Un été comme ça
À l'occasion de son obtention du prix Albert-Tessier (la plus haute distinction réservée à un cinéaste au Québec), nous consacrons une rétrospective à Denis Côté. De son premier film au plus récent (son seizième long métrage), les partis pris de mise en scène et la question du point de vue sont au cœur du propos. Ainsi, l’approche documentaire, alma mater du cinéma québécois, est prise à bras-le-corps pour mieux représenter et interroger les effets de vérité des images de cinéma, portés au défi d’un art consommé de la mise en scène. Littéralement, il s’agit pour lui de faire surgir l’inattendu, l’improbable pour mieux faire tomber les masques d’un monde étrange et complexe à déchiffrer. La mise en scène est là, ramenée à l’enfance de l’art du cinéma, où la caméra permet d’éclairer le monde où nous sommes, sous un jour particulier et sans égal.
En présence de l'actrice, Larissa Corriveau
Conservé dans nos collections
Invitées en maison de repos pour explorer leurs troubles sexuels, trois jeunes femmes occupent les jours et les nuits à apprivoiser leurs démons intimes. Sous la supervision tranquille d’une thérapeute et d’un travailleur social bienveillants, le groupe tente de garder un équilibre fragile. Pour Geisha, Léonie et Eugénie, il s’agit d’éviter les cris, d’apprivoiser les chuchotements du temps présent et de considérer l’avenir.

Denis Côté
Denis Côté (1973 – Nouveau-Brunswick, Canada) tourne une quinzaine de courts métrages dans les années 1990 et 2000. Il a été journaliste et critique de cinéma avant de réaliser son premier long métrage Les états nordiques en 2005, entamant ainsi un rythme de création soutenu et prolifique. Carcasses (2009) est présenté à la Quinzaine des réalisateurs de Cannes. Curling, son cinquième long métrage, remporte les honneurs au Festival du film de Locarno et est présenté dans plus de 80 festivals. En 2013, Vic+Flo ont vu un ours, remporte l'Ours d'argent de l'innovation à la Berlinale. Ses films primés s’intéressent aux thèmes de la solitude et de l’aliénation à travers des personnages souvent excentriques. Soulignée dans plus d’une quarantaine de rétrospectives à travers le monde, sa signature unique se voit récompensée du Prix Albert-Tessier en 2024, plus haute distinction dans le domaine cinématographique offerte par le Gouvernement du Québec. Violence du corps de l’autre (2026) est son 17e long métrage.





