Le ventre de Bassima
Le Centre d’art et essai de la Cinémathèque québécoise (CAECQ) a pour mission de programmer prioritairement des documentaires et des fictions indépendantes québécoises, mais également des documentaires internationaux, des films d’animation et des films étrangers sous-titrés en français en privilégiant les occasions de rencontres entre le public et les artisans des films. Sa programmation est présentée conjointement à celle de la Cinémathèque québécoise sous la mention Nouveautés.
La séance du 19 mai sera suivie d'une discussion avec le cinéaste, Babek Aliassa
Sélection officielle, RVQC 2025
Bassima et Fouad, un couple d’immigrants illégaux syriens, vivent à Montréal d’emplois précaires et de contrebande de cigarettes étrangères. Ils s’aiment et sont déterminés à réussir leur intégration sociale. Mais lorsque Fouad est arrêté et renvoyé dans leur pays en guerre, Bassima se retrouve à la rue. Totalement démunie, mais déterminée à faire revenir son mari au moyen d’un faux passeport, elle accepte à l’insu de celui-ci de devenir mère porteuse pour un couple aisé. Mais un évènement inattendu vient bouleverser ses plans et Bassima, qui n’a toujours compté que sur elle-même pour se tirer d’affaire, comprend qu’il lui faut trouver des alliés si elle veut pouvoir sauver sa vie et celle de son enfant à naître.

Babek Aliassa
Babek Aliassa est né en Iran. Il a étudié l’architecture à Paris avant de s’orienter vers le cinéma. Arrivé au Canada en 1996, il s’établit tout d’abord à Toronto et s’implique dans le milieu artistique francophone pour lequel il fonde le Laboratoire d’art, un centre de production, de formation et d’exposition des arts médiatiques et intégrés, qui devient rapidement un maillon essentiel de la création et la diffusion artistique francophone au Canada. Après avoir tourné quelques documentaires, il déménage à Montréal pour entreprendre son premier long métrage de fiction, Boucherie halal (2012). Le thème de l’immigration devient alors central à son oeuvre, lui qui a émigré cinq fois dans sa vie, de France en Iran et du Canada anglais en Biélorussie avant de venir s’enraciner au Québec. En plus d’écrire et réaliser, Babek est un producteur impliqué. Il a siégé sur le conseil d’administration de Diversité Artistique Montréal (DAM) et participé à fonder l’Union des Producteurs et Productrices du cinéma Québécois (UPPCQ) où il s’active pour défendre le droit des cinéastes de la diversité à raconter leurs propres histoires, et les aider à concrétiser leurs projets plus ambitieux. Ses compétences en scénarisation font de lui un allié et un partenaire de choix dans ses relations créatives avec les auteurs d’ici et d’ailleurs. Son dernier long métrage, Le ventre de Bassima, prend l'affiche prochainement.





