Last Action Hero
Action ! Si un mot évoque le cinéma, la tension des tournages, la focalisation des regards, c’est bien celui-là. L’action est très souvent au cœur du cinéma populaire : Harold Lloyd suspendu aux aiguilles d’une horloge dans Safety Last! (1923), Cary Grant menacé et mitraillé par un avion dans North by Northwest (1959), Franka Potente à bout de souffle dans Cours Lola, Cours (1998)... Le western, les films de cap et d’épée, ceux d’arts martiaux ou d’aventure, les polars, tous ces genres reposent sur l’action, parfois frénétique, parfois minutieusement dosée.
Des films de Sergueï Eisenstein à Gilles Carle, de John Ford à John Boorman et Werner Herzog, en passant par Paul Verhoeven, Kathryn Bigelow, Park Chan-wook, Érik Canuel et Nicolas Winding Refn, ce cycle vous promet de passer par toute la gamme des émotions, du rire aux frissons, de la peur à la satisfaction.
Un jeune cinéphile reçoit un billet magique qui le projette dans le film qu’il regarde aux côtés de Jack Slater, son héros favori, star d'une série de films d'action. Il tente de lui faire comprendre la facticité de l’univers dans lequel il évolue, ce qui leur causera plusieurs problèmes. Entièrement construit sur le procédé narratif de la métalepse, qui désigne la transgression de la frontière entre deux mondes diégétiques, le film est absolument jouissif, d’autant plus qu'Arnold Schwarzenegger incarne le héros et qu’on fleurte avec la satire et l’autoparodie.

John McTiernan
John McTiernan est réalisateur, producteur et scénariste américain, surtout connu pour ses films d’actions. On le connaît pour Le prédateur (1987), Piège de cristal (Die Hard, 1988), À la poursuite d'Octobre rouge (1990), Le dernier des héros (Last Action Hero, 1993) et L’affaire Thomas Crown (1999), des films qui s’appuient presque tous sur une figure renouvelée du héros viril, interprété par des acteurs tels que Bruce Willis, Arnold Schwarzenegger ou Sean Connery.





