Une apparition, à la trajectoire fulgurante, dans l’histoire du cinéma et au firmament des stars : faut-il encore présenter James Dean, dont la disparition précoce consacra le mythe? Nonchalant, malicieux, rebelle, il personnifia la jeunesse d’une époque. En à peine plus d’un an, il enchaîna trois rôles inoubliables chez trois grands cinéastes, contribuant à faire de ces films des chefs-d’œuvre et de lui-même une icône aux airs d’éternité.
Lauréat de l'Oscar du meilleur réalisateur pour George Stevens en 1957
Géant retrace l’histoire, sur une trentaine d’année, de la famille Benedict, dont Jordan, riche propriétaire terrien du Texas, a épousé Leslie, qui vient du Maryland. Jett Rink, profitant de l’essor de l’industrie pétrolière, leur causera passablement de problèmes.

George Stevens
George Stevens est un réalisateur, producteur, scénariste et directeur de la photographie américain. Il a remporté l'Oscar du meilleur réalisateur pour les films A Place in the Sun (1951) et Giant (1956). Né à Oakland, en Californie, il travaille pour la troupe de théâtre itinérante de ses parents en tant qu'enfant acteur et que régisseur. Lorsque le théâtre est remplacé cinéma, ses parents déménage à Los Angeles. À 17 ans, il est engagé comme assistant caméraman pour travailler sur de nombreux films produit par Hal Roach. En trois ans, il devient caméraman sur la série Our Gang. Impressioné par ses connaissances visuelles, Roach l'engage ensuite pour réaliser plusieurs épisodes de la série The Boy Friends. Stevens se joint ensuite à la Universal avant de travailler pour RKO Pictures. Il y réalise plusieurs films de genre, dont Alice Adams (1935) mettant en vedette Katharine Hepburn; Swing Time (1936) avec Fred Astaire et Ginger Rogers; ainsi que Gunga Din (1939) avec Cary Grant. En 1941, pendant la Seconde Guerre mondiale, il joint l'armée américaine et y dirige l'unité cinématographique. Se servant de sa caméra personnelle, il filme des images couleur de la libération de Paris et du camp de concentration de Dachau. Il retourne ensuite à Hollywood pour diriger des films plus sérieux, en commençant par I Remember Mama (1948). Entre 1951 et 1956, il réalise sa triglogie américaine qui inclut les films A Place in the Sun (1951), Shane (1953), et Giant, avec de se concentrer sur deux films biographiques, The Diary of Anne Frank (1959) et The Greatest Story Ever Told (1965). Il signe un dernier film, The Only Game in Town, avec Elizabeth Taylor et Warren Beatty en 1970.

James Dean
James Dean était un acteur américain. Il est devenu l’une des figures les plus influentes d’Hollywood dans les années 1950, malgré une carrière qui ne dura que cinq ans. Son impact sur l’industrie cinématographique et la culture populaire a été profond, même s’il n’est apparu que dans trois films majeurs. Rebel Without a Cause (1955), dans lequel il incarnait un adolescent rebelle et désillusionné, East of Eden *(1955), qui a mis en lumière son intense registre émotionnel, et *Giant (1956), un drame tentaculaire, ont tous été conservés au National Film Registry de la Bibliothèque du Congrès des États-Unis en raison de leur « importance culturelle, historique ou esthétique ». Il est décédé dans un accident de voiture à 24 ans en 1955, devenant à jamais un symbole de rébellion, de défiance juvénile et d’esprit insatiable. Dean est devenu le premier acteur à recevoir une nomination pour l’Oscar du meilleur acteur à titre posthume pour son rôle dans East of Eden. Il a même obtenu une seconde nomination l’année suivante pour sa performance dans Giant, faisant de lui l’unique acteur à recevoir deux nominations à titre posthume. Les rôles et le style de James Dean ont eu un impact considérable sur Hollywood, captant à merveille l’esprit de la jeunesse des années 1950 et créant un héritage durable qui a façonné la culture populaire américaine et a défini les attitudes rebelles de la contre-culture pour les générations à venir.
Photo : Collections de la Cinémathèque québécoise





