On est loin du soleil
Pierre Jutras a travaillé à la Cinémathèque québécoise pendant 33 ans, à titre de conservateur du cinéma québécois et canadien, puis de directeur de la programmation. Il nous a quittés tout récemment et pour lui rendre hommage nous avons auparavant eu la chance de préparer avec lui une carte blanche qui rend compte de ses moments forts de programmateur et de cinéphile (la redécouverte de Jean Epstein, son coup de coeur pour Ivan le Terrible, la révélation de Wang Bing et l'extraordinaire rétrospective consacrée à Manoel de Oliveira...).
« Une traversée oblique de notre cinéma. » – Pierre Jutras
Long métrage de fiction inspiré de la vie du Frère André. D'après une courte biographie de ce grand mystique, thaumaturge du Québec célèbre en Amérique du Nord, des personnages évoluent au rythme du quotidien. Chacun y incarnera un aspect du Frère André et marquera le lien intime qui l'unit à la société et qui a rendu possible le phénomène qu’il représente.

Jacques Leduc
Jacques Leduc est un directeur de la photographie, réalisateur, scénariste, acteur et monteur québécois. Il commence sa carrière en 1961 en tant que critique de cinéma. Il est ensuite engagé comme assistant caméraman à l'ONF à l'âge de 21 ans. Dans les années qui suivent, il travaille sous la direction de cinéastes tels que Denys Arcand, Gilles Carle et Don Owen. Il réalise ses premiers films, principalement des documentaires, à la fin des années 60, et continue, dans les années 70 et 80, à travailler sur des films acclamés par la critique comme On est loin du soleil (1970), Tendresse ordinaire (1973) et Trois pommes à côté du sommeil (1988). Il quitte l'ONF en 1990 pour devenir cinéaste indépendant. En 1992, il réalise La vie fantôme, qui remporte le Prix du meilleur film canadien au Festival des films du monde de Montréal. Depuis, il travaille principalement en tant que directeur de la photographie. Il reçoit le prix Albert-Tessier pour l'ensemble de sa carrière en 2008.
Photo : Collections de la Cinémathèque québécoise

Pierre Jutras
Né en 1945 à Saint-Marcel-de-Richelieu, Pierre Jutras étudie la réalisation à l’Institut des arts de diffusion de Bruxelles dans les années 1970 où il s’initie au documentaire, à la fiction et au cinéma expérimental. La Cinémathèque québécoise l’embauche en 1978 à titre de Responsable du cinéma québécois et canadien. Il y est aussi le codirecteur du périodique Copie Zéro de 1979 à 1988. De plus, on lui doit la première restauration de Kamouraska, de Claude Jutra. Il devient Directeur de la conversation et de la programmation de la Cinémathèque en 1997, poste qu’il occupe jusqu’à son départ à la retraite en 2011. Parallèlement à ses activités professionnelles, il réalise Lamento pour un homme de lettres en 1988 et Petites chroniques cannibales 1 en 1997, premier segment d’une trilogie n’ayant jamais été complétée. Il s’est éteint le 22 juin 2023 à Montréal.
Photo : Denis Bernier | Collections de la Cinémathèque québécoise






