Inch’Allah
En collaboration avec le Festival CINEMANIA, nous présentons quatre films de fiction, en une plongée dans l'histoire de la France et du patrimoine. De plus, chaque œuvre pose une protagoniste au cœur de sa trame narrative.
Dans la clinique de fortune d’un camp de réfugiés palestiniens en Cisjordanie, Chloé, une jeune obstétricienne québécoise, accompagne les femmes enceintes, sous la supervision de Michaël, un médecin d’origine française. Entre les checkpoints et le Mur de séparation, Chloé rencontre la guerre et ceux qui la portent : Rand, une patiente pour laquelle Chloé développe une profonde affection ; Faysal, le frère aîné de Rand, résistant passionné dont Chloé tombe amoureuse ; Safi, le cadet de la famille, enfant brisé par la guerre qui rêve de voler au-delà des frontières ; et Ava, jeune militaire, voisine de palier de l’appartement de Chloé en Israël.

Anaïs Barbeau-Lavalette
Née d’une lignée d’artistes engagés et polyglotte, Anaïs-Barbeau-Lavalette est l'une des figures de proue de sa génération. Son œuvre cinématographique a été maintes fois primée ici et à l’international. L’engagement social, la pauvreté, l’enfance et l’adolescence dans la marge sont quelques-uns des thèmes qui traversent ses documentaires. Elle signe quatre longs métrages de fiction où elle touche en filigrane aux luttes sociales et aux grands conflits du monde avec un regard toujours tourné vers l’individu et la quête de sens et de beauté. Ses inspirations lui viennent souvent du terrain, comme c'est le cas pour Le ring (2007) et Inch’Allah (2012). Son troisième long métrage, La déesse des mouches à feu (2020), est le premier film écoresponsable tourné au Québec; une expérience qui fait office de modèle dans l’industrie. Chien blanc (2023), tiré du roman de Romain Gary offre une réflexion sur le white savior. En collaboration avec Émile Proulx-Cloutier, elle crée trois documentaires scéniques, où des gens racontent sur scène leur propre histoire. Elle est aussi l'auteure de plusieurs livres, dont quatre romans : Je voudrais qu’on m’efface (2010), La femme qui fuit (2015), Femme forêt (2021) et Femme fleuve (2022). Nommée Artiste de la paix en 2012, elle co-fonde le mouvement environnemental Mères au front en 2020. Son action face à la « négligence » politique par rapport à la crise environnementale annoncée est une énergie qui la porte au quotidien.







