North by Northwest
Action ! Si un mot évoque le cinéma, la tension des tournages, la focalisation des regards, c’est bien celui-là. L’action est très souvent au cœur du cinéma populaire : Harold Lloyd suspendu aux aiguilles d’une horloge dans Safety Last! (1923), Cary Grant menacé et mitraillé par un avion dans North by Northwest (1959), Franka Potente à bout de souffle dans Cours Lola, Cours (1998)... Le western, les films de cap et d’épée, ceux d’arts martiaux ou d’aventure, les polars, tous ces genres reposent sur l’action, parfois frénétique, parfois minutieusement dosée.
Des films de Sergueï Eisenstein à Gilles Carle, de John Ford à John Boorman et Werner Herzog, en passant par Paul Verhoeven, Kathryn Bigelow, Park Chan-wook, Érik Canuel et Nicolas Winding Refn, ce cycle vous promet de passer par toute la gamme des émotions, du rire aux frissons, de la peur à la satisfaction.
Lauréat de la Coquille d'argent de la meilleure réalisation pour Alfred Hitchcock, Festival de San Sebastián 1959
Roger Thornhill, un talentueux publiciste influent, est confondu avec un certain Kaplan et enlevé par des malfaiteurs. Il parvient à s’échapper, mais il est ensuite pris en chasse, la police se lançant également à ses trousses. Une course-poursuite s’entame alors dans les États-Unis : Thornhill cherche Kaplan, tout en tentant de semer ses poursuivants. Encore une grande leçon de rythme et de tension de la part d’Hitchcock!

Alfred Hitchcock
Né dans une banlieue populaire de Londres en 1899, Alfred Hitchcock entame sa carrière dans le cinéma comme concepteur d’intertitres. Il occupe ensuite différents postes sur les tournages, dont celui d’assistant-réalisateur. Il se voit confier ses premiers projets en tant que réalisateur par le producteur Michael Balcon, dont le remarqué The Lodger en 1927. Hitchcock réalise ensuite le premier film parlant britannique, Blackmail, qui est un grand succès. Les films suivants font de lui l’un des réalisateurs britanniques les plus prisés du moment, apprécié jusqu’aux États-Unis. Le producteur David O’Selznick l’invite à Hollywood où il va réaliser, de Rebecca en 1940 à The Birds en 1963, de studio en studio, la part de son œuvre la plus célèbre. Cette carrière américaine ne sera interrompue que par l’effort de guerre (Hitchcock y participe en tant que réalisateur et monteur) et par le dernier grand succès du cinéaste, Frenzy, tourné en Grande-Bretagne en 1971.
Bio et photo : Cinémathèque québécoise





