Frankenstein
Le cinéma est un écran sur lequel projeter sans fard ses peurs, ses hantises et la monstruosité du monde. L’écran nous protège de ce qu’on y voit, mais le cinéma a aussi durablement ancré nos cauchemars autour de quelques images fortes (maisons vidées, greniers et sous-sols hostiles, masques démoniaques, grimaces à glacer le sang, postures inquiétantes). La Cinémathèque québécoise proposera tout au long de l’été un cycle traversant plus de cent vingt ans d’horreur, nous rappelant à quel point ce qui fait frémir le plus consiste à rendre concrètes, palpables et crédibles nos craintes les plus enfouies.
Un savant du nom d'Henry Frankenstein crée dans son laboratoire un être humain façonné à partir de différents membres prélevés sur des cadavres. Le monstre à qui les savants ont greffé le cerveau d'un assassin, va échapper à leur contrôle et commettre plusieurs meurtres. Adapté sur le roman de Mary Shelley.

James Whale
James Whale est un réalisateur britannique, connu pour avoir mis en scène les classiques de l'horreur, Frankenstein (1931), La maison de la mort (1932), L'homme invisible (1933) et La fiancée de Frankenstein (1935), ainsi que la comédie musicale Show Boat (1936). Jonglant avec les petits boulots en début de carrière, il se découvre peu à peu une passion pour le dessin et la peinture. Il n'a que 25 ans lorsque la Première Guerre mondiale éclate. Engagé dans l'armée, il est fait prisonnier par l'armée allemande. Il découvre le plaisir du théâtre amateur alors qu'il est emprisonné. Cette expérience est pour lui une révélation. Toutefois, ce n'est qu'à 40 ans qu'il a l'occasion de diriger une pièce pour la première fois, Journey's End. La pièce rencontre un tel succès qu'on lui propose de la monter à Broadway, où elle est accueilli avec triomphe, puis de l'adapter à Hollywood : abandonnant le cinéma muet, les studios californiens se tournent vers le théâtre pour trouver les dialoguistes des nouveaux films parlants. James Whale est alors engagé par Paramount. Universal lui fera ensuite confiance pour réaliser l'adaptation du roman de Mary Shelley, Frankenstein. Il réalisera une douzaine de films pour la compagnie, développant un style caractérisé par l'influence de l'expressionnisme allemand et une caméra très mobile.








