Amanita Pestilens
À l'occasion des circonstances exceptionnelles liées à l'accueil du congrès annuel de la Fédération internationale des archives du film (FIAF), nous proposons une programmation qui fait la part belle aux lignes de forces de nos collections et de notre mandat : joyaux du cinéma d'animation, commandes d'œuvres en première mondiale, fictions nouvellement restaurées, documentaires consacrés aux questions patrimoniales et au réemploi des archives.
Amanita Pestilens est le premier long métrage de fiction canadien en couleur et le premier à être tourné simultanément en anglais et en français. Geneviève Bujold y fait également ses débuts au cinéma.
Comédie de mœurs qui raconte les malheurs d'un banlieusard dont la pelouse est envahie par les champignons sous le regard enjoué de sa fille.

René Bonnière
René Bonnière est un réalisateur canadien d'origine française. Il a mené une carrière prolifique, travaillant à la télévision comme au cinéma, en français et en anglais. Il commence sa carrière en France en tant que réalisateur pour l'armée française, collaborant avec Henri Colpi et le compositeur Georges Delerue. Il devient ensuite l'assistant de Marcel L'Herbier, l'un des pionniers du cinéma. En 1955, il émigre aux États-Unis avec son épouse Claude à bord du Flandre et s'installe à New York. Bonnière travaille pendant six mois dans une banque de Wall Street avant de se tourner vers le nord pour renouer avec l'industrie du film. Il contacte alors F. R. Crawley et l'Office national du film du Canada (ONF) : Crawley le rencontre à New York et l'invite à s’installer au Canada. De 1956 à 1971, il réalise des dizaines de films pour Crawley Films. Parmi ses premières œuvres figurent Beaver Dam, Maîtres artisans du Canada et The Legend of the Raven. Il collabore également avec Pierre Perrault, l'un des plus grands cinéastes québécois. En 1963, il réalise Amanita Pestilens, le premier long métrage canadien en couleur et le premier à être tourné simultanément en anglais et en français. Son travail chez Crawley Films contribue à combler le fossé entre les productions francophones et anglophones du Canada. Par ailleurs, il travaille aussi pour l'ONF, produisant plusieurs documentaires sur les communautés autochtones du Canada.






