Le fond de l'air est rouge
La revue de cinéma 24 images vient de consacrer dans son plus récent numéro un dossier à la thématique de notre symposium, Les archives du cinéma créent du cinéma, présenté les 28-29 avril. En parallèle à cette actualité éditoriale, peu avant le symposium, nous proposons une programmation entièrement consacrée à ce thème, c'est-à-dire la réutilisation d'images d'archives du cinéma dans les films. Sans faire un survol exhaustif, le programme rend compte de la diversité des pratiques, dans une perspective esthétique et historique.
Entièrement constitué d’images d’archives, ce film évoque la montée de la Nouvelle Gauche en France et le développement des mouvements socialistes à l’échelle du monde, en particulier en Amérique latine.

Chris Marker
Christian Bouche-Villeneuve, dit Chris Marker, est un réalisateur, écrivain, illustrateur, traducteur, photographe, éditeur, philosophe, essayiste, critique, poète et producteur de cinéma français. Son œuvre renvoie à ses films majeurs : La jetée, Sans soleil, Le joli mai, Le fond de l'air est rouge et Chats perchés. Pour l’essentiel, ce sont des documentaires, définis dès le départ, selon André Bazin, comme des essais cinématographiques. Cependant, son œuvre d'ensemble ne se limite pas aux films qu'il a signés. Il collabore activement avec d’autres réalisateurs, écrivains, acteurs, artistes et ouvriers : Costa-Gavras, Yves Montand, Alain Resnais, Akira Kurosawa et Patricio Guzman par exemple. Il soutient également les jeunes, notamment le collectif Kourtrajmé et Isild Le Besco, en qui il voit « une nouvelle Nouvelle Vague ». Tout au long de sa carrière, Chris Marker s’est attaché à observer les vicissitudes de l’histoire mondiale tout autant qu’individuelle, avec curiosité et discernement, avec poésie et émerveillement, avec ironie et souvent un regard amusé, parfois même avec colère. Au centre de sa réflexion figurent la mémoire, le souvenir, la nostalgie du temps passé réinventé, mais à jamais disparu.






