Action ! Si un mot évoque le cinéma, la tension des tournages, la focalisation des regards, c’est bien celui-là. L’action est très souvent au cœur du cinéma populaire : Harold Lloyd suspendu aux aiguilles d’une horloge dans Safety Last! (1923), Cary Grant menacé et mitraillé par un avion dans North by Northwest (1959), Franka Potente à bout de souffle dans Cours Lola, Cours (1998)... Le western, les films de cap et d’épée, ceux d’arts martiaux ou d’aventure, les polars, tous ces genres reposent sur l’action, parfois frénétique, parfois minutieusement dosée.
Des films de Sergueï Eisenstein à Gilles Carle, de John Ford à John Boorman et Werner Herzog, en passant par Paul Verhoeven, Kathryn Bigelow, Park Chan-wook, Érik Canuel et Nicolas Winding Refn, ce cycle vous promet de passer par toute la gamme des émotions, du rire aux frissons, de la peur à la satisfaction.
Copie 35 mm prêtée par le Cinéclub Film Society
À la suite d’un braquage d’un fourgon blindé ayant mal tourné, Neil McCauley, le chef du groupe ayant commis l’attaque, se fait talonner par Vincent Hanna, le lieutenant assigné au dossier. Un duel tendu de titans s’engage entre eux – interprétés par deux monuments du cinéma, Robert De Niro et Al Pacino – dans un scénario particulièrement efficace.

Michael Mann
Michael Mann est un réalisateur, scénariste et producteur américain. Dès 1970, il se fait remarquer en remportant le Prix du jury au Festival de Cannes pour son court métrage documentaire Jaunpuri. Initié à la scénarisation télévisuelle par Robert Lewin sur les séries Starsky & Hutch et Vega$, il repasse rapidement derrière la caméra : son premier long métrage, le cultissime Thief, est sélectionné à Cannes en 1981. Dans les années 1980, Mann participe à la production des séries télévisées Miami Vice et Police Story, puis choisit de se consacre exclusivement au cinéma dès la décennie suivante. Il signe alors trois œuvres très remarquées et admirées des cinéphiles et autres cinéastes : la fresque historique The Last of the Mohicans (1992), le polar Heat (1995) et le film-dossier The Insider (1999). Après un biopic consacré au boxeur Mohamed Ali, il accepte de reprendre un projet de polar, Collateral (2004), qui deviendra son plus grand succès au box-office. Il adapte ensuite la série Miami Vice (2006) au cinéma, consacre un film au gangster John Dillinger, puis retrace la vie d’Enzo Ferrari. Reconnu pour ses scènes nocturnes hyper-stylisées et ses trames sonores originales, comme celle de Tangerine Dream pour Thief, Michael Mann s'est imposé comme le maître d'un cinéma hautement énergique, précis et psychologiquement complexe.





