Le petit fugitif
Lieux ambigus, à mi-chemin entre l’euphorie et la terreur, hantés par les visions du passé comme par celles du futur, les parcs d’attractions servent de toile de fond à bien des films. Leurs lumières chatoyantes, leurs foules enjouées et leurs manèges grisants sont souvent l’occasion d’un jeu de contraste, où se reflètent tour à tour désir d’illusion, consumérisme essoufflé, solitude mélancolique et angoisses enfouies.
Lauréat du Lion d'argent, Mostra de Venise 1953
Conservé dans nos collections
Lion d’argent à Venise en 53, le film raconte les aventures de deux frères (7 et 12 ans) des milieux populaires de Brooklyn. Pour avoir la paix, l’aîné invente un subterfuge pour chasser son frère qui fuit vers Coney Island, le grand parc d’attractions de New York. Film indépendant, qui tourne le dos au cinéma hollywoodien, Le petit fugitif est néanmoins une des grandes œuvres du cinéma américain.

Raymond Abrashkin, Morris Engel et Ruth Orkin
En 1953, Raymond Abrashkin, Morris Engel et Ruth Orkin réalise Le petit fugitive, un film qui deviendra une référence pour la Nouvelle Vague. Le film est salué pour son style naturaliste et son utilisation novatrice d’acteurs non professionnels dans les rôles principaux. Il s'agit du seul film réalisé par Raymond Abrashkin, crédité sous le nom de Ray Ashley. Par la suite, Morris Engel et Ruth Orkin travaillent ensemble sur le film Lovers and Lollipops en 1956. Seul Engel poursuit sa carrière de réalisateur après ces projets, tournant notamment Weddings and Babies en 1958, le premier long métrage de fiction filmé avec une caméra portable permettant la synchronisation sonore.





