Johnny s'en va-t-en guerre
Avec la collaboration de Terres en vues, ce cycle rappelle que le cinéma peut être vecteur de la paix et en faire le sujet de ses fictions. Dans le même mouvement, il commémore le Traité de la Grande Paix signé par les Français et 39 nations autochtones à Montréal, en 1701.
Lauréat du Grand prix spécial du jury et du Prix FIPRESCI, Festival de Cannes 1971
Pendant la Première Guerre mondiale, un jeune soldat américain est grièvement blessé et se retrouve sur un lit d’hôpital. Il n’a ni bras, ni jambes, il ne voit plus, n’entend plus, ne peut plus se nourrir normalement. Les médecins le retiennent enfermé à l’abri de tout regard.

Dalton Trumbo
Dalton Trumbo est un scénariste américain ayant écrit plusieurs films primés, dont Thirty Seconds Over Tokyo (1944), Roman Holiday (1953), Spartacus (1960) et Exodus (1960). Faisant partie des Dix d’Hollywood, il a refusé de témoigner devant la Commission des activités antiaméricaines de la Chambre des représentants en 1947 alors que cette dernière enquêtait sur les influences communistes dans l’industrie cinématographique. Trumbo, comme les autres membres des Dix d’Hollywood et des centaines d’autres professionnels de l’industrie ont ainsi été mis sur la list noire d’Hollywood. Il a continué de travailler clandestinement sur de grands films, écrivant sous des pseudonymes ou le nom d’autres auteurs. Deux de ses oeuvres non-créditées ont remporté l’Oscar de la meilleure histoire originale : Roman Holiday (1953), remis à un autre auteur et The Brave One (1956), remis à un pseudonyme utilisé par Trumbo. Lorsqu’il a été crédité pour son travail sur Exodus et Spartacus en 1960, cela a marqué la fin de la liste noire pour Trumbo et les autres scénaristes affectés. Il a finalement reçu le crédit de la Writers' Guild pour Roman Holiday en 2011, près de 60 ans après la sortie du film et 35 ans après sa mort. Trumbo a également réalisé l’adaptation cinématographique de son roman, Johnny s’en va-t-en guerre (1971), son seul film à titre de réalisateur.






