La rivière rouge
Action ! Si un mot évoque le cinéma, la tension des tournages, la focalisation des regards, c’est bien celui-là. L’action est très souvent au cœur du cinéma populaire : Harold Lloyd suspendu aux aiguilles d’une horloge dans Safety Last! (1923), Cary Grant menacé et mitraillé par un avion dans North by Northwest (1959), Franka Potente à bout de souffle dans Cours Lola, Cours (1998)... Le western, les films de cap et d’épée, ceux d’arts martiaux ou d’aventure, les polars, tous ces genres reposent sur l’action, parfois frénétique, parfois minutieusement dosée.
Des films de Sergueï Eisenstein à Gilles Carle, de John Ford à John Boorman et Werner Herzog, en passant par Paul Verhoeven, Kathryn Bigelow, Park Chan-wook, Érik Canuel et Nicolas Winding Refn, ce cycle vous promet de passer par toute la gamme des émotions, du rire aux frissons, de la peur à la satisfaction.
Un pionnier de la conquête du pays, dont la fiancée a été tuée, adopte un adolescent sauvé d'un massacre.

Howard Hawks
Issu d’une famille d’industriels, Howard Hawks fait ses débuts à Hollywood comme accessoiriste à la suite de sa rencontre fortuite avec Victor Fleming lors d’une course de voitures. Après une parenthèse en tant qu’instructeur de l’armée de l’air américaine pendant la Première Guerre mondiale, il retourne au cinéma dès qu’il le peut. Il travaille comme scénariste, puis passe à la réalisation au milieu des années 1920. Il effectue avec brio la transition du muet au parlant avec, entre autres, des films policiers et des récits d’aviation bénéficiant de sa propre expérience. Des années 1930 à 1960, Hawks s’empare des genres typiques du cinéma hollywoodien pour en signer certains des chefs-d’œuvre les plus représentatifs. Ses films les plus populaires sont Scarface (1932), Bringing Up Baby (1938), His Girl Friday (1940), The Big Sleep (1946), Red River (1948), Gentlemen Prefer Blondes (1953) et Rio Bravo (1959). Ses portraits fréquents de personnages féminins forts au franc-parler affirmé ont fini par définir ce qu'on appelle parfois la « femme hawksienne ».





