Souris, tu m'inquiètes
Articulé autour de la Journée internationale des droits des femmes du 8 mars, ce cycle invite à s’immerger dans l’effervescence créatrice du cinéma féminin et féministe québécois des années 1970. Il réunit une séance-hommage à la réalisatrice et cofondatrice de Vidéo Femmes, Hélène Roy, suivie d’une discussion; deux projections d’œuvres indépendantes réalisées par des pionnières et récemment restaurées par la Cinémathèque québécoise; et la diffusion des six films de la série de l’ONF, En tant que femmes, présentés en dialogue avec le lancement du livre d’Olivier Ducharme, Nous ferons les films que nous voulons.
Le bonheur familial repose bien souvent sur un drame insoupçonné : la perte d'identité de la femme qui ne vit plus qu'en fonction de son mari et de ses enfants. Devant le « malaise sans nom » qui l'envahit, Francine, jeune femme en apparence comblée, sera amenée à quitter momentanément les siens pour tenter de trouver qui elle est. Ce film, qui se compose d'une partie dramatisée à laquelle des séquences témoins apportent la densité du vécu, met en lumière l'existence quotidienne telle que perçue par la femme québécoise.

Aimée Danis
Aimée Danis est une réalisatrice et productrice de films québécoise. Originaire de Maniwaki, elle débute comme assistante script à la Télévision de Radio-Canada, puis travaille avec Jacques Godbout sur son film YUL 871, avant de devenir la première femme au Québec à réaliser des publicités télévisées. Son travail publicitaire inclut des campagnes pour Hydro-Québec, Dominion, Desjardins et Peugeot. Dans les années 1970, elle réalise plusieurs courts métrages documentaires, ainsi que le téléfilm Souris, tu m’inquiètes (1973) et des épisodes pour trois séries télévisées. Elle remporte le prix du meilleur court métrage documentaire à la 22e édition du Palmarès du film canadien pour KW+. En 1973, elle fait partie des 14 cinéastes québécois.e.s signataires d’une lettre appelant au boycott de la cérémonie en raison du mauvais traitement réservé aux films québécois. Cette contestation mène à l’annulation de la 25e édition du Palmarès du film canadien et au report de la 26e édition. Dans les années 1980, Aimée Danis s’oriente vers la production et produit notamment les films Léolo de Jean-Claude Lauzon et Mon amie Max de Michel Brault, tous deux nommés aux prix Génie dans la catégorie du meilleur film.






