Le franc
De mois en mois, le cycle récurrent Noir.e.s à la caméra permet de découvrir des œuvres réalisées ou produites par des cinéastes africain.e.s ou afrodescendant.e.s, tout au long de l’histoire du cinéma.
La lutte traditionnelle qui se dénomme Lamb en wolof et qui rappelle la lutte gréco-romaine, est un sport national très prisé au Sénégal. Elle a des règles particulières et très strictes. Les lutteurs s'entrainent sur la plage... Film restauré en 2K en 2018 - Partenaires de la restauration : Orange Studio, Cinémathèque Afrique, en collaboration avec PSV Films

Marigo, le musicien, rêve de son instrument -un congoma- que lui a confisqué sa logeuse pour cause de non-paiement chronique du loyer. S'appropriant un billet de loterie nationale, il décide de le mettre en sécurité en attendant le tirage : il le colle sur sa porte et le recouvre du poster d'un héros de son enfance. Le soir du tirage, la fortune explose aux yeux de Marigo : le numéro gagnant est celui de son billet ! Marigo se voit déjà millionnaire, avec mille congomas, un orchestre, un avion particulier... Mais Marigo a collé le billet à sa porte. Il l'arrache alors de ses gonds et l'emporte au guichet de la loterie...

Djibril Diop Mambéty
Djibril Diop Mambéty est un comédien, scénariste et réalisateur sénégalais, né en 1945 à Colobane, un quartier au sud-ouest de Dakar. Il est l'un des cinéastes africains les plus marquants de sa génération. À l'âge de 17 ans, il crée le premier café-théâtre sénégalais. Le directeur du Centre culturel français de Dakar lui prête éventuellement de l'équipement et un caméraman pour tourner ses premiers courts métrages, Contras' City et Badou Boy. Il tourne un premier long métrage, Le voyage de la hyène (Touki bouki) en 1973, et un second, Hyènes (1992), qui traite de la vengeance d'une vieille femme humiliée. Les deux films forment un diptyque sur le pouvoir et la folie. En 1995, il entreprend une trilogie qu'il appelle Histoires de petites gens. Il n'en tournera que les deux premiers volets : Le franc (1995), qui obtient le Prix du meilleur court métrage lors du Festival du cinéma africain de Milan, et La petite vendeuse de soleil (1999). Alors qu'il termine le montage de ce dernier film, il meurt tragiquement d'un cancer du poumon en 1998. Il est le sujet d'un documentaire, Mambéty For Ever (2008), et l'oncle de l'actrice et réalisatrice Mati Diop.






