Le salaire de la peur
Action ! Si un mot évoque le cinéma, la tension des tournages, la focalisation des regards, c’est bien celui-là. L’action est très souvent au cœur du cinéma populaire : Harold Lloyd suspendu aux aiguilles d’une horloge dans Safety Last! (1923), Cary Grant menacé et mitraillé par un avion dans North by Northwest (1959), Franka Potente à bout de souffle dans Cours Lola, Cours (1998)... Le western, les films de cap et d’épée, ceux d’arts martiaux ou d’aventure, les polars, tous ces genres reposent sur l’action, parfois frénétique, parfois minutieusement dosée.
Des films de Sergueï Eisenstein à Gilles Carle, de John Ford à John Boorman et Werner Herzog, en passant par Paul Verhoeven, Kathryn Bigelow, Park Chan-wook, Érik Canuel et Nicolas Winding Refn, ce cycle vous promet de passer par toute la gamme des émotions, du rire aux frissons, de la peur à la satisfaction.
Lauréat de l'Ours d'or à la Berlinale et de la Palme d'or au Festival de Cannes en 1953
Dans un village d’Amérique centrale, des immigrés européens désœuvrés sont embauchés par le gérant d’une compagnie pétrolière américaine pour éteindre un immense incendie dans un puits de pétrole. Pour cela, ils doivent conduire deux camions remplis de nitroglycérine pendant 500 km, dans un paysage accidenté, sans exploser. Une œuvre dure et violente.

Henri-Georges Clouzot
Henri-Georges Clouzot est un scénariste, dialoguiste, réalisateur et producteur de cinéma français. Il est surtout connu pour son travail dans le genre du film noir, après avoir tourné Le salaire de la peur (1953) et Les diaboliques (1955), placés par la critique au nombre des plus grands films des années 1950. Il réalise également des documentaires, dont Le mystère Picasso (1956), déclaré trésor national par le gouvernement français. Henri-Georges Clouzot est l'un des quatre cinéastes, avec Michelangelo Antonioni, Robert Altman et Jafar Panahi, à avoir remporté les trois récompenses suprêmes des principaux festivals européens, à savoir le Lion d'or (à Venise), la Palme d'or (à Cannes) et l'Ours d'or (à Berlin), bien que ces deux dernières récompenses aient été attribuées à un seul et même film (Le salaire de la peur), ce qui n'est plus possible aujourd'hui.






