À l'occasion de cette journée, les organismes membres de la Fédération internationale des archives du film (FIAF) dont fait partie la Cinémathèque québécoise proposent un film méconnu ou marquant de la cinématographie mondiale. Cette projection spéciale de Béhula nous est proposée par la Fondation Jérôme Seydoux-Pathé.
Accompagné au piano par Gabriel Thibodeau
Béhula (Camille Legrand) © 1921 - Fondation Jérôme Seydoux-Pathé
Restauration 4K menée par la Fondation Jérôme Seydoux-Pathé en 2022 au laboratoire L’Immagine Ritrovata
Adaptation d’une légende bengalie tirée du Manasa mangala, le film prend pour trame la rivalité qui oppose les déesses Chandi, épouse du dieu Shiva, et Manasa, fille de ce dernier. Ces tensions se cristallisent autour d’un riche marchand, Chand Sadagar, époux de Sanaka et fidèle dévot de Candi, que Manasa tente d’attirer à elle.

Camille Legrand
Camille Legrand a été opérateur pour Pathé de 1905 à 1920. Surnommé « l’infatigable cinématographiste » par la docteure et chercheuse Jitka de Préval, il quitte Pathé en 1921 pour s'associer à J.F. Madan, propriétaire des théâtres et studio du même nom, pour le compte duquel il réalisera à Calcutta au moins cinq films, soit seul, soit en collaboration avec le réalisateur bengali Jyotish Banerjee. Les studios Madan Theatres Ltd dominent à l’époque le paysage cinématographique indien en réunissant les activités de production, de distribution et d’exploitation. De la prolifique production de films réalisés en Inde pendant la période du muet, et dont une grande majorité a malheureusement disparu, Béhula (1921) est l’un de ces films qui a été miraculeusement restauré.
Bio : Fondation Jérôme Seydoux-Pathé






