en 1941 à Deschambault (Québec), est un réalisateur, scénariste, acteur et producteur de films québécois. Il a étudié l'histoire à l'Université de Montréal dans les années 1960. Cinéaste au style très varié au fil de sa carrière, il est surtout reconnu au niveau international pour ses deux grands succès : Le déclin de l'empire américain (1986) et sa suite, Les invasions barbares (2003), unique film canadien à avoir remporté l'Oscar du meilleur film en langue étrangère. Son œuvre est à l'image de la transformation du cinéma québécois : d'abord composée de films documentaires forts et critiques, puis de fictions profondément ancrées dans la réalité socioculturelle de l'époque, il canalise sa déception face au résultat du référendum pour la souveraineté du Québec de 1980 en se tournant vers des thématiques liées à l'émancipation personnelle. Après sa consécration au début des années 2000, il entreprend un retour aux sources au milieu des années 2010 avec des films qui explorent des thèmes qui lui sont chers tels que Le règne de la beauté (2014) et La chute de l'empire américain (2018).

Pierre Falardeau
Pierre Falardeau est un cinéaste, écrivain, pamphlétaire et militant indépendantiste québécois. Il réalise son premier film, le court métrage Continuons le combat, en 1971. Au cours des années 1970, il collabore avec son ami et comédien Julien Poulin pour la réalisation de plusieurs documentaires : À mort (1972), Les Canadiens sont là (1973), Le magra (1975), À force de courage (1977), Pea Soup (1978), contenant la fameuse scène du PFK Kid, et Speak White (1980). Constatant que le documentaire est peu regardé au Québec, il se tourne vers la fiction avec la série Elvis Gratton, mettant en scène un admirateur d'Elvis Presley, caricature de la petite bourgeoisie canadienne-française fédéraliste et colonisée. Compilant trois courts métrages réalisés entre 1981 et 1985, le film Elvis Gratton : le king des kings et son personnage principal s’inscrivent instantanément dans le folklore québécois. Le film demeure aujourd'hui une œuvre marquante de la cinématographie québécoise qui donnera naissance à deux suite : Elvis Gratton II : miracle à Memphis (1999) et Elvis Gratton XXX : la vengeance d'Elvis Wong (2004). Entre temps, Falardeau réalise surtout des longs métrages de fiction; des films plus dramatiques tels que Le party (1989), Le steak (1992), Octobre (1994) et 15 février 1839 (2001).
Photo : Collections de la Cinémathèque québécoise





