L'inconnu du Nord-Express
Lieux ambigus, à mi-chemin entre l’euphorie et la terreur, hantés par les visions du passé comme par celles du futur, les parcs d’attractions servent de toile de fond à bien des films. Leurs lumières chatoyantes, leurs foules enjouées et leurs manèges grisants sont souvent l’occasion d’un jeu de contraste, où se reflètent tour à tour désir d’illusion, consumérisme essoufflé, solitude mélancolique et angoisses enfouies.
Guy Haines, joueur de tennis, rencontre un inconnu se nommant Bruno dans un train. Ce dernier lui propose une étrange affaire : il éliminera la femme de Guy si celui-ci le débarrasse de son père. Guy ne prendra pas la proposition au sérieux jusqu’à ce que les choses tournent mal.

Alfred Hitchcock
Né dans une banlieue populaire de Londres en 1899, Alfred Hitchcock entame sa carrière dans le cinéma comme concepteur d’intertitres. Il occupe ensuite différents postes sur les tournages, dont celui d’assistant-réalisateur. Il se voit confier ses premiers projets en tant que réalisateur par le producteur Michael Balcon, dont le remarqué The Lodger en 1927. Hitchcock réalise ensuite le premier film parlant britannique, Blackmail, qui est un grand succès. Les films suivants font de lui l’un des réalisateurs britanniques les plus prisés du moment, apprécié jusqu’aux États-Unis. Le producteur David O’Selznick l’invite à Hollywood où il va réaliser, de Rebecca en 1940 à The Birds en 1963, de studio en studio, la part de son œuvre la plus célèbre. Cette carrière américaine ne sera interrompue que par l’effort de guerre (Hitchcock y participe en tant que réalisateur et monteur) et par le dernier grand succès du cinéaste, Frenzy, tourné en Grande-Bretagne en 1971.
Bio et photo : Cinémathèque québécoise





