Leaves from Satan's Book
Pour l'édition 2024 du festival, FIKA(S) et la Cinémathèque québécoise mettent le cinéma islandais à l’honneur en proposant une rétrospective des œuvres de Rúnar Rúnarsson. Avec une population d’à peine 400 000 habitants, l’Islande voit sa production cinématographique annuelle tourner autour d’une dizaine de longs métrages seulement. Pourtant, depuis les années 2010, différents films islandais d’une grande sensibilité ne laissent pas le public indifférent. Révélé avec le court métrage The Last Farm, nommé aux Oscars en 2005, Rúnarsson est apparu ces dernières années comme l’un des artisans majeurs de ce renouveau, avec une œuvre intimiste habitée par le thème de l’attachement à la terre, sur fond de sublimes paysages volcaniques. À l’occasion de cette 5e édition du FIKA(S), nous vous présentons les trois longs métrages signés par le cinéaste jusqu’à présent: Volcano (2011), Sparrows (2015) et Echo (2019).
Au piano : Gabriel Thibaudeau
En quatre épisodes, nous assistons à la façon dont Satan, maudit par Dieu, doit parcourir la Terre et tenter les hommes de faire le mal ; il ne peut espérer être délivré de sa malédiction que si quelqu'un lui résiste, mais peu le font.
L'épisode 1 raconte l'histoire de la trahison de Jésus par Judas, séduit par Satan sous l'apparence d'un pharisien.
L'épisode 2 se déroule dans l'Espagne du XVIe siècle ; Satan est un grand inquisiteur, qui manipule un jeune moine tourmenté pour l'amener à commettre un viol odieux.
L'épisode 3 se déroule pendant la Révolution française ; un jeune homme qui a l'occasion de sauver Marie-Antoinette de la guillotine permet son exécution, car elle lui rappelle un méfait qu'il a été tenté de commettre par Satan, devenu chef des Jacobins.
L'épisode 4 se déroule pendant la guerre civile finlandaise en 1918. Ici, Satan est un moine défroqué à la tête d'une populace bolchevique. Il menace de tuer la famille de Siri, une opératrice télégraphique, si elle n'envoie pas un message attirant les Blancs dans une embuscade, mais elle résiste et se tue plutôt que de trahir.

Carl Theodor Dreyer
Carl Theodor Dreyer était un réalisateur et scénariste danois. Considéré comme l'un des plus grands réalisateurs de cinéma, il est admiré pour l'austérité émotionnelle et le rythme lent et majestueux de ses films. Son œuvre aborde fréquemment des thèmes tels que l'intolérance sociale, l’inéluctabilité du destin et de la mort et la puissance du mal sur Terre. La passion de Jeanne d'Arc (1928), réputé pour sa photographie et son utilisation saisissante des gros plans, est régulièrement cité parmi les plus grands films de tous les temps. Il figure notamment dans le prestigieux classement de Sight & Sound, où il a été désigné en 2022 comme le 21e meilleur film de l'histoire par les critiques et le 30e par les cinéastes. Ses autres films emblématiques, on retrouve Michaël (1924), Vampyr (1932), Jour de colère (1943), Ordet (1955) et Gertrud (1964).







