Muhammad Ali, the Greatest
Ce photographe exceptionnel, à l'instar de Robert Frank, a immortalisé une certaine réalité de l'Amérique avant de se tourner vers le cinéma. Ses films étaient politiques, irrévérencieux, inventifs. En marge de la nouvelle-vague, il a accompagné une certaine modernité au cinéma.
De son titre de champion du monde en 1964 à la veille de son combat historique à Kinshasa en octobre 1974, portrait de Muhammad Ali. Tout autant qu'à la boxe, le film s'attache à la pensée d'Ali, ses engagements, et son statut d'icône.

William Klein
Né à New York en 1926 de parents juifs hongrois, William Klein grandit dans la pauvreté, son père étant ruiné par la Grande Dépression. Il s’échappe grâce à la peinture, arpentant le MoMA. Après sa démobilisation à la fin de la guerre à Paris, il découvre les peintres modernes et l’abstraction, ce qui l’amène à faire ses premiers essais photographiques. Le directeur artistique de Vogue le remarque et l’engage. Klein commence à photographier New York, avec un style spontané bousculant toutes les conventions. Son premier recueil, Life is Good and Good for you in New York, rejeté par les éditeurs américains pour son audace et son anti-consumérisme, est publié en France par Chris Marker et deviendra une référence majeure. Klein photographie d’autres villes – dont Rome, alors qu’il travaille avec Fellini – tout en faisant de la photo de mode, milieu dont il fera la satire dans son film culte Qui êtes-vous, Polly Maggoo? En effet, il se tourne vers le cinéma dès les années 1960, entamant une filmographie qui a toujours témoigné de son engagement politique.






