Nous avons la chance d'accueillir le directeur d'une grande cinémathèque européenne, la Cinémathèque basque, basée à San Sebastián. Joxean Fernández a proposé une programmation de films récemment restaurés par leurs soins et qui rendent compte de la singularité du cinéma basque dans la cinématographie mondiale. Pour cet événement tout à fait exceptionnel, nous accueillerons aussi le vénérable réalisateur Montxo Armendáriz, récipiendaire de nombreux prix Goya et nommé aux Oscars. Il échangera avec le public, notamment lors de la projection de son film Tasio, dont la nouvelle restauration est présentée en première canadienne, après une projection spéciale au Festival de Cannes.
En présence du cinéaste Montxo Armendáriz
Lurdes, une jeune réalisatrice toujours aux études, part pour Obaba, un énigmatique village isolé du nord de l’Espagne. Armée d’un caméscope, elle enchaîne les rencontres, plus étranges les unes que les autres, la plongeant au cœur du mystère de ce lieu où l’on dit que les lézards verts se glissent dans l’oreille des gens la nuit pour aspirer leur cerveau...

Montxo Armendáriz
Montxo Armendáriz est un cinéaste né dans le village d'Olleta, en Navarre. Tasio (1984), son premier long métrage, retrace l'histoire d'une lignée de charbonniers, dans un style visuel rappelant le cinéma ethnographique. Le réalisme du film a demandé trois mois de tournage et a exigé des acteurs qu'ils vivent et travaillent dans des conditions primitives. Deux ans plus tard, il réalise son second long métrage, 27 Hours (1986), qui remporte la Coquille d'argent au Festival international du film de San Sebastián. En 1990, il retourne à son style ethnographique avec Las cartas de Alou (1990), qui remporte cette fois-ci la Coquille d'or du meilleur film à San Sebastián. Il atteint ensuite le succès populaire avec Historias del Kronen (1995), adapté d'un roman de José Angel Mañas. Le film est devenu emblématique de la jeune génération espagnole des années 1990. Son film suivant, Secretos del Corazon (1997), est probablement reconnu comme étant sa plus grande réussite artistique. Le film reflète sa vision nostalgique de son enfance dans la campagne navarraise, dépeignant avec sensibilité le passage à l'âge adulte de l'enfant. En 1999, il fonde sa propre compagnie de production, et réalise quatre films dans les années 2000 : Silencio Roto (2001), Escenario móvil (2004), Obaba (2005), and No tengas miedo (2011).







