Les guerriers
Avec une quinzaine de longs métrages réalisés sur un peu plus de quarante ans, Micheline Lanctôt est une figure incontournable du cinéma québécois. De L'homme à tout faire jusqu'à Autrui, de Sonatine (Lion d'argent, 1984) jusqu'à Une manière de vivre, cette cinéaste de conviction, à l'écriture précise témoigne souvent de son époque avec une longueur d'avance. Il est plus que temps de redécouvrir ses films en salle pour en prendre la mesure. Quelques films qui ont marqué sa carrière de comédienne complètent le programme.
Deux publicitaires s’enferment pendant neuf jours afin de trouver un nouveau slogan pour les Forces armées canadiennes. L’idéation tournera à l’affrontement.

Micheline Lanctôt
Micheline Lanctôt a fait un baccalauréat en arts ainsi que des études en musique et en arts plastiques. Elle se consacre avec passion au cinéma d'animation pendant près de sept ans, tout en menant parallèlement une carrière d’actrice, débutée avec La vraie nature de Bernadette en 1972, qui lui vaut un prix d’interprétation. Elle enchaîne ensuite avec plusieurs autres films, dont The Apprenticeship of Duddy Kravitz, Ours d’or à Berlin en 1974. En 1980, elle écrit et réalise son premier long métrage, L'homme à tout faire, qui est sélectionné à la Quinzaine des réalisateurs à Cannes et remporte une Médaille d’argent au Festival du film de San Sebastián. Son deuxième long métrage, Sonatine, lui mérite le Lion d’argent à la Mostra de Venise en 1984. Elle a depuis écrit une vingtaine de scénarios, réalisé douze longs métrages, dont un documentaire, publié deux romans, trois traductions, remporté de nombreux prix à titre d’actrice et de réalisatrice, et continue de travailler comme actrice à la télévision et au cinéma. Elle a également enseigné la scénarisation et la direction d'acteurs pendant 36 ans à l'Université Concordia, la scénarisation et la direction d’acteurs. Elle est lauréate du Prix Albert-Tessier 2000, du Prix du Gouverneur général des arts de la scène 2003 et du Prix Jutra Hommage 2014.
Photo : Anna Lupien | Collections de la Cinémathèque québécoise





