Pas de vacances pour les idoles
La Cinémathèque québécoise est heureuse de s’associer avec Éléphant : mémoire du cinéma québécois, afin de diffuser, chaque mois, sur grand écran, une œuvre restaurée tirée de son répertoire de films.
Un film entre la réalité et la fiction sur un chanteur populaire, incarné par Joël Denis, idole de cette époque. Il est entouré d'une pléiade de grands acteurs et de personnages réels et connus de ces années 60.

Denis Héroux
Denis Héroux est un producteur, réalisateur, scénariste et monteur québécois, récipiendaire de l'Ordre du Mérite et de l'Ordre du Canada. Il est devenu cinéaste alors qu'il était encore étudiant à l'Université de Montréal : il avait convaincu l'association étudiante de lui confier la réalisation d'un film qui remplacerait la traditionnelle revue humoristique de fin d'année, et qui brosserait un tableau ironique de la vie étudiante. Avec ses camarades Stéphane Venne et Denys Arcand, il se lance dans la réalisation du long métrage Seul ou avec d'autres (1962), entraînant dans l'aventure trois étoiles montantes de l'Office national du film : Michel Brault, Gilles Groulx et Marcel Carrière. En attendant de pouvoir gagner sa vie comme cinéaste, privilège rare à l'époque, Denis Héroux enseigne l'histoire jusqu'en 1969. À la fin des années 1960, Héroux est malgré tout l'un des cinéastes indépendants les plus en vogue avec des succès comme Valérie (1968) et L'initiation (1970). Aspirant à une carrière internationale, il entraîne le cinéma québécois hors des frontières, un pas qu'il a déjà franchi avec Sept fois... par jour (1971). À la fin de 1970, il fonde l'International Cinema Corporation avec John Kemeny, qui se spécialise dans le financement international du cinéma. Avec sa femme Justine Héroux, il produit Les Plouffe (1981), la plus grande production québécoise de l'époque avec un budget de plus de cinq millions de dollars. En 1985, il crée Alliance Entertainement Corporation, plus tard Alliance-Vivafilm, en association avec le Torontois Robert Lantos. Il fonde finalement l'Observatoire du cinéma au Québec avec André Gaudreault en 2007, un carrefour universitaire qui vise à encourager les échanges et les partenariats entre les intervenants issus de la pratique du cinéma au Québec et ceux qui se consacrent à l'étude du cinéma, tout en favorisant l'avenir de la relève.
Photo : Bruno Massenet | Collections de la Cinémathèque québécoise






