Le temps de l'avant
Articulé autour de la Journée internationale des droits des femmes du 8 mars, ce cycle invite à s’immerger dans l’effervescence créatrice du cinéma féminin et féministe québécois des années 1970. Il réunit une séance-hommage à la réalisatrice et cofondatrice de Vidéo Femmes, Hélène Roy, suivie d’une discussion; deux projections d’œuvres indépendantes réalisées par des pionnières et récemment restaurées par la Cinémathèque québécoise; et la diffusion des six films de la série de l’ONF, En tant que femmes, présentés en dialogue avec le lancement du livre d’Olivier Ducharme, Nous ferons les films que nous voulons.
Veuillez noter que cette copie 16 mm présente des signes d'usure,
notamment une coloration tirant un peu vers le rouge et des bruits parasites sur la bande sonore.
À l'occasion d'une grossesse non désirée, un couple très lié affronte son premier conflit grave et deux femmes découvrent la terrible solitude qui est la leur, en face des problèmes de la contraception et de l'avortement. À la fois recherche en profondeur sur cette question très controversée et reconstitution du drame intérieur de la femme, Le temps de l'avant met en cause la possibilité pour la femme de donner la vie dans un monde qui n'y invite plus. (ONF)

Anne Claire Poirier
Anne Claire Poirier est une réalisatrice, scénariste, monteuse, actrice et productrice québécoise, née à Saint-Hyacinthe. Elle est embauchée à l’Office national du film du Canada (ONF) en 1960 où elle travaille aux versions françaises des films tournés en anglais, avant de s’initier au montage et à la production. Elle passe à la réalisation en 1963 alors qu’elle signe un documentaire portant sur l’acteur Christopher Plummer. Son premier long métrage, De mère en fille (1968), préfigure le cinéma féministe québécois. Elle y développe une écriture singulière, hybridant les genres et exploitant les possibilités expressives du montage. Anne Claire Poirier est à l’origine du programme En tant que femmes de l’ONF duquel découle une série de films réalisés par des femmes, sur les femmes, qu’elle produira dans son entièreté. C'est le véritable coup d'envoi du cinéma féministe au Québec. Poirier y réalise aussi deux films : Les filles du Roy (1974) et Le temps de l'avant (1975). Elle prépare en parallèle ce qui deviendra son film le plus connu, Mourir à tue-tête (1979), dans lequel elle aborde la question du viol. Son documentaire Tu as crié LET ME GO (1996), à la fois un hommage à sa fille disparue et une enquête sur l’univers de la toxicomanie et de la prostitution, reçoit le prix Génie du meilleur documentaire et le Prix du meilleur film québécois de l’AQCC. À la fin de sa carrière, Anne Claire Poirier reçoit de nombreux prix soulignant son apport à la cinématographie nationale, dont le prix Albert-Tessier en 1988.







