Bienvenue Mister Chance
Le plaisir peut être une forme de dissidence : en témoigne ce cycle qui ouvre la nouvelle année en philosophant sur un ton jouissif et impertinent. Héritiers modernes de Diogène, le clochard Boudu et les punks du Grand soir dynamitent l’ordre bourgeois ou la société de consommation. En érigeant les voluptés de la paresse en art de vivre, Alexandre le bienheureux et The Big Lebowski se font quelques ennemis. Les enfants se révoltent contre les figures d’autorité du collège dans le libertaire Zéro de conduite, tandis que Ferris Bueller préfère l’école buissonnière pour découvrir le monde autrement. Chez Hal Ashby, Harold et Maude font de la vie un jeu merveilleux pour défier les conventions et la mort, puis Mr. Chance devient un oracle de la politique en expliquant simplement comment cultiver son jardin. Le mot de la fin va aux intellectuels décadents du Déclin de l’empire américain et à leur vertigineuse introspection sur l’épuisante quête du bonheur.
Chance est un gentil naïf qui a passé toute sa vie à travailler dans le jardin d'une riche famille. Lorsque son employeur décède, il se retrouve livré à lui-même dans le monde extérieur. Sa simplicité et son attitude bienveillante lui permettent de rencontrer des personnes influentes, ce qui le propulse, bien malgré lui, dans les hautes sphères du pouvoir.

Hal Ashby
Hal Ashby est un réalisateur, monteur, acteur et producteur américain. Son travail est un exemple de la contre-culture bien présente à l'époque. Il est associé au Nouvel Hollywood aux côtés de réalisateurs tels que Martin Scorsese, Mike Nichols et Sidney Lumet. Avant de devenir réalisateur, Ashby est monteur pour Norman Jewison, notamment Les Russes arrivent, les Russes arrivent (1966) pour lequel il est nommé à l'Oscar du meilleur montage, et Dans la chaleur de la nuit (1967) pour lequel il remporte la statuette. Il reçoit une troisième nomination aux Oscars, cette fois-ci à titre de réalisateur, pour Retour (1978). Ses autres réalisations, incluent Harold et Maude (1971), La dernière corvée (1973), Shampooing (1975) et Bienvenue, Mister Chance (1979). À divers degrés, ses films sont considérés comme des œuvres marquantes du cinéma américain des années 1970.





