Ådalen 31
Pour l'édition 2025 du FIKA(S), le festival et la Cinémathèque québécoise proposent un cycle consacré à la nouvelle vague suédoise. Il s’agit de mettre en lumière de jeunes réalisateurs ayant émergé dans les années 1960 et qui, influencés par la Nouvelle Vague française, ont cherché à renouveler un cinéma suédois alors dominé par la figure d’Ingmar Bergman. Transmission, affirmation de soi, lutte sociale et libération sexuelle sont autant d’enjeux soulevés par ces films bien souvent primés dans les festivals internationaux.
Lauréat du Grand prix spécial du jury, Festival de Cannes 1969
Prenant pour base la grève historique des débardeurs de 1931, Ådalen 31 présente Kjell, fils de débardeur, qui s’éprend d’Anna, fille d’un directeur d’usine. Leurs sentiments les emportent alors que le conflit s’envenime gravement.

Bo Widerberg
Bo Widerberg est un réalisateur, scénariste, monteur, acteur, écrivain, directeur de la photographie et producteur suédois. Malgré une courte formation, il s’intéresse à l’art et devient critique, puis écrivain, publiant plusieurs romans et recueils de nouvelles – une carrière qui durera dix ans. Fasciné par les réalisateurs français Jacques Demy et François Truffaut, et bouleversé par Shadows de John Cassavetes, il s'intéresse progressivement au cinéma. Le cinéma suédois de l’époque lui paraît rigide et dépassé. Avec d'autres réalisateurs suédois, il propose une alternative au cinéma d’Ingmar Bergman, qu’il considère comme bourgeois et trop centré sur les questions religieuses. S'inspirant de la Nouvelle Vague française, il cherche à libérer le film suédois en mettant l’accent sur la vie quotidienne et les réalités modernes qui deviendront les principales sources d’inspiration de son œuvre. Son premier long métrage, Le péché suédois, le lance internationalement lors de la 2e Semaine de la Critique au Festival de Cannes en 1963. Il ancre ses meilleurs films dans une réalité sociale imprégnée d’authenticité historique et de passion romantique, remportant plusieurs prix au Festival de Cannes : le Prix d’interprétation féminine en 1967 pour Elvira Madigan, le Grand Prix en 1969 pour Ådalen 31, et le Prix du Jury en 1971 pour Joe Hill. Au cours de sa carrière, trois de ses films sont nommés à l’Oscar du meilleur film en langue étrangère : Le quartier du corbeau (1963), Ådalen 31 (1969) et La beauté des choses (1995).






